• Moon Knight : Au bout du rouleau

    Titre : Au bout du rouleau

    Auteur·e·s   : Greg Smallwood, Warren Ellis, Declan Shalvey, Cullen Bunn, Brian Wood, Ron Ackins

    Maison d’édition : Panini Comics

    Où retrouver ce comics : https://www.panini.fr/shp_fra_fr/moon-knight-fmd21030-fr02.html

    Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelques temps était diffusée une série appelée Moon Knight. Entre nous, je commençais à m’essouffler un peu des productions Marvel mais j ‘avais trouvé le concept du personnage intéressant et j’avais gardé l’idée de côté. En écoutant First Print (je crois), un podcast sur les comics que je vous recommande, je découvre qu’un bon moyen de découvrir Moon Knight en comics est de prendre le titre : Au bout du rouleau.

    C’est scénarisé par Warren Ellis, Brian Wood et Cullen Burn. Au dessin sont présents Declan Shalvey, Greg Smallwood, Ron Ackins et Peralta et à la traduction, on retrouve Makma et Mathieu Auvendin et c’est édité chez Panini Comics .

    L’histoire est toujours la même : Ressuscité par le dieu égyptien Konshou, l’ancien mercenaire Mark Spector arpente les rues de New York pour y faire régner la justice. Sous le costume de Moon Knight, il affronte tant les humains que les entités surnaturelles. Mais le danger est peut être bien Konshu lui-même

    Ce que j’ai aimé dans Au Bout du rouleau, c’est que c’est plusieurs histoires différentes par différents dessinateurs et scénaristes. C’est le même plaisir que j ‘ai avec un recueil de nouvelles dans le sens où je lis une histoire, je passe à autre chose et j’y reviens quelques temps plus tard.

    Ce qu’on m’avait dit de Moonknight, c’était que c’était un personnage un peu à la Deadpool où en gros, il intervenait parfois dans les histoires des autres, qu’il brisait le quatrième mur, chose qu’on ne voit pas dans cet opus mais ce n’est absolument pas grave puisque je n’étais là que pour découvrir ce personnage .

    Enfin, le trait qui était très surligné dans la série c’est que Mark Spector a de multiples personnalités, ce qui fait qu’on a différents Moonknights. Et que Mark tente de se réconcilier avec ses différentes personnalités pour pouvoir affronter Konshu ou au moins discuter avec. Et oui, Bien entendu, il faudra aussi sauver le monde.

    Ici, ce sera un peu différent dans le sens où on a déjà passé ce cap, il me semble. En outre, j’ai beaucoup aimé les discussions entre Mark et Konshu car chaque histoire va soit poser un problème de justice, soit voir d’autres serviteurs de Konshu ou d’autres divinités. J’ai trouvé que Mark avait plus d’ascendance sur Konshu que ne laissait sous-entendre la série.

    Alors oui, Mark est le serviteur de Konshu puisque il peut à tout moment lui retirer ses pouvoirs. Qui plus est, il lui donne aussi des missions. Mais par leurs discussions, je trouve que Mark arrive à poser les bonnes questions au dieu, voire à le faire évoluer. Et comme la nature même de Koshu est versatile, c’est ce qui lui plait, je crois. De ce fait, je pense sincèrement qu’on a plus affaire à une team. Certes, où les membres ne se font pas confiance, on est d’accord. J’irai voir d’autres albums de Moon Knight pour découvrir les autres facettes de ce personnage.

  • Oniria de Patrick Senécal

    Titre : Oniria

    Auteur : Patrick Senécal

    Maison d’édition : Editions Alire

    Genre : Fantastique

    Pour retrouver ce livre : https://www.alire.com/Romans/Oniria.html

    Il y ‘a quelques temps, j’ai découvert Patrick Senécal qui est scénariste, réalisateur, dramaturge et écrivain de fantastique, d’horreur et de roman policier. L’année dernière, j’avais lu Hell. com et c’était peut être pas le bon roman pour l’aborder. Pas que je n’aie pas aimé , loin de moi cette idée, mais certains aspects m’avaient un peu surprises comme le côté très visuel et surtout beaucoup de sexe. Quand on sait que Patrick Senécal a été scénariste et réalisateur, je comprends le côté très rapide de l’enchainement des scènes. Pour le côté sexuel, je vous rassure, cela s’explique par l’histoire même. Certes, je trouve que le trait était un peu forcé mais cela s’illustrait bien par le roman.

    Fait amusant, je me suis lancée dans l’aventure Patrick Sénécal sans m’être renseignée sur la nationalité de l’auteur et j’ai eu un temps d’adaptation pour les expressions québecoises..

    Pour Oniria, je passe un level au dessus puisque je l’ai pris en version audio. Il est lu par Emilie Josset et Samuel Côté, deux narrateurs québecois. Et laissez-moi vous dire qu’on est aussi sur un autre level côté narration Outre-Atlantique. C’est une superbe expérience.

    Mais Oniria, qu’est-ce que cela raconte ? Quatre détenus : David, Jef , Eric et Loner décident de s’évader. Ils réussissent leurs coups mais doivent se réfugier pour la nuit, la police ayant bouclé le secteur. Leur choix se pose sur la maison de la psychiatre de la prison. La maison s’appelle Oniria et elle contient trois occupants : la psy, son mari en fauteuil roulant et une bonne habillée en bombe sexuelle. Au sous-sol, il y a un labyrinthe.

