• Emma de Jane Auten

    Titre :Emma

    Auteurice : Jane Austen Maison d’édition : 10/18 Genre : Classique

    Date de publication : 1815

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    Ça faisait au bail que je me disais qu’il fallait que je lise Emma. Et c’est en faisant la spéciale du Dimanche sur la lutte pour le droit des femmes de Choixpitre qu’Aline a fait une petite chronique sur Jane Austen. J’aime beaucoup la plume de cette autrice et j’aime beaucoup ses tentatives qu’elle avait fait pour libérer les femmes à son époque en titillant un peu la bonne société anglaise.

    Et puis Emma, ce n’est pas comme si je ne la connaissais pas puisque j’avais déjà vu une de ses adaptations (sûrement de la BBC). Or, autant vous l’avouer de suite, l’héroine, je ne l’aime pas beaucoup. Alors, je me suis dit que cela ferait un bon exercice de lire Emma pour plusieurs raisons et pas vous montrer aussi quelque chose. Vous savez que j’aime beaucoup le style de Jane Austen et vous savez aussi que j’aime beaucoup son œuvre dans son ensemble. Mais maintenant, vous savez surtout que je ne peux pas voir l’héroïne au peinture. Alors, comment, sachant que ce livre est un bon livre, je vais faire pour ne pas vous dégouter de lire Emma juste parce que je n’aime pas l’héroine principale ?

    Emma est une jeune fille de la bonne société de 21 ans. Elle est orpheline de mère et son éducation a été faite par une gouvernante qui vient de les quitter pour se marier. Ne me demandez pas pourquoi, mais Emma pense que c’est grâce à elle que ces deux personnes sont tombées amoureuses. Comme de bien entendu, alors qu’on lui présente Harriet Smith, une jeune fille naturelle donc sans famille, elle se figure qu’elle va lui trouver un mari. Evidemment, pas grand monde va la contredire sur ce point et tout va partir en cahuettes. Anatomie d’une mauvaise idée, c’est parti !

    Emma, c’est une enfant gatée. Elle n’a pas eu de mère donc les seuls conseils qu’elle a reçus, c’est celle de sa gouvernante, autrement dit, une employée payée par son père. Par ailleurs, parlons un peu de son père : il vit à la campagne, sans beaucoup de relations sociales, il a peur du changement mais aussi des maladies. Autant vous dire qu’Emma n’a pas vu grand monde de son âge et qu’elle a été cocooné. C’est un tyran en puissance, quoi. Alors, oui, cela va mal se passer parce qu’elle se lie d’amitié avec Harriet qui est totalement influençable et impressionnable. Jane Austen montre par là que pas mal de jeunes filles anglaises pensent tout savoir de la vie mais en fait, quand elles se mêlent de la vie des autres, elle va plus les détruire qu’autre chose.

    L’autrice nous montre au travers de cette histoire qu’elle rend agaçante qu’il ne faut pas, tout d’abord, se mêler de la vie des autres, surtout quand on parle de sentiments. Emma, elle est agaçante parce qu’elle veut marier tout le monde alors qu’elle clame haut et fort qu’elle même ne veut pas se marier. Elle ne connait absolument rien dans ce domaine et pourtant… Voilà ! Et ou connait tous.tes quelqu’un dans notre entourage qui a cette manie de vouloir marier ou caser tout le monde.

    Enfin, Jane Austen montre aussi l’hypocrisie de la bonne société anglaise puisqu’elle prône le mariage à tout prix et le mariage qui allie l’amour et l’argent en plus. Et pourtant, cette même société reste figée. On se fréquente entre soit et au se marie entre soit.

    Voilà pourquoi j’ai bien aime lire ce roman et que j’ai apprécié le message que j’ai perçu de l’autrice. Par contre, on ne va pas se mentir, même si Emma évolue tout au long de l’histoire et sous la plume de Jane Austen, il y a un risque que vous n’aimiez pas ce personnage. Et ce n’est pas pour cela que vous devriez ne pas aimer ce roman. Bien au contraire.

  • Citadins de demain de Claire Duvivier

    Titre : Citadins de demain

    Saga : La Tour de garde

    Numéro de tome : 2

    Autrice : Claire Duvivier

    Maison d’édition : Aux forges de Vulcain

    Date de sortie : 1 en Octobre 2021

    Genre : Fantasy

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    Ayant commencé la saga de la Tour de Garde avec le Sang de la Cité, premier tome de la trilogie de capitale du Sud, je me suis attaquée au tome introductif de la trilogie Capitale du Nord : Citadins de demain, me permettant ainsi de boucler l’introduction de ces deux univers. Ici, ou suit Amalia, une jeune aristocrate. Avec son meilleur ami et le fils d’un batelier, ils ont suivi un programme éducatif imaginé par deux familles et nommé citadins de demain. Le but de leurs parents : bousculer un peu une aristocratie qui stagne car le monde en dehors de cette Cité est bien en train de changer.

