• Soif de sang de Rivers Solomon

    Titre : Soif de sang

    Auteurice : Rivers Solomon

    Traducteur : Francis Guévrement

    Maison d’édition : Aux Forges de Vulcain

    Date de parution : Décembre 2023

    Genre : Recueil de nouvelles

    Où trouver le roman : ici

    Après avoir lu les Abysses, je me suis dit que j’allais éplucher la bibliographie de Rivers Solomon car cet.te auteurice est réellement atypique et c’est vraiment ce que je recherche en ce moment. Si on fait un peu de recherches sur iel, nous savons qu’iel est né en 1988 en Californie et comme en France, on aime bien mettre des étiquettes, on dit qu’iel est spécialisé.e dans l’afrofuturisme et la Science-Fiction.

    Mouai. Alors oui, quand je vois qu’iel tire ses influences d’Ursula Le Guin, je comprends un peu car les récits de Rivers Solomon sont différents, comme cette autrice en fait puisqu’elle utilise ce que l’on appelle les récits paniers. Pour ceux qui se demandent ce qu’est un récit panier, en gros, c’est un récit qui raconte une tranche de vie d’une personne, son quotidien mais sans avoir forcément la structure du récit dite classique (situation initiale, élément déclencheur, action ascendante, péripétie, résolution de l’intrigue et conclusion) (et je vous dis cela de mémoire donc il est possible que mes termes ne soient pas carrés carrés).

    Ce qu’on sait d’iel aussi, c’est qu’iel est diplômé.e en études comparatives raciales et ethnique et en écriture créative. Iel est consultant.e auprès d’autres écrivains qui abordent des sujets comme la couleur de peau et le handicap. Alors pourquoi je vous fais la moue quand on me dit que Rivers Solomon est spécialiste en afro-futurisme c’est parce que, selon moi, Rivers Solomon utilise parfois la Science Fiction, parfois de la fantasy et parfois juste une certaine forme d’écriture créative pour démontrer des réalités historiques et ethniques.

    Et iel a poursuivi dans Soif de sang. Si je vous raconte tout cela, c’est juste pour que vous ne soyez pas surpris quant à la composition de ce livre. Bien sûr, on a la nouvelle Soif de sang ! On est en Amérique pendant la période esclavagiste. Et Sully découvre qu’elle a attiré des esprits en tuant ses maîtres. Cette nouvelle est un peu sur le même sujet que les Abysses dans le sens où si Sully se délivre matériellement de son esclavagisme, elle reste prisonnière dans son esprit. Par contre, avec ce qu’elle a réveillé, elle a initié un mouvement de libération. Il n’y a pas de « fin heureuse ou malheureuse » dans cette nouvelle, juste une mise en lumière de l’histoire des afro-américains.

    Et sans transition, on poursuit sur Des réceptacles damnés et abîmés qui est une réflexion sur sa maternité. On parle de la réappropriation de son corps après sa grossesse alors qu’iel est non binaire. Ce texte est une véritable mise à nu qui est très poignante et qui va vraiment travailler votre empathie. C’est profondément bouleversant.

    Dans la fureur d’une jeune femme noire, Rivers Solmons montre aussi des diffultés que rencontrent les populations afro-américaines car on constate une augmentation des problèmes mentaux dans cette population. On s’interroge sur les causes de ces problèmes et cela fait vraiment lien avec la nouvelle Soif de sang.

    Flux est une nouvelle de Science Fiction, où tout le monde partage ses pensées en se connectant en ligne. Ce serait un peu une évolution de nos réseaux sociaux si vous voulez. Toutefois, que reste-t-il de la protection de notre personnalité, de notre individualité face à cette ouverture constante au monde. J’avoue que cette nouvelle m’a fait beaucoup réfléchir sur notre rapport au réseau.

    Avant d’être avalée et en appuyant sur la détente : je regroupe ces deux textes sur le même paragraphe car j’avoue qu’en les lisant, j’ai eu les mêmes sentiments. Dans Avant d’être avalée, on parle d’une jeune fille qui a subit des traumatismes ce qui fait qu’elle n’a pas le même comportement que les autres. En appuyant sur la détente, on parle aussi d’une jeune fille atteinte d’abus sexuels.

    Enfin, de la prudence des jeunes filles, on a le récit d’une mère qui a abandonné sa fille et qui la retrouve des années après. C’est encore un texte glaçant qui, même si on parle d’une fiction, il est très tangible. Je le souligne parce que c’est ce qui est complètement dingue quand on lit du Rivers Solomon. Iel peut nous parler de choses horribles et même si on ne connaît pas ce genre d’histoires, et bien on les ressent entièrement.

    Le bilan de ce recueil ? Wouaw. Vous pouvez aimer ou pas ce genre de récits. Vous triturez pour savoir en vrai où l’auteurice veut en venir. En fait, Soif de sang, c’est des émotions, des faits, des idées, des ressentis que Rivers Solomon vous partage. Sans vous enrober cela dans un emballage duveteux. Sans forcément une structure bien définie. C’est une aventure en soi, une introspection, un partage d’expérience qu’iel nous offre. On se sent changé après la lecture et si jamais c’est ce que vous recherchez en lisant des livres, et bien tentez cette lecture. Vous saurez à quel point on peut écrire autrement.

  • Les grandes oubliées : Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes de Titiou Lecoq

    Titre : Les grandes oubliées : Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes

    Autrice : Titiou Lecoq

    Maison d’édition : Collection Poche

    Année de parution : 2021

    Genre : essai

    Où trouver ce livre : ici

    Préparant un Spéciale du Dimanche chez Choixpitre, j’ai un peu survolé les livres qui pourraient me servir pour faire l’argumentaire. Dans ces cas là, j’ai un réflexe : je fonce à ma librairie et je prends des livres à l’aveugle. Les grandes oubliées étaient en tête de gondole et je me suis dit : pourquoi pas ? Cet essai a été écrit par Titiou Lecoq qui est une journaliste et une romancière française. Son domaine ? Le féminisme. On peut dire que je tombais plutôt bien.

