• Le rôle fondamental du plombier dans le porno de Michael Petkov-Kleiner

    Titre : Le Rôle fondamental du plombier dans le porno

    Auteurice : Michael Petkov-Kleiner

    Maison d’édition : Editions Anne Carrière

    Genre : Essai Date de publication : 2020

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    L’histoire de ma vie : il y ‘avait une promo, je souhaitais une non fiction pour les vacances et un titre accrocheur. Une de mes bonnes copines me soumet le titre : Le rôle fondamental du plombier dans le porno, livre écrit par un journaliste qui a notamment été rédacteur en chef de Play Bay France : Michael Petkov – Kleiner. Le tout publié chez Anne Carrière.

    Le temps que je parte en vacances, je décide de ne pas trop m’attarder sur le synopsis mais le titre reste en tête , suffisamment pour que je ressorte le titre direct en faisant ma pile à lire de l’été avec Sarah. N’arrivant pas du tout à me reposer en voiture, je me dis qu’il faut que je commence par cette lecture en me demandant si j’allais avoir des réponses à toutes ces questions tout en évitant l’écueil d’un point de vue masculiniste sur le porno. Gros pari, je sais. Est-ce qu’il a été réussi?

    Alors, je ne vais pas du tout vous donner de suspense mais le pari n’a pas été tenu. Alors oui, je vous ai ambiancé et ne parlant que de son emploi de rédacteur en chef dans Playboy et j’avoue ne pas avoir cherché plus qu’une rapide recherche sur internet mais , le livre est brouillon. Apparemment, ce serait un souhait de l’auteur et pourquoi pas. Est- ce que j’ai appris des trucs que je ne voulais pas savoir. Oui. Exactement comme je suis tombée sur un film de charme sur M6 tard dans la nuit en m’endormant devant la TV.

    Ce qui m’attriste dans ce livre, ce n’est pas la forme. L’auteur a son propre style et sa propre manière d’enquêter et, je le respecte. La forme en elle même st plutôt été agréable à lire en fait. La lecture s’est même passée rapidement, pendant ce fameux trajet. Il a été publié et pourquoi pas ? Est -ce que cela va nous donner le point de vue d’un mec sur le porno. Oui. Mais cela ne vous apportera rien de plus. Pour moi, cela ne vous fera pas changer d’avis sur le sujet. Cela vous fera peut -être rire gras. Allez, pourquoi pas. Je peux le concevoir. Mais je ne suis absolument pas le public concerné, étant une femme. Donc, je passe à autre chose avec entrain.

    Vous me sentez peut être un peu amère et avec qui sait ? une envie de dégommer ce bouquin. Non. Peut être que je suis fatiguée de voir le même type de débat tout le temps. Et en même temps, ce livre n’en fait pas la promesse. Je ne peux pas l’en blâmer. C’est moi que je blâme en fait.

  • Le Serpent de Claire North

    Titre : Le Serpent

    Saga :La maison des jeux

    Numéro de tome : 1

    Auteurice : Claire North

    Traducteurice : Michel Pagel

    Maison d’édition : Le Bélial

    Genre : Fantastique

    Date de publication : 2015

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    Un jour comme les autres dans le Coin lecture du Coin Pop, un de nos comparses nous fait une recommandation : une trilogie fantastique avec la particularité que ce sont des formats courts. En effet, ce sont trois nouvelles parues chez la collection « Une Heure Lumière » de chez Le Bélial. Cette trilogie a été écrite par Claire North qui est le pseudonyme pour la Science Fiction de Catherine Webb. (Son autre pseudo est Kate Griffin). Cette autrice est Anglaise. J’avais déjà dans ma besace la Soudaine Apparition de Hope Arden, paru chez Milady mais je n’ai jamais sauté le pas. Ayant besoin et envie de lectures courtes pour cet été, c’était donc l’occasion pour moi de découvrir cette autrice, d’apprécier son écriture et d’avoir envie de lire ses autres livres.