    Alors, certes, l’expérience a échoué puisque les autres familles n’ont pas adhéré au projet mais on a tout de même trois jeunes gens dont l’esprit a été formé par être curieux de tout. La première conséquence est la prise de conscience de nos deux aristocrates de la classe bourgeoise et du fait qu’une révolution sera peut-etre nécessaire pour permettre à la cité de Dehaven de survivre car même nos deux aristocrates se rendent compte qu’ils sont un peu formatés par leur classe. L’anistocratie et la Bourgeoisie auront donc besoin de s’écouter pour avancer.

    Quant au fiancé d’Amalia, il découvre une ancienne forme de magie et arrive à la réactiver. Or, Dehaven est une cité sans magie. Qu’est -ce que cela va ouvrir comme porte ? Est-ce que cela mène un effet positif ou négatif ? Quel sera l’impact sur la Cité en elle même et sur sn histoire ?

    On va surtout découvrir, grâce à Amalia, toute l’histoire de la Cité. En effet, chez Dehaven, ce sont en majorité les femmes de l’aristocratie qui font fonctionner la cité car, en gros, les hommes aristocrates sont plutôt oisifs. On découvre aussi que cette cité a des colonies et que celles -ci sont en passe de mener une révolution. On est donc à un moment charnière de l’Histoire de la Cité

    C’est évidemment grâce À Amalia qu’on découvre tout cela puisque c’est avec son point de vue que la narration se fait. Claire Duvivier prend aussi le parti de donner un ton assez aristocrate dans la narration, ce qui surprend, surtout quand on quitte Capitale du Sud. Mais je trouve cela très bien fait car cela marque bien la différence entre nos deux univers.

    Mes deux introductions ont été lues et j’ai beaucoup aimé ces deux univers. J’ai hâte de découvrir le déroulé de ces deux histoires et voir comment elles vont se croiser. A bientôt donc pour le tome 2 de Capital du Sud.

  • Le sang de la cité de Guillaume Chamanadjan

    Titre : Le Sang de la Cité

    Saga : La Tour de Garde

    Numéro de tome : 3

    Auteur : Guillaume Chamanadjan

    Genre : Fantasy

    Maison d’édition :

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    Le thème de ce mois-ci dans le club de lecture de Choixpitre est l’Epic Fantasy ou fantasy épique et le premier truc qu’on dit sur ce sous genre, ce n’est même pas un mot, mais une saga : Le Seigneur des anneaux ! Or, si je considère la saga entière du Seigneur des anneaux comme contenant des trucs vraiment épiques, pour moi, cela reste un casse inversé. Et comme tous les sous genres, surtout en Fantasy, c’est compliqué. En gros, selon wikipedia, cela met en scène des aventures sérieuses qui se rattache au genre de l’épopée ou du roman d’aventures et cela met en scène des héros. Sauf que depuis, les romans de fantasy ont évolué.

    Personnellement, quand je pense Fantasy épique, je pense Légende de David Gemmel, et en gros, c’est l’histoire d’un siège. Et oui, il y a des batailles de foufou dedans mais les trois quart du roman, c’est la préparation d’un siège. En plus récent, c’est la saga de la Première loi de Joe Abercrombie mais en vrai, il n’y a que des anti héros dedans. C’est leur comportement qui sera héroïque par la suite. Selon moi, on peut considérer qu’un roman sera de la fantasy épique après coup. Parce qu’il y aura des moments vraiment épiques dedans ! Et c’est tellement pratique quand tu dois choisir un roman que tu n’as pas encore lu. Ah bah ouai !

    Ce n’est pas pour cela que j’allais abandonner. Parce que de la fantasy, j’en ai à revendre. Oui, OK, j’en ai surtout lu mais il reste encore quelques petites choses qui traînent dans ma Pile à lire. Par exemple, en écoutant C’est plus que de la Fantasy de Lloyd Chery, un projet avait été annoncé : une saga de 6 tomes écrite à 4 mains par Guillaume Chamanadjan et Claire Duvivier et le principe c’est que chaque auteurice va traiter d’une ville. Guillaume Chamanadjan traite de la capitale du Sud et Claire Duvivier traite de la capitale du Nord. Et la réunion de ces deux mini saga dont on lit les tomes en alternance va permettre apparemment d’avoir un truc vraiment épique.