    « J’ai recensé 14 musées de la poupée en France. Et aucun musée des féminismes jusqu’à présent »

    Voilà comment commence cet essai et je dois dire que cela commençait plutôt bien. La prose est bien faite et on fait un grand tout de l’Histoire du monde mais du point de vue féminin. Aussi, si vous vous demandez si la femme préhistorique a bien existé et quel était son rôle, quelles étaient les femmes guerrières de l’Antiquité, comment les femmes exerçaient le pouvoir au Moyen Age, y’a-t-il des femmes qui ont exercé tous les métiers dits d’homme ?

    Toutes ces questions qu’on nous rabâche très régulièrement en montrant que les femmes n’ont pas joué de grands rôles, car, il est vrai, on ne voit pas beaucoup les femmes dans les livres d’Histoire, et bien, vous aurez le grand tour.

    Si vous voulez tenter de comprendre comment on a tourné au patriarcat, c’est aussi un livre qui vous livrera des pistes.

    Est ce que j’ai aimé lire ce livre ? Oui, malgré son côté un peu catalogue mais c’est un peu le jeu quand on prend un essai très généraliste. Si vous voulez un de mes conseils, le voici. Si jamais vous avez envie de vous intéresser à l’Histoire mais d’un point de vue féminin, ce livre peut vous servir totalement de base de travail. Il remet un peu les pendules à l’heure si vous voulez.

    Après, si vous avez envie de vous intéresser à une période en particulier ou à une théorie en particulier, je vous conseille de partir en quête en prenant des notes sur ce livre. Car en le refermant, vous verrez bien que vous risquez d’oublier des trucs. C’est humain ! Par contre, je ne peux que vous conseiller de lire d’autres livres de ce genre comme Ni vues ni connues du collectif Georgette Sand pour voir si les théories sur le patriarcat sont solides (je dois vous l’avouer, il va passer sur le grill le mois prochain)

    Alors, faites comme moi, assimilez les informations. Allez voir vos sources ensuite et prenez en note les femmes dont vous souhaitez suivre la carrière. Car on a tous et toutes une petite période historique préférée, avouez ! Ce serait donc intéressant de voir si, avec quelques idées de ce livre, on pourrait pas cibler un petit peu plus sur une période en particulier.

    En fait, je recommande ce livre, bien entendu. Mais je considère tout de même que cela reste un début. Pour mettre en lumière des femmes dans l’Histoire, il faut bien entendu d’abord faire un inventaire un petit peu mais ensuite se pencher sur chaque femme ou groupe de femmes en particulier pour écrire d’autres livres qui les mette en lumière.

    Vous savez tout ! Je vous mets en suite les trois épisodes de podcast de Choixpitre sur le thème de la lutte pour le droit des femmes que nous avons sorti en Mars.

  • Meurtre en Mésopotamie d’Agatha Christie

    Titre : Meurtre en Mésopotamie

    Autrice : Agatha Chrsitie

    Saga : Hercule Poirot

    Numéro de tome : 14

    Traducteur : Robert Nobret

    Maison d’édition : Le Masque

    Genre : Policier

    Où trouver ce livre : ici

    Et oui, on est fin du mois. et c’est l’heure du petit Christie du mois. Je vous le rappelle à toutes fins utiles, on suit les épisodes du podcast cher à mon petit coeur : Agatha Crimstie pour les lectures de la biographie de cette autrice. Nous en sommes toujours sur du Hercule Poirot (mais où est donc Miss Marple, ou un recueil de nouvelles, je sais pas), et nous voyageons cette fois ci en Orient.

    Parce que le sachiez vous, Agatha Christie est une femme d’archéologue et elle suit son mari dans ses fouilles. Pourquoi je vous raconte cela ? C’est qu’en dehors d’un super roman policier en huit clos que nous avons là, vous aurez en prime des détails d’une vie quand on fait de l’archéologie. Et ça ! C’est un petit bijou en prime.

    Et sinon, Meurtre en Mésopotamie, c’est quelle histoire ? Miss Amy Leatheram est infirmière et elle est embauchée pour suivre la femme d’un archéologue, Mme Liedner, victime de crises de nerfs. Pour se faire, elle se rend au site de fouille de Tell Yarimjah où elle se trouve entourée d’une communauté d’archéologues. Elle est subjuguée par son employeuse mais voilà, celle-ci se fait assassiner alors que personne ne croyait qu’elle recevait des menaces de mort. Un des médecins, fait appel à un certain Hercule Poirot pour élucider ce mystère …

    Ça va vous paraître un peu foufou. Mais oui, c’est un huit clos alors qu’on se trouve en plein Orient. Cette fois ci, on n’est pas dans un train ou dans un avion, ou dans une pièce fermée. Ici, on se trouve dans une maison avec pleins de gens, ils ont tous une activité bien définie et pourtant, un meurtre est commis.

    De même, la victime qui a l’air parfois un peu folle, parfois extraordinaire est dépeinte parfois comme limite horrible, manipulatrice. C’est avec tous ces éléments qu’Agatha Christie nous mélange tout cela et comme toujours, bien entendu, je me suis faite avoir à la fin. Bien entendu, j’aurai pu deviner ou avoir au moins quelques petits doutes mais que voulez vous ? J’adore me faire balader par cet autrice.

    Petit bonus en plus des sites de fouilles, la narratrice est l’infirmière qui se moque un petit peu d’Hercule Poirot et de son anglais hasardeux. Et ça, ça vaut bien la lecture de ce livre ! Allez écouter l’épisode dédié d’Agatha Crimstie, vous en apprendrez encore plus sur le livre, ses adaptations et bien sûr la place du livre dans la vie de l’autrice. On se dit au mois prochain ?

  • Tout est fatal de Stephen King

    Titre : Tout est fatal

    Auteur : Stephen King

    Traducteur : William Olivier DESMOND

    Maison d’édition : Le livre de Poche

    Paru en 2003

    Genre : recueil de nouvelles

    Où le trouver ? : ici

    Parfois, cela me prend d’un coup d’un seul, je ressors un recueil de Stephen King parce que…. J’aime bien lire ses recueils de nouvelles et j’aime les relire. Et puis l’excuse était bonne que je n’avais pas de chroniques ici. Oui, c’est bien une excuse parce que le recueil de Tout est Fatal, on peut dire que je le connais bien. Mais se lire une nouvelle de Stephen King par soir, c’est vraiment une friandise qui me fait toujours envie.