    Oniria évoque par son nom-même le rêve. Et, effectivement le livre est écrit comme si les personnages principaux vivaient un mauvais rêve. Au départ, ce sont des détails infimes qui vont vous interloquer et l’auteur est très doué pour cela. Et c’est là où la version audio est un plus car il y’ a l’habillage sonore qui va avec.

    Le récit est extrêmement bien mené. On peut dire que c’est un livre d’horreur de style psychologique car l’auteur joue beaucoup avec vos perceptions. Ce qui se passe dans ce livre est incroyable car on doute de tout. Ce n’est pas vraiment du fantastique car tout est expliqué mais on est vraiment à la frontière. Comment vous dire ? Tout ce qui se passe est possible mais une grande partie de nous se dit que cela ne l’est pas du tout, vous voyez ce que je veux dire ?

    Bref, Oniria est une expérience en soit. Et j’ai été très heureuse de le lire. Et horrifiée aussi parce que il se passe vraiment des trucs de foufous. Si vous n’avez pas peur d’avoir de quelques effrois, car oui, ce livre est très visuel donc vous risquez de sursauter et il y a quelques scènes choquantes aussi, lancez-vous. Vous passerez un bon moment. Et vous ferez des cauchemars en prime.

  • Abyme de Mathieu Gaborit

    Titre : Abyme

    Auteur : Mathieu Gaborit

    Saga : Les Crépusculaires

    Maison d’édition : Editions Mnémos (Hélios)

    Genre : Fantasy

    Où retrouver ce livre : https://mnemos.com/livre/abyme/

    Je viens de me rendre compte à quel point mes lectures de Janvier (et oui, les chroniques de Février sont les lectures de Janvier, vous saurez tout) ont été pas mal de relectures et d’univers rassurants, où je me sentais Bien. Et s’il y a bien une plume que je me régale de lire, c’est bien celle de Mathieu Gaborit ! Je ne sais pas, elle me parle. Ce qui est curieux, c’est qu’en vrai, je n’ai pas lu tout sa bibliographie. J’ai lu Confessions d’un Automate mangeur d’opium, la chronique des Féals et cette année, je viens de finir de relire les Crépusculaires. La bonne nouvelle, dans tout ça, c’est qu’il me reste trois sagas à lire de cet auteur et j’en suis ravie parce que c’est autant de sagas à vous faire découvrir. C’est pas beau ça ?

    Cela dit, parlons un peu de la saga des Crépusculaires puisque nous lisons Abyme, le second volet. Les tomes de ce diptyque peuvent se lire de manière indépendante puisque nous partageons le même univers donc je vous laisserai retrouver ma chronique sur le premier volet. Mais parlons d’Abyme.

    Abyme est une ville au sein des royaumes des Crépusculaire qui est un haut lieu de la diplomatie. Nous suivons un farfadet : Maspalio qui était le Prince des voleurs. Il est actuellement à la retraite et il connait la ville à la perfection. Vladitch, un Advocates diaboli, l’oblige à enquêter sur une affaire : retrouver un démon qui a échappé aux abysses. Dans le même temps, un démon se met à assassiner tous ses proches.

    Il faut savoir qu’il y a un sous genre de la fantasy que j’aime particulièrement, c’est la fantasy urbaine. Quid de Wikipédia pour vous donner une définition sans trop chercher car les sous genres de la fantasy sont légion. « La fantasy urbaine est un sous genre de la fantasy où des créatures légendaires, féériques ou mythologiques vivent en milieu urbain dont le niveau technologique peut varier jusqu’au XXIème Siècle. Magie et technologie s’y côtoient. » Si vous souhaitez en découvrir plus, lisez la saga des Extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé de Raphaël Albert, le roman WatsBurg de Cédric Ferrand ou pourquoi pas la saga des Dossiers Dresden de Jim Butcher.

    Comme le sous genre l’indique, Abyme, la ville, devient un personnage au cours de l’intrigue. On va suivre Maspalio dans son enquête, certes, mais cela va nous permettre de découvrir les quartiers de la ville, leur histoire et leur fonctionnement. Comme nous suivons l’ancien roi des voleurs, vous n’aurez pas la voie touristique mais vous verrez le véritable cœur de la ville. On va y voir toutes les strates de la population et petit bonus supplémentaire, la Cité prend vie et devient un véritable personnage car elle semble avoir une volonté propre.

    Dans Abyme, deux mondes se côtoient : celui des êtres physiques et celui des esprits et on s’aperçoit tout au long du récit qu’il y a comme un complot qui met en jeu l’existence même de la ville. Vous vous attacherez aussi beaucoup à Maspalio et à son ancienne équipe de voleurs qui sont heureux de reprendre du service le temps d’une mission. Vous serez ému par les amitiés que Maspalio a développé au Palais des Gros, dans des orphelinats ou même dans la petite pension de voleurs retraités qu’il a créée.

    Vous l’aurez compris, un sous genre qui me passionne, une écriture qui me parle et une intrigue bien menée j’ai adoré cette lecture. Si vous vous posez la question, il est évident que je relirai cette aventure de Maspalio le jour où j’aurai un coup de mou car c’est un univers où je me sens bien. Profitez d’Abyme car il a été réédité en poche aux éditions Mnémos (la collection Helios) et c’est disponible depuis 2021 en audio avec comme narrateur Sébastien Desjan.