    Ok mais quid de la Fantasy Urbaine ? Ah bah oui, ce sous genre un peu fourre tout où des créatures légendaires ou féériques ou mythologiques vivent dans un centre urbain ? Où magie et technologie s’y côtoient ? On en parle ? Parce que deux sagas de fantasy où tout ce qu’on sait apparemment c’est qu’il y a de la magie dans l’un et pas dans l’autre mais sans te dire laquelle sinon c’est pas drôle et qui se passe dans des cités ? Autant vous dire que lorsque j’ai commencé Capitale du Sud, tome 1 : le Sang de la Cité de Guillaume Chamanadjan, je savais bien que j’allais aimer cette saga mais est ce que cela allait rentrer dans le thème de la fantasy épique bordel !

    PASSONS ! C’est avec les mains qui tremblent pour ne pas dire les fesses que je commence le Sang de la Cité en me disant qu’au pire, j’avais un tome 2 qui pouvait convenir (Mage de bataille de Peter A; Flannery pour ceux qui aimeraient savoir). Nous sommes dans la Cité, une mégalopole surpeuplée et qui est composée de différents duchés qui ont des noms d’animaux. Dans cette cité, on va suivre Nox, un commis d’épicerie qui aime la poésie. On sait pas bien qui il est parce qu’il se fait traiter de Suceur d’Os mais la personne proférant l’insulte n’a pas l’obligeance de nous l’expliquer. On sait aussi qu’il a une sœur : Daphné. Qu’il habite dans la maison du Duc de son quartier mais on ne sait pas trop non plus quels sont les véritables liens.

    Bref, un jour, sa soeur plante la main de Guennaffie, une fille de Duc et parce que la Daphné, ça a l’air d’une frapadingue, le Duc envoie Nox s’excuser à sa place. En discutant un peu avec Guennaffie qui n’a pas l’air très rancunière, il reçoit un livre de poésie. Sauf que les poésies sont atypiques. Pendant ce temps là, son Duc veut creuser un canal dans la Cité. Et je ne vous en dirai pas plus mais clairement, à ce stade de l’intrigue, j’avais ce double sentiment que 1 : ca a l’air trop bien parce que des intrigues politiques à foisons, j’adore ça dans un roman de Fantasy, mais bordel, il est où l’épique là dedans dans les livraisons d’un commis !

    Heureusement quand même que j’étais au courant qu’un Hobbit pouvait changer la face du monde parce que je me sentais vraiment très mal. Est ce de la fantasy epique ! Ouai, y a de la bataille finale, des enjeux, un twist d’enfer, je vous laisserai lire pour trouver tous ces points. Est ce que cela rivalisera avec la bataille du Gouffre de Helm, bah calmez vous quand même ! On est dans une cité pas dans une forteresse avec plusieurs armées qui vont te foncer dedans. Mais si on considère que cette Cité représente un pays en lui meme, pas de soucis, proportionnellement, c’est carrément épique.

    En vrai, faut il lire cette saga de la Tour de Garde si on aime de la fantasy épique ? Oui, je pense sincèrement que la saga entière va être épique. Mais le Sang de la cité introduit vraiment le contexte politique de la partie Capitale du Sud. Mais si on considère Nox, notre héros et ses amis (Servain et Guennafie), ils sont carrément épiques. Il y a un truc qui m’a frappé dans ce premier tome, c’est que toute cette cité et tout ce premier roman correspond à un jeu similaire aux échecs qui s’appelle La Tour de Garde (d’où le nom de la saga, un truc de malade).

    Et en vrai, on peut voir les évolutions de Nox en fonction des pièces qu’il joue dans son jeu car on va parler aussi de stratégie de la Tour de Garde qui s’applique aussi dans la vraie vie. Comme aux échecs en fait ! Ne me demandez pas comment se joue ce jeu, mais d’après ce que j’ai compris, il y a des pièces qui changent et tu peux choisir quels types de pièces tu peux jouer. Et bien, Nox découvre des pièces pour jouer dans le jeu au fur et à mesure.

    Enfin, quand on parle de fantasy épique, il faut vraiment s’intéresser aux héros. Le principal sera évidemment Nox puisqu’on le suit partout. On découvre au fil du roman une grande partie de son histoire. Ce n’est pas à prime abord un preux chevalier sans peur et sans reproche. Cet adolescent sait qu’il est au milieu de pleins d’intrigues et qu’il risque sa peau tout le long du roman. Et surtout, on tente de découvrir avec lui les enjeux de cette construction de canal qui va traverser toute la Cité.

    Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est qu’aucun des personnages n’est blanc ou noir. On peut avoir des soupçons sur ce qui se trame dans la Cité pour à peu près tout le monde. Chacun a ses secrets et c’est justement la position de Nox, je le rappelle, commis d’épicerie donc qui connait la vie de tout le monde, qu’on tentera de démêler tous les fils de l’intrigue. C’est prenant, c’est haletant et pourtant, on aime prendre son temps pour tenter de découvrir les quartiers de la Cité, ses habitants et son Histoire.