    Mais peut être que vous ne connaissez pas mon auteur préféré ? Stephen King, c’est pour moi le plus grand écrivain de tous les temps. Pas parce qu’il fait des romans parfaits. Pas parce qu’il a une vie parfaite. Juste parce qu’il écrit sur les peurs du quotidien et que depuis que j’ai 10 ans environs, il m’accompagne. J’ai toujours lu du Stephen King, en Vo, en VF, en audio, j’ai vu pas mal de ses adaptations aussi car le monsieur a été adapté à foisons. S’il y a bien un jour qui me fait peur, c’est bien celui où on m’annoncera son décès et je pense que je me souviendrai de ce jour toute ma vie. C’est aussi l’auteur qui m’a fait adorer le format nouvelle.

    Ça tombe bien vous me direz, Tout est Fatal est un recueil de nouvelles qui traitent plus ou moins de la mort. On commence par Salle d’autopsie numéro 4. Imaginez que que vous vous réveillez dans une salle d’autopsie et que deux médecins s’apprêtent à vous découper en morceau pour découvrir la cause de votre mort. Sauf que vous ne l’êtes pas et que vous êtes paralysé ! Selon moi, cette nouvelle nous montre qu’on a peur de la mort (oui, j’enfonce des portes ouvertes, allez y) mais cela montre notre impuissance face au trépas. Ici, c’est complètement littéral et on sent bien la montée en puissance de la terreur de la victime quand le scalpel approche de son torse.

    On continue sur L’homme au costume noir. L’astuce ici, c’est un vieillard qui dit qu’il va vous raconter un moment un peu surnaturel de sa vie qu’il n’a jamais raconté à personne. Tout le monde a ce genre d’histoires un peu bizarre dans la famille qui se raconte un peu en fin de soirée, et qui font toujours un peu peur parce qu’il y a un élément qu’on ne sait pas si c’est surnaturel ou pas. Ici, l’homme au costume noir n’en est pas vraiment un et représente le mal tout simplement. Dans les yeux d’enfant de notre narrateur, il était vraiment effrayant. Mais comment vraiment savoir si c’était un homme ou pas? Cela montre que ce qui est étranger pour un enfant est vraiment terrifiant. Et n’importe quel évènement peut vous traumatiser. On a aucun doute sur le côté surnaturel et maléfique de cet homme au costume noir mais on ne saura jamais quelle est la part d’imaginaire d’un enfant et quelle est la part de réalité. Et c’est bien cela qui est le plus effrayant. C’est aussi la prise de conscience quand on est enfant de la mort, du danger de mourir.

    Dans tout ce que vous aimez sera emporté, on est dans une chambre d’hôtel avec un commercial. Et Alfie ne va pas bien et il aimerait bien mettre fin à ses jours. Il fait ses poches et voit son carnet. Mais qu’en faire ? Son carnet, c’est une compilation d’inscriptions qu’on peut lire dans les toilettes publiques. Cette compilation, il l’a faite toute sa vie, cela a été sa passion de sa vie en définitive. Mais est ce qu’il va y renoncer ? Va-t-il laisser des gens lire son carnet et juger de sa vie en fonction de ce qu’il a écrit dessus ? Cela traite de ce qu’on laisse quand on meurt, que ce soit par maladie ou par accident ou par choix. Et si ce qu’on laisse dernière nous est un recueil de tags de toilettes publiques. C’est aussi un peu le renoncement à nos passions avant de mourir.

    Avec la mort de Jack Hamilton, on part sur une histoire de gansters ! Des braqueurs de banque ! Ça sent la prohibition, ça sent l’Amérique. On commence par la mort de Johnny dont personne ne croit car c’est un braqueur mythique. Mais un de ses anciens collègues y croit parce qu’une cicatrice qu’il a, il sait d’où elle vient et c’est le soir où Jack Hamilton est mort. D’une mort triste, on part sur une mort tragique suite à un braquage. Elle est assez touchante cette histoire de braqueurs.

    Dans Salle d’exécution, un journaliste se fait interroger par Escobar. Il sait qu’il va mourir, qu’il donne l’information ou pas. Mais on lui décrit les différentes manières de comment on va le torturer. Ici, ce n’est pas la mort en elle même qui est effrayante mais bien tout ce qui va précéder. Et c’est un peu cela le déclencheur. C’est la perspective de la souffrance et d’une mort horrible qui va pousser le journaliste à faire un truc de dingue et se retourner contre ses agresseurs;

    Maintenant, attaquons nous à un de mes univers préférés : La Tour Sombre. Stephen King a fait une nouvelle avec Roland pour ce recueil et cela fait sens car Roland de Gilead est constamment entouré de la mort. Dans les Petites soeurs d’Eluria, il ajoute ici le thème du vampire. Cette nouvelle est de toute beauté pour celleux qui aiment ces deux thématiques.

    Dans tout est fatal, on rencontre un jeune homme qui a des aptitudes exceptionnelles. En fait, quand il dessine une série de pictogrammes et qu’il l’envoie à une personne, elle meurt. C’est un assassin à distance si vous voulez. Et il a une belle vie car il n’a pas de contact direct avec ses victimes. Il est même embauché par une multinationale. Or, dans un journal, il voit une de ses victimes et se rend compte qu’il a assassiné une « bonne » personne. C’est l’enjeu de cette nouvelle : les raisons de tuer. Tant que notre personnage principal est persuadé qu’il tue des monstres, cela ne lui pose aucun problème. Mais dès qu’il se rend compte qu’il tue des personnes qui ne le méritent pas. Il passe de bourreau à tueur à gage. Et tout change.

    Dans LT et la théorie des AF, on part d’une histoire d’animaux de compagnie qu’on offre à son mari ou sa femme. Or, l’animal ne s’attache pas à la bonne personne. C’est là que les problèmes de couple commencent vraiment. Or, dans cette histoire, la femme quitte son mari en emportant le chien qu’il déteste mais tombe sur un tueur en série. Je pense que notre personnage principal se demande ce qu’il se serait passé s’il n’y avait pas eu d’animaux de compagnie dans le couple. A méditer. Quelles sont les raisons d’une séparation ?

    Voilà une des nouvelles qui m’a terrifiée et que j’ai attendu le cœur de la nuit pour la relire en toute connaissance de causes : Quand l’auto-virus met cap au Nord. J’en tremble encore ! Un écrivain en panne d’inspiration va dans un vide grenier et trouve un tableau très effrayant d’un homme vampire conduisant une voiture. Or, au fil du temps, le tableau change et l’on s’aperçoit que le vampire se rapproche du propriétaire du tableau. Cette attente de l’affrontement est juste insoutenable et c’est pour cela que j’adore les nouvelles de Stephen King.