    Tentez le coup. Même que je suis en train de lire le tome 2 qui se situe dans la Capitale du Nord pour avancer un peu dans toute cette intrigue. Alors dites moi ? La fantasy épique, c’est juste une grosse bataille qui tâche, des enjeux mondiaux ou c’est tout un récit qui monte en puissance pour aller vers un dénouement explosif ? Racontez moi tout !

  • L’évangile selon Myriam de Ketty Steward

    Titre : L’Evangile selon Myriam

    Autrice : Ketty Steward

    Maison d’édition : Mnémos

    Date de sortie : 8 octobre 2021

    Genre : Science-Fiction

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    Myriam, elle aime lire et écouter des histoires. Et c’est pas facile d’en trouver là où elle vit car Myriam est dans un monde post apo, où les livres ont plus servi comme démarrage de feux de camps que de lecture. Et comme elle amasse beaucoup d’histoires dans sa mémoire et qu’elle fait partie d’un ordre religieux, elle va tenter de les combiner pour en faire une évangile.

    Vous allez me dire, voilà qui me semble bien sérieux pour une lecture. Qu’est-ce qu’il y’ a donc comme récits dans cette évangile ? Et bien il y a de tout : des contes, des paraboles religieuses, des réflexions. Et là, vous allez me tomber dessus en me disant que cela ne va rien vous apporter. On connait déjà tout cela.

    Vous ne me voyez pas, là, dernière mon écran, mais je ris bien. Vous avez oublié deux informations importantes écrites dans le premier paragraphe de cette chronique et une cachée dans la couverture de ce livre.

    La première chose que vous avez oublié, c’est que dans ce monde, il n’y a pas beaucoup de livres. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que, même si certains récits sont figés dans le texte, une grande partie des récits sont revenus à la tradition orale. Ils sont donc mouvants, plus adaptés à une époque comme, vous savez ?, ce livre qu’on appelle la Bible et qui n’a bougé que très peu depuis le XVème siècle ? Et oui, ce n’est que des textes choisis de tradition orale mais c’est bien avec l’apparition de l’imprimerie de Gutemberg qu’elle s’est vraiment figée pour tout le monde. Quant aux cartes, on en reparle de Charles Pernault ou des frères Grimms (et encore plus Disney par la suite) qui ont imposé leur vision en couchant des histoires qui voyageaient dans le temps et dans l’espace ? Pour info, Cendrillon a tout de même des origines chinoises datant du VIII ème siècle : c’est un autre délire que les dessins Animés.

    La deuxième chose est la narratrice : Myriam, une jeune femme qui n’a pas connu notre monde. Et puisque c’est elle qui écrit, c’est sa vision de ces récits qu’on va avoir. Aussi, si vous vous demandez quelle pourrait être la version de nos vieux récits faits par une jeune femme moderne, je vous conseille vivement ce fix up. C’est hilarant, piquant, pertinent, et cela va pas mal vous bousculer. C’est très agréable à lire tant par la forme que par le fond puisqu’on va dépoussiérer tout cela.

    Enfin, dernière Myriam, ou la référence cachée que vous voyez tous.tes sur la couverture. C’est l’autrice biens évidemment : Ketty Steward. Dans tous ces récits qui traitent du Bien et du Mal, elle va vous inclure une troisième fonce : Alphonse qui est le principe de Réalité. Le rôle d’Alphonse, c’est de nous dire ce qui va se passer. Il va nous forcer un petit peu à réfléchir aussi sur la notion que nous avons nous du bien et du mal et d’où ces notions peuvent venir

    C’est la force de l’Evangile selon Myriam. L’autrice nous donne ses clés de réflexion mais elle ne vous impose pas sa vision. Avec ce livre, vous n’aurez pas d’héroïne à proprement parler, ni d’histoires parce qu’on les connait déjà toutes. Par contre, on a des questionnements sur comment on les perçoit, ce qui vous permet aussi, quelque part, à vous interroger sur comment vous voyez le monde. Enfin, entre nous, c’est vous aussi qui choisissez. Cela peut aussi être une bonne relecture de textes que vous connaissez déjà. A vous de voir

  • Ni vues ni connues de Georgette Sand

    Titre : Ni vues ni connues

    Autrices : Collectif Georgette Sand

    Maison d’édition : Pocket

    Date de parution : 2017

    Genre : essai, Histoire

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    Faut que je vous raconte ! Milieu du mois d’Avril, je passe un week end chez mes parents. J’ai cette chance d’avoir des parents avec qui je m’entends bien donc j’ai été chouchoutée, on a bien parlé, on a aussi fait de belles ballades. Mais, mon père et mon compagnon adorent faire un truc ensemble, regarder le sport à la télévision. La bonne nouvelle, c’est que j’avais du temps pour lire. J’avais donc pris Ni vues ni connues du collectif Gorgette Sand, en me demandant quand même si cela allait être une bonne idée parce que, ne le cachons pas, quand on est en famille, on est interrompus pleins de fois dans nos lectures.