    Dans Déjeuner au Gotham Café, on part sur un couple qui divorce. Et l’auteur nous donne tous les éléments comme quoi cela va mal se passer. Et on pense que c’est l’un des époux qui va vriller. Mais non ! C’est un beau tour de force et je trouve cela génial dans le sens où on voit la fin de la vie de pleins de gens (ça c’est pas cool) (mais on est dans un Stephen King) mais surtout, les personnalités se révèlent et cela met carrément fin au mariage. Notre personnage principal n’est plus du tout amoureux de son épouse et il va pouvoir divorcer et passer à autre chose. Est ce que cela veut dire que c’est comme la mort ? Qu’il franchit une étape ?

    Dans cette impression qui n’a de nom que… On est dans une journée sans fin. Mais il n’y a pas de bonne fin possible. Ou comme dans un mauvais rêve. Notre personnage principal revit des dizaines de fois sa mort. Et elle ne peut rien faire pour l’empêcher. C’est un peu une certaine vision de l’enfer, selon moi et quand je vois les notes de l’auteur, je pense que c’est là où il voulait en venir.

    1408 ! La nouvelle qui a été adaptée au cinéma. Et quelle nouvelle ! Je n’ai pas honte de le dire mais après je ne sais combien de relectures, elle me fait toujours son petit effet ! C’est aussi en partie pour elle que j’ai relu (encore ce recueil) et aussi pour la prochaine nouvelle ! Un écrivain écrit des livres sur des lieux hantés. Et il y a cette chambre qui est réputée pour être hantée, justement. Le directeur de l’hôtel fait tout pour le dissuader mais non, il y va quand même. L’écrivain arrive à passer 72 minutes dans cette chambre et ce qu’il s’y passe est proprement effrayant. C’est un des thèmes que j’adore chez l’auteur, le fait que certains lieux sont tout simplement maléfiques. Ce sont eux qui sont l’incarnation du mal.

    Mais une de mes nouvelles préférées de ce recueil, c’est Un tour sur le Bolid ! J’avais fait une chronique complète sur Instagram et je vous la mets ci dessous.


    Les fins d’année, cela peut toujours être une épreuve.Il y a la fatigue, les jours qui raccourcissent, le travail qui s’amplifie, des cadeaux à trouver… Et pour les lecteurs, c’est aussi l’heure des bilans et, au mois de Décembre, il y a aussi cette question : Est -ce qu’on commence Janvier avec un nouveau livre ? Moi, personnellement, c’est ce sue j ‘aime mais s’ajoute une difficulté supplémentaire : terminer un livre pour le 31 Décembre. C’est-y pas l’occasion de lire une Nouvelle ou un roman court ? Et quoi de mieux que de terminer l’année avec son auteur préféré ?

    Il y a quelques temps, le Roi Stephen avait fait un épisode sur Un tour sur le Bolide. Son titre original est : Riding the Bullet et ce titre fut un pari audacieux sur l’avenir de Stephen King. En effet, lorsqu’ il a voulu sortir cette histoire, les livres électroniques commençaient à prendre de l’ampleur. Sa maison d’édition lui demande s’il veut se lancer dans le livre numérique et, où pas mal d’auteurices étaient un peu frileux, lui s’est lancé. Effectivement, il n’avait rien à perdre , on ne va pas se mentir mais il aurait pu louper le coche. Et cela a été un carton !

    Enfin, cette nouvelle a été écrite pendant la convalescence de l’auteur.. Pour ceux qui l’ignorent, petit retour en arrière. Le 19 Juin 1999, Stephen King a été fauché par une camionnette en rentrant à pied de chez lui. On peut dire qu’il a douillé : multiples fractures et poumon perforé. Il a eu pas mal d’interventions chirurgicales et, outre les douleurs physiques, je pense sincèrement qu’ il s’est rendu compte qu’il était mortel, tout simplement.. Et comme écrire a toujours été une thérapie pour lui, vous aurez des traces de cet accident dans pas mal de ses œuvres à partir des années 2000. Si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous recommander de farfouiller dans le site de Stephenkingfrance. fr tenu par Emilie

    Mais revenons à un Tour sur le Bolide ! Parce que, si vous vous rappelez bien, j’ai relu cette nouvelle pour faire court. Oui mais vous écrire une chronique succincte sur n’importe quelle nouvelle de cet auteur est pour moi impossible. Cela dit, j’ai respecté les envoies de l’auteur puisse ce livre a été lu en moins de 24 heures : Selon Stephen King, parfois, il faut juste se poser dans un fauteuil et lire une bonne histoire en soirée et puis basta !

    Alan Parker est un étudiant tout à fait normal et il vit sur le campus de son université. Un jour, la voisine de sa mère l’appelle pour lui annoncer que sa mère a eu une attaque et est à l’hôpital. Sa voiture est en panne donc il choisit d’aller voir sa maman en faisant du stop. Après avoir parcouru une bonne partie du chemin, il se retrouve dans un cimetière et se cogne contre une pierre tombale. C’est là qu’une voiture s’arrête pour le prendre en stop.

    Le premier objectif de ce roman c’est de faire une bonne histoire qui fait peur. On a tous.tes écouté une histoire où on ne sait pas si c’est réel ou pas. Un tour sur le Bolide, c’est tout à fait cela. Quand Alan vous raconte son aventure, une partie de nous rationalise. Au fond, il reste cette petite voix au fond de nous qui murmure : « Et si? ». Et c’est ce petit doute en nous qui vous donne ce petit frisson dans le dos.

    Le deuxième est la révélation d’Alan : sa maman est mortelle. En tant que point de vue extérieur, nous, ou s’en rend bien compte car on avait des indices et surtout, la nature fait que tout le monde est mortel. Sa maman n’arrête jamais de travailler car elle est mère célibataire. Elle doit cumuler les jobs pour payer les études de son fils. On sent que cette femme est usée et partant c’est un pilier pour Alan. Mais pour couronner le tout, l’auteur insiste aussi sur la mauvaise hygiène de vie de Mme Parker (sans jugement de Stephen King vu son parcours de vie avant) : elle est en surpoids et elle est une fumeuse invétérée. Or, ces deux-là ont vécu tellement de choses que pour son fils, elle est immortelle. Cet accident est pour Alan une révélation : sa maman peut mourir demain. C’est un peu le passage à l’âge adulte .

    Mais allons encore plus loin. Avec cette aventure, Alan se rend compte qu’il est lui aussi mortel. C’est un double déclic et oui ! C’est aussi, je pense la révélation qu’a eu l’auteur sur lui-même avec son accident. Alan fait donc le bilan de sa vie et voit surtout les promesses que la vie a encore à lui offrir et qu’ il est en train de construire en faisant ses études. Il a un choix à faire aussi.

    Est-ce que cette histoire fait peur ? Oui ! Est-ce que c’est une histoire qui va vous plomber le moral ? Non ! C’est ce que j’appelle une histoire leçon de vie. Un Tour sur le Bolide est là, en dehors de vous faire lire une bonne histoire, pour vous faire prendre conscience de l’importance du moment présent. Parfois, la peur de votre propre fin peut vous pousser à mieux apprécier la vie, Que ce soit pour vous ou que ce soit pour passer des moments de qualité avec ceux que vous aimez. Si vous avez envie d’avoir un autre avis, je ne peux que vous encourager à écouter l’épisode dédié du Roi Stephen. Déjà, cee sont des gens très bien (ils me supportent, déjà) et surtout, ils ont toujours des super idées sur l’œuvre de Stephen King. A Bientôt car oui, le mois prochain, on lira un autre livre de cet auteur.


    Enfin, le recueil se termine par Petite chansseuse. Je vais vous avouer un truc : cela fait des dizaines de fois que je la relis et je ne la comprends toujours pas. C’est un peu l’ovni de ce recueil et aussi, je ne vous en parlerai pas parce que…. Sérieux ?

    Et voilà le tour de ce recueil de nouvelles. J’ai une nouvelle fois adoré le relire et il n’est pas impossible que je le ressorte d’ici quelques années. C’est ce que j’aime chez Stephen King, c’est que ses nouvelles peuvent être picorées de temps en temps et même relues à foisons. Vous aurez toujours une autre vision de l’histoire en fonction de ce que vous vivrez pendant votre lecture. Ses écrits parlent de la vie, et c’est pour cela qu’ils évoluent tout le temps en fonction de leurs lecteurices. Qui sait ? Peut être qu’un jour je comprendrai Petite chansseuse ?

  • ABC contre Poirot d’Agatha Christie

    Titre : ABC contre Poirot

    Autrice : Agatha Christie

    Saga : Hercule Poirot

    Numéro de tome : 12

    Traductrice : Françoise Bouillot

    Maison d’édition : Le livre de Poche

    Genre : Policier

    Nombre de pages : 286

    Où trouver le roman : ici

    Nous sommes fin Janvier et la France entière sait que bientot sort le nouvel épisode d’Agatha Crimstie. Le roman de ce mois-ci est ABC Contre Poirot, le douzième tome de la saga Hercule Poirot, écrit par Agatha Christie. J’ai suivi l’édition du Livre de Poche traduit par Françoise Bouillot.

    Hercule Poirot est bien sûr à la retraite, oui, encore et reçoit la visite de son ami Hasting, un de ses anciens acolytes que j’aime beaucoup. Hercule Poirot reçoit des lettres anonymes d’une personne qui dit qu’il va commettre des meurtres. Or, le lendemain, un meurtre est commis avec les caractéristiques dites dans cette lettre. Une course poursuite entre Hercule Poirot et le tueur commence.

    Le point le plus important de ce tome c’est évidemment le retour d’Hasting ! C’est là que j ‘ai réalisé que ce personnage me manquait beaucoup parce qu’il est vraiment très drôle. Par contre, il faut se dire qu’avec le point de vue de Hasting, on ne s’ennuit pas tout.

    Et surtout, Hercule Poirot a l’air d’être complètement paumé avec cette enquête. Et puis, pour chaque meurtre, cela se passe dans une ville différente. Cela bouge tout le temps et surtout, Hercule Poirot a affaire à différents types de policiers aussi : certains que nous Avons déjà rencontré et d’autres que l’on découvre.

    Cela permet aussi à Agatha Christie de nous montrer ses connaissances en matière de nouveaux procédés d’enquête. J’aime beaucoup cet aspect des romans d’Agatha Christie. Et elle montre avec ce tome qu’elle arrive non seulement à renouveler ses enquêtes mais aussi à faire évoluer ses personnages

    J’ai beaucoup aimé ABC Contre Poirot. La dynamique entre Hercule Poirot et Hasting fonctionne toujours aussi bien. L’enquête est vraiment prenante et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J’ai hâte d’écouter l’épisode d’Agatha Crimstie pour en savoir plus sur le contexte de cette histoire. Je vous invite bien entendu à aller l’écouter, vous passerez un excellent moment.

  • Kill the rich ! d’Anonyme

    Titre : Kill the rich

    Auteur : Anonyme

    Saga : The Bourbon Kid

    Numéro de tome : 10

    Traductrice : Cindy Colin-Kapen

    Date de Sortie : 31 Août 2023

    Nombre de pages : 552

    Genre : Fantastique

    Où trouver ce livre ? : ici

    A Noël, j’ai eu le plus beau cadeau du monde ; le dixième tome de la saga du Bourbon Kid publié par les éditions Sonatine, écrit par un Anonyme et a été a été traduit par Cindy Colin-Kapen. Ce livre s’appelle Kill the Rich !

    La saga du Bourbon Kid, qu’est-ce que c’est ? Nous sommes à Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud. Là-bas, il y a un serial killer qui tue toutes les personnes qui ont lu au certain livre et ce tueur s’appelle le Bourbon Kid. Au fur et à mesure de ses aventures, il va s’associer ou non avec le sosie d’Elvis, Rodeo Rex, un Hell’s Angels, Sanchez, au patron de Bar, Flake, une acolyte et Jasmine une ancienne prostituée. Toute cette joyeuse bande forme les Dead Hunters et égayera vos journées par leurs manières très originales de résoudre des problèmes.