    Je ne le savais pas encore mais j’avais pris le livre idéal : Ni vues ni connues, c’est 75 portraits courts de femmes invisibilisées dans l’Histoire par les hommes. Ces portraits ne sont pas par ordre chronologique mais par thème. Chaque portrait est court – trois pages – avec une photo et ou une illustration de la femme qu’il présente. On a une courte biographie de ces femmes mais surtout, en quoi elle a influencé son époque, dans quel domaine et comment et pourquoi elle a été invisibilisée. Enfin, si l’histoire de cette femme vous a intéressée, et bien vous avez le nom de trois autres femmes dont vous pouvez chercher l’histoire

    Je vous avais dejà parlé du livre Les Grandes Oubliées de Titiou Lecoq en vous disant que c’était une bonne introduction sur l’histoire des femmes. Et bien, permettez moi de changer d’avis parce que Ni vues ni connues est bien meilleur comme introduction. En effet, Les Grandes Oubliées faisait un tour de l’Histoire dans l’ordre chronologique et, s’il veut démontrer que tout au long de l’Histoire, les femmes ont été invisibilisées, oui c’est bien. Mais au survole.

    Par contre, cette petite lacune qu’on voit dans les Grandes oubliées est totalement effacé avec Ni vues ni connues. Pourquoi ? Les autrices ici s’effacent au profit des personnages historiques.. Ce que je veux dire par là, c’est que si vous n’aimez pas le style de Titiou Lecoq, si vous décrochez à un moment dans votre lecture, vous louperez forcément une femme. Ici, vous avez tout un collectif d’autrices, avec chacune une plume différente. Et surtout, vous trouverez forcément un portrait que vous aimerez bien puisque ces personnages sont classés par thème.

    L’addition de ces formats courts était idéal pour ce week end car j’ai lu une ou deux biographies et après, j’ai fait ma vie. Et je vous conseille vraiment de le lire comme ça. Je vous conseille d’ailleurs de vous procurer quelques marque pages puisque, pendant que j’allais prendre ma douche, et bien ma mère a picoré une ou deux bios de son côté. Aussi, mon conseil est le suivant, si vous tenez à partager votre lecture, embarquez ce livre avec vous. Il attirera forcément l’oeil de quelqu’un dans votre entourage. Si ce livre a été écrit par un collectif de femmes, il est aussi idéal pour être lu en collectivité.

    Et c’est en cela qu’après un mois, je révise ma position en vous disant que c’est ni vues ni connues qui est idéal pour vous introduire sur l’Histoire des femmes. Parce que ce livre là, vous le lirez plusieurs fois, vous le partagerez. Il est fait pour vous accompagner et pour vous faire communiquer. Et pour moi, c’est vraiment ce que j’aime et dans l’Histoire, et dans la Littérature : ce sont plus que des faits et des choses à lire, c’est du vivant !

  • Dernier combat de Joe Abercrombie

    Titre : Dernier combat

    Saga : La dernière loi

    Numéro de tome : 3

    Auteur : Joe Abercrombie.

    Traductrice : Maryvonne Sossé

    Maison d’édition : Bragelonne

    Date de parution : 2009

    Genre : Fantasy

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    C’est le dernier tome de la trilogie de la Première Loi et il y’a un constat très douloureux pour moi : j’ai beaucoup de choses à vous dire mais je dois faire très attention à ne pas vous spoiler. Ça ne va pas être simple du tout mais, accrochez-vous, car promis, en temps et en heure, on fera un point sur l’univers de la Première Loi.

    Alors, qu’est-ce qui se passe ici ? Logan Neuf Doigts a terminé sa quête avec Bayaz, Ferro et Jezal. Il retourne donc dans le Nord pour affronter son ennemi de toujours : Bethod. Ça tombe bien parce que Bethod mène un siège dans le Nord contre ses compagnons : West, Renifleur et son ancien groupe de combattants.