    Dans Kill the Rich, Sanchez et Flake sont invités par le Président pour recevoir une médaille car ils ont sauvé sa fille illégitime. Hélas, le Président a été assassiné et le même jour, tous les puissants du monde out subi le même sort. Dans le même temps, un millardaire engage Rodeo Rex et le Bourbon Kid pour faire du baby-sitting.

    Si vous tentez de comprendre un semblant de logique dans cette histoire et que vous n’y arrivez pas, c’est tout à fait normal car le principe est que vous compreniez tout à la fin.

    Vous l’aurez compris, suivre la saga du Bourbon Kid, c’est suivre les aventures d’un tueur à gages. Cette saga est incroyable. La seule expression qui pourrait me venir pour vous convaincre c’est que cela roxe du poney à paillettes mes amis ! Vous ne vous ennuierez pas une seule seconde et nous en sommes au dixième tome. Et croyez-moi, j’attends toujours avec impatience la sortie du prochain.

    Pour chaque livre, vous aurez des personnages qui se développent et chacun est très complexe à sa manière. Quant au récit, c’est juste incroyable. Un seul conseil, c’est de vous laisser porter, tout simplement. Vous découvrirez des manières incroyables de tuer des gens (dans la littérature) . Quant aux dialogues, ils sont tous des pépites !

    Dans ce roman, qu’allez-vous croiser ? Des vampires, car oui, nous sommes dans des Etats Unis fantastiques. C’est un récit décousu, avec différents points de vue. Voyez cette saga comme une série de films, vraiment. Imaginez regarder un film de Tarantino et si c’est votre dada, la saga du Bourbon Kid est un excellent moyen de découvrir ce genre d’expérience via la lecture. Dans Kill The rich, vous découvrirez que si tuer des gens, c’est fun (dans la littérature), lorsque les puissants de ce monde sont assassinés, cela cause un sacré Bordel. Il y’ a bien sûr une tonne de références à la pop culture et je vous encourage à les chercher. On va bien entendu critiquer un peu ces hommes riches qui sont déconnectés de la réalité et qui ne se soucient pas des gens communs. On un aussi traiter des thèmes du deuil, de l’amour et de l’amitié.

    Vous allez rire, vous allez être surpris et vous risquez aussi de vous retrouver avec la larmichette de temps en temps. Nous sommes au dixième tome, et à chaque fois, c’est comme voyager avec une bande d’amis très bizarres. Et si vous aimez l’audio, tentez la via ce biais. Nicolas Justamon, le narrateur, a un jeu incroyable et développe tout son talent pour vous rendre cette expérience encore plus folle. Je vous donne rendez-vous au prochain tome que j’attends avec impatience. Et il n’est pas impossible que je ne me refasse pas la saga en audio.

  • Jennifer Morgue de Charles Stross

    Titre : Jennifer Morgue

    Auteur : Charles Stross

    Saga : La Laverie

    Numéro de tome : 2

    Traductrice : Edith Ochs

    Maison d’édition : Le livre de Poche

    Nombre de pages : 503

    Genre : Science-Fiction

    Où trouver le livre : ici

    Vous vous souvenez ? Il y a très peu de temps j’avais parlé du premier tome de la Laverie : Le Bureau des atrocités. C’était pour tester une nouvelle saga, pour en terminer une autre, tout ça tout ça. Cela veut bien entendu dire que j ‘ai terminé la saga de l’apprenti sorcier dont vous avez lu les chroniques. Mais bien sûr ! Si vous avez cru à tout mon argumentaire, souvenez-vous qu’en matière de gestion de pile à lire, je suis la dernière personne en qui vous devrez avoir confiance.

    Évidemment que j’ai enchainé sur le deuxième tome : Jennifer Morgue. Pour rappel, c’est écrit par Charles Strauss, c’est aux éditions de Livre de Poche et c’est catalogué dans du fantastique car ici, ou intègre la magie dans notre monde réel.

    On suit toujours les aventures de Bob Howard qui doit récupérer une arme redoutable dont s’est emparé un milliardaire américain. On l’oblige à s’allier à Ramona Random qui fait partie d’une autre agence de renseignements appelée la Chambre Noire.

    Ici, on a absolument tout pour vous faire un excellent James Bond . L’action se déroule ou au Casino ou sur un Destroyer. Bob doit s’habiller en smoking. Il peut espionner car il est couplé avec une démone et puis il a une Smart hyper équipée ! Mais avec un Kilométrage restreint…

    Comme toujours, vous ne comprendrez tout qu’à la fin dans la pure tradition des romans d’espionnage. L’auteur a l’air de se régaler dans ce style. Il nous décortique le fameux James Bond et, c’est vrai, si vous avez envie de décoder ce genre, vous pouvez aller lire ce tome-ci. Même les affirmations du chef de Bob pourraient être sorti d’un James Bond : « L’Angleterre compte sur vous, Bob, Alors tâchez de ne pas foutre le bordel comme d’habitude »

    Alors oui, c’est un roman d’espionnage avec tous ses codes mais tout ceci est tourné à la sauce Laverie bien entendu ! Bob est toujours un super anti héros. Il y a des sorts les plus what the Fuck les uns que les autres. Même les options de la Smart sont incroyables. Après tout, c’est Pinky et le Cerveau qui l’ont bricolée.

    Ça pose aussi ses petites critiques sur la bureaucratie et j’avoue que voir Bob râler sur ses demandes de notes de frais, c’est totalement jouissif parce qu’on a l’impression qu’on pourrait être collègue avec lui.

    J’ai aussi adoré son analyse des systèmes de commerce de type pyramidal (vous voyez les modes de vente Tupperware ?)On ne s’ennuie pas une seule seconde et, bien entendu, il y a des rebondissements jusqu’à la fin. Bob est un personnage très attachant et je dois dire que j’ai très envie de suivre la suite de ses aventures,

    Alors ? vous pensez que je vais terminer le Dernier Apprenti Sorcier ou je continue encore un peu la Laverie ?

  • House of X / Power of X

    Titre : House of X, Power of X

    Auteurs : Jonathan Hickman, Pepe Larraz et R. B. Silva

    Date de sortie : 6 Octobre 2021

    Maison d’édition : Panini

    Nombre de pages : 448

    Genre : Comics

    Où trouver ce livre : ici

    Je pense être une bonne amatrice de comics. Mais concernant les grosses licences (type Marvel et DC comics), je suis une picoreuse. Avouons-le, j’ai lâché l’affaire pour suivre tous les arcs et autres joyeusetés. Mais, concernant les X Men, j’avais lu Magneto, le testament et le House of M (entre autres). Aussi, quand j’avais vu que sortaient House of X et en même temps Power of Ten, j’ai sauté dessus. Mais… j’ai loupé le dernier numéro. J’étais donc bonne à me procurer l’intégrale .

    Mais qu’est-ce donc ? House of X et Power of Ten sont deux courts récits mais intenses à l’intérieur qui vont vous changer un peu la vision que vous aurez des Xmens .Et sinon, le scénario est de Jonathan Hickman, les dessins sont de Pepe Larraz et de RB Silva. La couleur est de Marte Garcia. Et en France, c’est édité chez Panini Comics. Ah oui, la traduction est de Makma et Ben KG

    Dans House of X, on va parler de l’établissement d’une Nation mutante par Charles Xavier et Magneto. Dans Power of Ten, c’est le parcours de Moira Taggert qui se bat contre l’oppression de la population mutante. Le fait d’avoir ces deux récits imbriqués va vous mettre un joyeux fouillis dans votre tête et c’est le but. Parce que tout comprendre à la dernière page, c’est encore mieux. je sais ce que vous allez me dire ! Oui mais tu n’avais lu que les trois premiers épisodes, quand tu as repris, ça a dû être le bordel pour toi ! Et Bien… Pas du tout ! Dès première case, tout m’ est revenu. Ne serait ce que les planches… Elle sont magnifiques et je pense que j’ai passé tellement de temps à regarder les images quand j’avais les trois issues qu’en fait, l’histoire s’est intégrée toute seule. Notez absolument que pour ces deux introductions, il faut absolument prendre votre temps et surtout, n’ayez pas peur de faire quelques relectures pour décanter tout le récit.

    Ce que j ‘ai beaucoup aimé dans ces deux opus c’est : l’alternance des épisodes de House of X et Power of Ten. et même dans chaque épisode, vous alternez récits avec des schémas des pages encyclopédiques et des chronologies. Cela rythme totalement votre lecture et la rend plus interactive, selon moi. Et J’avoue que pour ces petites choses, j’aime beaucoup reprendre ces planches après lectures pour voir si j’ai loupé un détail

    Pourquoi cette mini série est importante ? C’est une mini relance de la licence permettant de lancer deux séries : Dawn of X et Power of Sword.. On va voir la Naissance d’une Nation mutante et ça c’est complétement dingue, je trouve. En effet, pendant des années, on a eu deux politiques : ou ou s’associe aux humains ou on est contre. Jamais les mutants s’en sortent malgré toutes leurs tentatives pour s’intégrer et se faire accepter parmi les humains. Et c’est ce qu’on voit constamment dans Power of Ten. Dans House of X, c’est une séparation. Pour se protéger, les mutants vont se regrouper et se départir du pouvoir des humains. On n’est plus dans un discours de bienveillance, d’ouverture ou autre ici. François-Xavier trouve le moyen de prémunir les mutants contre les humains.

    Les mutants auront une Terre : Krakoa avec une population qui ne contient que des mutants donc la nationalité est due par les gènes. Ils ont un gouvernement constitué de quatre tables. Pour avoir un pouvoir sur les humains, ils ont un levier économique et un moyen de pression : des médicaments dont ils ont le monopole. Avec cela, ils imposent leur ambassade mais aussi un système judiciaire propre ce qui veut dire que les humains ne peuvent plus juger les mutants. Autrement dit, toute agression contre un mutant peut être interprété comme un acte de guerre. Enfin, ils ont aussi inventé un langage propre.

    Et Power of Ten ? Et bien, nous suivons quatre périodes et on suit plus particulièrement Moira. Accrochez vous à vos slips kangourous c’est parti ! Année 0 : Moira rencontre Charles Xavier. La conséquence sera le premier volet de House of X. Année 10, on a les conséquences du premier volet. Enfin, nous avons l’année 100 et l’année 1000 mais je ne vous raconterai rien sinon ce serait tricher !

    Les conséquences de cette relance sont complètement dingues et un peu effrayantes (concrètement, on dirait un peuple qui vire à droite de plus en plus, tousse tousse) En imposant Krakoa, le peuple mutant devient une nation ! Prenez-en la mesure !

    Quant à Power of Ten, on a un fil directeur mais c’est un récit un peu en mode : Plan pour l’avenir de la mutanité. On pourrait croire qu’il se flingue un peu en donnant le plan pour les 1000 ans à venir mais pas vraiment. Le récit est vraiment ambitieux car il offre vraiment des possibilités de personnages quasi infinies. Quelles vont être les conséquences de ces deux histoires ? Déjà, qui tire réellement les ficelles ? François-Xavier ou Moira ? Quels vont être les objectifs des prochaines Années ? La guerre pourra-t-elle être évitée ? Les mutants se protègent-ils des humains ou les abandonnent-ils ?

    Je vous donne rendez-vous bientôt pour la suite ?

  • La mort dans les nuages d’Agatha Christie

    Titre : La mort dans les nuages

    Autrice : Agatha Christie

    Traducteur : Alexis Champon

    Saga : Hercule Poirot

    Numéro de tome : 11

    Genre : Policier

    Où trouver le livre : ici

    Et bah dites donc ? Devinez qui a pris du retard dans ses chroniques sur Agatha Christie ? Et oui ! C’est moi ! Et n’allez pas croire une seule seconde que c’était ce tome d’Hercule Poirot qui était bof bof. Oh Non ! La mort dans les nuages a été une lecture palpitante !

    Imaginez ! Nous sommes dans un avion, en plein vol, et au découvre que Mme Gisèle a été assassinée ! L’arme du crime ? Une fléchette empoisonnée lancée par une sarbacane sud-Américaine. Comment est-ce possible quand personne n’a rien vu ? Heureusement, Hercule Poirot fait partie des passagers. Malheureusement, il a le mal des transports…

    Nous avons ici un tome où le narrateur principal n’est pas une personne qui aide Hercule Poirot et qu’est-ce que cela change pour vous ? Tout simplement parce que nous aurons accès à une partie du raisonnement de notre enquêteur presque préféré.