    Jezal dan Luthar, lui, rentré au bercail se figure qu’il est un héros et il va rentrer en conquérant chez l’élue de son cœur : Hardy, la sœur de West. Sauf qu’il se prend la douche froide parce qu’il se rend compte que les femmes qui attendent leurs prétendants en guerre ne font pas qu’attendre. Elles vivent l’enfer de l’incertitude, la peur de la guerre et le sentiment d’abandon. L’auteur nous démystifie totalement la vision romantique de la Belle qui attend et nous montre justement la réalité de ceux qui restent. Évidemment que Jezal va faire de belles promesses qu’il ne pourra pas tenir car il est au pion dans les mains de Bayaz.

    Glokta, lui, sait bien qu’il est un pion mais il doit quand même faire le travail. Quel est-il ? Manipuler les élections du nouveau Roi de l’Union. Sauf que les deux personnes qui l’emploient : l’Insigne Lecter et la Banque ont des idées très différentes sur cette élection. Comment va-t-il faire pour rester en vie ?

    Enfin, la guerre étant au bord de la capitale de l’Union, Bayas a un plan. Comme toujours, ce plan est franchement casse gueule et, au moment où on lit ces pages, nous, lecteurs, on se demande bien comment cela va tourner.

    Vous le voyez, ce troisième tome est une véritable poudrière. Par ceux qui ont lu les tomes précédents, on voit l’évolution de la géopolitique mais aussi des personnages que j’ai mentionnés. L’auteur maitrise admirablement son sujet. et il n’y a pas un seul moment où vous soufflez dans ce livre. C’est l’explosion finale. Tout ce que je peux vous conseiller, c’est de vous mettre des réveils tout au long de votre lecture afin de pouvoir manger et dormir, au moins. Cela se passera très bien.

  • The Magic Order de Mark Millar et Olivier Coipel

    Titre : The magic Order

    Numéro de tome : 1

    Auteur : Mark Millar

    Dessinateur : Olivier Coipel

    Traducteur : Thomas Davier

    Genre : Comics, Fantastique

    Maison d’édition : Editions Panini

    Année de parution : 2019

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    Il y a quelques temps, Mark Millar a signé un deal avec Netflix pour quelques productions, dont cette saga qui devait avoir un développement en série mais depuis, il y a eu la crise du COVID 19 et la grève des scénaristes. Autant vous dire que nous en sommes au point mort. Comment j’ai entendu parler de cette saga ? Sûrement en écoutant un épisode de First Print et j’avais bien aimé ce qu’il avait fait avec Civil War.

    C’était donc parti pour un tour ! L’intrigue ici, c’est qu’il y a cinq familles de magiciens qui ont prêter serment de protéger les humains contre des créatures. Sauf que, depuis quelques temps, tout le monde meurt assassiné. Qui a ourdi ce plan machiavélique ?

    Ce qui m’a frappé au début, c’est le dessin. Dans ce tome, c’est fait par Olivier Coipel et j’avoue que pour le plaisir des yeux, c’est déjà un vrai plaisir. Mais il n’y a pas que les jolies images dans la vie, il faut qu’il y ait une intrigue qui tienne et des personnages intéressants. Et oui ! Je devient difficile..

    L’intrigue est plutôt tournée comme une série. Ce premier tome est vraiment monté comme une première saison, cela ne s’arrête jamais ! Ce premier opus est vraiment un page turner et le matin avec un petit dej au lit, c’est parfait. L’intrigue est parfaitement bien menée et il y a de tout : de l’action, du mystère, de l’humour, du drame !

    Quant aux personnages, ils ont un beau début de développement ! On a la famille Moonstone qui a un sacré pédigrée ! Léonard est le chef de famille et c’est un magicien professionnel qui se produit au Coliseum Theatre. Ce n’était pas un mari exemplaire car on sait qu’il est séparé de sa femme suite à ses infidélités. Sa fille, Cordelia, est un peu la rebelle de la famille alors qu’en fait, elle suit bien les traces de son père. Elle est prestidigitatrice et anime des fêtes d’anniversaires. Cela dit, elle est un peu tête brûlée. Regan est le cadet et est propriétaire d’une discothèque. Il assiste son père mais semble assez violent tout de même. Gabriel est le fils aîné mais il a renoncé à sa magie suite au décès de sa fille.

    Edgard, le frère de Leonard est le gardien du château. Il a l’air tout gentil voire, un peu tonton gâteau mais on sous entend très souvent qu’il est plutôt dangereux. Madame Abany est la cousine de Leonard et elle semble totalement instable. On sent que c’est elle la méchante du lot.

    Le but de ce tome est bien de savoir qui a fait le coup, certes, mais pourquoi. Cela nous plonge dans les histoires de famille, avec beaucoup de magie et d’interactions avec les personnes. C’est bien cela l’intérêt de ce tome. Après, qu’est ce qu’il va se passer après, quels seront les enjeux ? Je ne sais pas.

    Lire le premier tome pourrait suffire mais il n’est pas impossible que je me laisse tenter par la suite. A voir si la qualité sera toujours au rendez vous !

  • It’s Lonely at the centre of the earth de Zoé Thorogood

    Titre : It’s Lonely at the centre of the earth

    Autrice : Zoé Thorogood

    Maison d’édition : Hi Comics !

    Traducteur : Maxime le Dain

    Date de sortie : 17 Janvier 2024

    Genre : Comics, autobiographie

    Où le trouver ? Ici

    Il y a des bandes dessinées, dans la vie, où vous voyez la couverture et vous savez que vous allez la prendre. D’autres où, quand on vous en parle, vous savez que vous devrez la lire parce qu’elle va vous impacter. Avec It’s lonely at the centre of the world de Zoé Thorogood, ce fut les deux en même temps.

    Pour recontextualiser, j’étais un lundi pour une soirée Coin Lecture du Coin Pop, et Manu nous sert un truc du genre : Ça va peut être plomber l’ambiance mais il faut que je vous présente ce titre. J’ai vu la couverture, mon petit cœur a fait boum. Je me suis procuré Its Lonely at the centre of the World et mon cœur a fondu.

    Zoe Thorogood, c’est ce qu’on appelle une étoile montante du comics en ce moment et quand je vois cette couverture, je comprends pourquoi. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire son autre titre, Dans les yeux de Billie Scott, ou de voir son travail d’illustratrice sur Rain, écrit par Joe Hill. Mais vous savez quoi? Je suis contente de commencer par son titre autobiographique.

    It’s lonely at the centre of the World, c’est quoi? C’est six mois dans la vie de l’autrice alors qu’elle entame une période de dépression. D’auilleurs, dès les premières pages, faites attention car elle parle de suicide. Alors, si vous n’êtes pas bien en ce moment, rangez ce titre en attendant que ça aille mieux.

    Zoé Thorogood écrit ce titre au lendemain de la sortie de Dans les yeux de Billie Scott; Elle va avec nous se poser des questions sur elle-même, sur son œuvre et sur la place d’un artiste. Et elle a 23 ans quand elle nous écrit tout cela. En ajout de cette réflexion dans son auto récit, c’est même une référence dans son dessin.

    Elle va donc vous éclater le cerveau, tenter des choses dans la manière de se raconter mais aussi dans la manière de se dessiner. C’est juste une véritable expérience que de lire ce comics. Elle se déconstruit comme elle déconstruit son ouvrage. It’s lonely at the centre of earth, cela se vit, cela se ressent. C’est aussi pour cela que, quelque part, je n’ai pas trop envie de vous raconter ce qu’il y a dedans.

    J’ai compris beaucoup de choses en lisant ce titre. J’ai ri, j’ai pleuré, je me suis aussi remise en question. C’est un titre remarquable et, si vous deviez découvrir un livre de cette artiste, ce serait celui là pour moi. Notez ce nom : Zoé Thorogood car elle envoie du lourd et je sens qu’elle continuera.

  • La mariée de corail de Roxanne Bouchard

    Titre : La mariée de Corail

    Saga : Joaquin Morales

    Numéro de tome : 1

    Autrice : Roxanne Bouchard

    Maison d’édition : Editions de l’Aube

    Date de sortie : 31 Août 2023

    Genre : Policier

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    La chronique du tome 1

    Vous l’avez vu il n’y a pas longtemps, j’ai été emballée par le premier tome de Joaquim Moralès, Nous étions le ciel de la mer, où j’avoue que j’ai eu les yeux humides quelques fois. Mon crédit Audible s’étant renouvelée, j’étais bien chaude pour me faire la suite, toujours avec Paul Doucet comme narrateur.

    Nous sommes quelques semaines après le premier tome. Joaquim tente de prendre des congés suite à l’arrivée de son fils complètement ivre chez lui. Mais une autre affaire se présente dans une autre ville : Angel, la capitaine d’un homardier, est signalée disparue alors qu’elle avait passé le début de soirée en fêtant son anniversaire de mariage habillée de sa robe de mariée. Elle et son bateau sont retrouvés bien plus tard, la première noyée et l’autre à la dérive.

    Comme dans le premier tome, on va apprendre à vivre au rythme des vagues avec des locaux toujours pleins de secrets. J’avoue que c’est vraiment mon plaisir de lire ces histoires car, sous la plume de Roxanne Bouchard, on a vraiment l’impression d’y être. Ici, en Gaspésie, tout le monde se connaît et tout le monde connaît votre vie dans les moindres détails. Aussi, dès qu’il y a un secret, tout le monde le garde, tout simplement. Or, quand Joaquim Moralès vient enquêter, toute la commune est soudée pour lui donner les informations au compte goutte.