    Est-ce que cela nous aide à trouver le coupable ? Absolument pas ! Agatha Christie s’amuse avec ses lectrices assidu-e-s. En effet, il y a des allusions à des œuvres précédentes ce qui vous influence un peu parfois. Mais, j ‘avoue que j’adore quand elle fait ça car cela rend le roman très interactif

    Comme toujours, il ne faut pas se laisser déconcentrer par les facéties de l’autrice. Comme j’étais un peu fatiguée, j’ai décidé de me laisser porter complètement par l’histoire . Est-ce que j’avais des soupçons ? Absolument pas !

    Chaque chapitre de ce roman a été une surprise. Il y a eu très peu de moments creux et beaucoup de rebondissements. On sent que l’actrice a eu du plaisir à écrire sur les deux archéologues. On ressent aussi la critique qu’Agatha Christie sur la Haute société anglaise qui dépense sans compter et au dessus de ses moyens

    Enfin, vous verrez que l’autrice reste à la pointe de l’actualité. En effet, comme elle-même à la même époque, elle commence à voir des trajets en avion. Elle démontre (hormis les meurtres, bien entendu) que les voyages en avion sont sûrs. De plus, grâce à ses livres, elle rend l’avion disponible à toute la population.

    La mort dans les nuages est une très bonne enquête. Elle se lit très facilement. Si vous désirez avoir plus d’informations sur la place de ce roman dans l’œuvre de la Reine du crime, n’hésitez pas à jeter une oreille sur le dernier épisode d’ Agatha Crimstie. Vous y trouverez l’avis éclairé de Delphine et Greg ainsi que de leur invité du mois.

  • Le bureau des atrocités de Charles Stross

    Titre : Le bureau des atrocités

    Saga : La Laverie

    Numéro de tome : 1

    Auteur : Charles Stross

    Traducteur : Bernard Sigaud

    Maison d’édition : Le livre de poche

    Genre : Science Fiction

    Nombre de pages : 473

    Où trouver ce livre : ici

    J’approche doucement de la fin d’une saga -Le dernier apprenti sorcier- et pour éviter que je ne la lise plus du tout, je pars en quête d’une autre. Et je suis tombée sur celle-ci : La laverie de Charles Stross. Il fallait bien que je lise le premier tome – Le Bureau des atrocités- pour savoir si on allait bien s’entendre.

    Charles Stross a tout l’air, pour moi, d’un auteur plutôt sympathique. Il est anglais, ce qui veut dire que je peux poursuivre sa bibliographie sans me soucier de sa traduction. Sa spécialité est la Science-Fiction et il n’a pas l’air très sectaire dans les sous-genres. Pour ne rien vous cacher, une autre de ses sagas me tentait déjà bien : Les Prince Marchands. Il était donc grand temps que je tâte de sa plume. Et si jamais vous aviez besoin d’un gage de reconnaissance, l’auteur a eu plusieurs nominations et prix dont le prix Nebula.

    Ce qui m’a convaincu pour l’auteur, c’est que dans certains de ses livres, il traite de transhumanisme, ce que je trouve très intéressant. Qu’est- ce que c’est ? C’est un mouvement intellectuel et culturel qui prône l’utilisation de la science et de la technologie pour améliorer la condition humaine et éradiquer certaines maladies. Je trouve que c’est un sujet fascinant qui mérite réflexion. Pour ceux qui se situent mal, je peux vous citer le jeu vidéo Deus Ex ou la représentation visuelle du Steampunk ou même la série Years and Years.

    Et puis, quand on résume un peu la quatrième de couverture du Bureau des Atrocités, ça me titille ! Des Nazis qui sacrifient des humains pour invoquer des puissances démoniaques.Un informaticien recruté par la plus secrète des agences britanniques, de la magie analysée de manière mathématique. Comment voulez-vous que je ne tente pas le coup ?

    La belle surprise de ce roman, c ‘est son hommage aux James Bond. Déjà, ou ne suit pas les aventures d’un jeune premier : Bob Howard fait partie de la Laverie depuis quelques temps déjà. Et non, ce n’est pas non plus un super agent secret hyper secret ! De base, il s’occupe du service informatique mais, s’ennuyant à son poste, il a entamé des formations pour aller sur le terrain. C’est lors de sa première mission qu’on débute le roman et ce n’est pas la plus fofolle qui soit : Bob doit faire la planque pendant deux heures pour récupérer un programme informatique.

    Car la Laverie, c’est avant tout de la bureaucratie. On doit arriver à heure fixe, on a des chefs de services, des contrôles de frais de déplacement, des logiciels à mettre à jour, des stages et des formations. Charles Stross nous montre que si on vit dans un monde fantastique et emprunt de magie, il peut être intégré comme pour le Dernier Apprenti Sorcier de Ben Aaronovitch, d’ailleurs.

    C’est en ayant cette contrainte apparente, ce cadre hyper réaliste qu’on voit encore plus le côté très foufou de cet univers avec des références à la pop culture un peu partout dans le livre.

    Bob Howard, notre personnage principal, n’est pas parfait : il loupe des trucs, râle contre ses patrons, contre ses collègues aussi et même, il prend parfois de mauvaises décisions que ce soit au boulot ou à la maison. Malgré tous ses tâtonnements, parfois dus à sa personnalité, parfois dus à la nature de son job ou même parfois dus au fait même que ses supérieurs ne lui disent pas tout, Bob est compétent. Et il encaisse ! Parce qu’il voit parfois des choses horribles dans le cadre de son travail !

    Parlons lecture , maintenant. Le Bureau des Atrocités est organisé comme une succession d’aventures et c’est plutôt le cas : on a trois dossiers, de mémoire, dans ce premier tome.. Et on passe de l’un à l’autre quasiment sans transition ce qui donne vraiment du rythme à l’ensemble. Ça bouge tout le temps et on a affaire aux réflexions à chaud de Bob. C’est aussi un bon roman policier car l’intrigue est vraiment prenante et c’est un bon roman d’espionnage. Et c ‘est aussi un excellent roman fantastique .

    Le Bureau des atrocités va vous ravir. Il va vous transporter mais aussi vous faire sursauter, vous faire frissonner aussi. Et ils enfin nous faire rire. Si vous avez envie de prendre une collocation à Londres, postulez pour l’appartement de Bob : vous risquerez votre vie parfois, mais vous ne vous ennuierez jamais !