    Nous avons aussi l’état de Cyrille, notre vieux marin mourant, qui empire toujours. Et c’est vraiment le moment très poignant de cette histoire car l’issu de Cyril est connu, nous savons que ses jours sont comptés, mais Joaquim doit malheureusement s’éloigner et peut être éviter d’être là pour ses derniers jours.

    De plus, il y a ce fils qui débarque, complètement paumé, qui n’a qu’une envie, c’est de reprocher à son père sa vie amoureuse. C’est assez dingue de voir la vision qu’un fils peut avoir de la vie de son père, sans vraiment la connaître. Il y a comme une barrière de génération entre eux. Et avec cette enquête, les deux hommes vont tenter comme ils peuvent d’apprendre à se connaître tout simplement en tant que personne, sans jouer de rôle. L’enjeu va donc être de voir si ces deux hommes vont s’aimer tout simplement sans être père et fils.

    Enfin, il y a cette enquête qui est passionnante avec les enjeux économiques de la Gaspésie. J’avoue que j’adore découvrir le monde de la pêche et que c’est ce qui va peut être me manquer quand j’aurai terminé la saga. C’est tout un écosystème là dedans avec des enjeux que ce soient économiques, écologiques et sociétaux. On y voit des parents qui ne veulent pas de cette vie pour leurs enfants alors qu’ils ont cela dans le « sang ». On voit les compétences aussi qui changent pour devenir marin alors que la paie, elle ne bouge pas d’un iota.

    Ce deuxième opus va encore plus loin dans la vie quotidienne des marins de la Gaspésie. Mais elle va aussi plus loin dans l’enquête. Ici, on se concentre un peu plus sur Joaquim Moralès et donc nous avons une vision bien plus spécifique de cette recherche du meurtrier. J’ai hâte de voir l’évolution dans le troisième tome. On se dit à très vite !

  • La mer de la tranquillité d’Emily St John

    Titre : La mer de la tranquillité

    Autrice : Emily St John

    Maison d’édition : Rivages

    Sortie : 23 Août 2023

    Genre : Science-Fiction

    Où trouver ce livre ? : ici

    Et si on regardait un peu ce que donne Emily St John avec le voyage dans le temps ? Alors, tout d’abord, si vous êtes comme moi, n’oubliez pas de lire son précédent roman appelé l’Hôtel de verre. Certes, vous comprendrez très bien sans la Mer de la Tranquillité mais vous aurez des petites allusions bien sympathiques. Je vous raconterai quand j’aurai lu ce roman, bien entendu.

    Comme avec Station Eleven, je préfère vous prévenir : on part dans tous les sens mais ne vous inquiétez pas, ce livre a été écrit par une professionnelle, vous allez retomber sur vos pattes. On commence en 1912 avec Edwin St John St Andrews, le fils du milieu d’une famille d’aristocrates anglais. Sauf qu’il a dit des propos non aristocrates lors d’un dîner alors il est exilé au Canada avec une rente. En 2020, Mirella et Vincent sont deux amies très proches mais le mari de Vincent a fait une arnaque ce qui a éloigné les deux femmes. Mirella apprend la mort de son amie par hasard et va voir le frère de celle ci pour lui poser des questions. En 2203, Olive est écrivaine et est née sur la Lune qui a été colonisée depuis. Elle fait sa dernière tournée de son dernier livre traitant de la pandémie. En 2401, Gaspery va voir sa sœur qui pense qu’ils vivent dans une simulation.

    Qu’est ce qui va relier toutes ces histoires ? Il faudra bien entendu lire ce livre pour le comprendre et être complètement envoûté. La Mer de la Tranquillité parle du voyage dans le temps et c’est bien pour cela qu’on part un peu partout dans les dates. Perso, moi, quand j’imaginais le voyage dans le temps, je voyais un Tardis, une machine compliquée, de l’action, du suspense.

    Ici, vous êtes avec Emily St John, vous verrez le voyage dans le temps de manière un peu différente. Vous vous régalerez à découvrir ces tranches de vie totalement différentes et surtout, vous vous demandez où cela va vous mener. Peut être juste à réfléchir, peut être juste à admirer toutes ces vies.

    Le style est toujours aussi fluide, l’intrigue bien menée et la Mer de la Tranquillité vous fera passer de très belles soirées. C’est cette manière d’écrire que j’aime beaucoup et qui me fait rechercher de nouveaux styles de plus en plus souvent. J’attends avec impatience ma lecture de l’hôtel de verre pour voir à quel point je vais être dépaysée cette fois ci. on se dit à bientôt ?