    Mais revenons à Serpent, le premier tome de la Maison des jeux. Nous sommes à Venise, en 1610. Une jeune femme, Thène, se voit mariée à un homme plus vieux. Ce n’est pas un mariage d’amour puisque cet homme s’acharne à dilapider la fortune de son épouse à la Maison des Jeux. Cet établissement est un peu particulier. En effet, il apparait on ne sait pas comment dans différentes villes, mais on a l’impression qu’il est toujours là. Dans cette maison des jeux, il y a une Basse Loge et une Haute Loge. Dans la Basse Loge, vous y jouez de l’argent comme le mari de Thene. Mais si vous êtes doués, comme Thene, vous serez invités à jouer dans la Haute Loge où vous jouerez pour des empires et vos mises pourraient être des années de vie, des sens ou des souvenirs.

    La lecture de ce roman est particulièrement envoutante car notre narrateur est omniscient. Il nous invite à nous concentrer sur une personne, une situation. C’est lui qui va décider de ce que vous devez voir ou non. Cela implique que nous sommes l’observateur qui regarde par le trou de la serrure. On pourrait croire que cela nous coupe de l’histoire mais non. Cela nous oblige à analyser les actions des protagonistes. et les considérer comme des pièces d’un plateau.

    Car le jeu de ce tome, ce sont les échecs. Le plateau est une élection À Venise Au Xvième siècle. Pour gagner cette partie, chaque joueur détient des pions. Thene devra gagner cette partie en jouant des actions de différentes personnes. Cette nouvelle montre parfaitement comment se « joue » la politique. Ce qui est amusant, c’est qu’on se rend compte que les personnes qui sont en lice pour cette élections ne sont que des pions, sur un échiquier. Que les véritables acteurices de cette élection soit caché.es. Non seulement pour le récit en lui -même car c’est une idée extrêmement intéressante, mais regardez un peu autours de vous, analysez la politique actuelle Et peut-être que vous aurez un frisson dans le dos. Peut-être que lorsqu’une nouvelle tombera, vous vous mettrez à réfléchir sur le réel but d’une telle action, d’une telle décision.

    Et c’est ainsi que 150 pages pourront vous amener à une ou deux bonnes soirées de lecture. Parce que c’est aussi le plaisir de lire la plume de cette autrice, de voir la maîtrise qu’elle a de l’intrigue, de l’écriture de ses personnages en si peu de pages, de l’immersion totale qu’elle nous procure avec ses descriptions de Venise. Mais c’est aussi la possibilité pour vous d’avoir un regard sur l’actualité.

    Alors si vous tombez par hasard sur le Serpent, prenez le. Vous aurez quelques soirées de qualité.

  • Les oubliés d’Astrelune de Laure Dargelos

    Titre : Les oubliés d’Astrelune

    Auteurice : Laure Dargelos

    Maison d’édition : Editions Explora

    Genre : Fantastique

    Date de publication : 2021

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    Je recherchais des livres audio, parce que, parfois, j’ai juste envie d’écouter des histoires, et figurez vous dans l’Abonnement Audible, il y a parfois des romans à disposition pour l’écoute. C’est parfait pour moi pour découvrir de nouveau.elles auteurices et même parfois, de nouveaux genres. Pour les Oubliés d’Astrelune, c’était l’occasion pour moi de lire du fantastique jeunesse. Et clou du spectacle, c’est écrit par Laure Dargelos, une actrice spécialisée dans la fantasy .

    Qu’est-ce qui se passe dans les oubliés d’Astrelune ? On suit Holly qui est conservatrice de musée à Astrelune. Il faut savoir qu’une de mes passions dans la vie, c’est les musées donc Holly est foncièrement une personne que je souhaite connaitre. Son musée est un peu particulier parce qu’il regroupe des objets d’un monde qui a existé ou peut-être existé. On n’en sait pas plus. Elle vit dans un univers qui ressemble au nôtre mais pas tout à fait car il y a des personnes qui s’habillent en pyjama, il y a un régulateur de météo et des personnes qui ont un nuage sur la tête. Mais la sœur de Holly a disparu. La police ne faisant rien, elle s’allie avec un pirate du nom de Balthazar et d’un avocat passionné d’Histoire .

    Pendant ce temps, dans notre monde, on suit Sue, une lycéenne. On sait qu’elle n’a pas de très bonnes relations avec sa mère . Pour ses vacances, elle part au manoir de ses grandes tantes. Elles lui révèlent qu’elle fait partie d’une famille de magiciens mais qu’il n’y a plus de magie en ce monde.

    Comment ces deux histoires si différentes vont se rejoindre ? Je vous laisserai lire ce roman pour cela. Comme vous pouvez un peu le deviner dans le résumé que je vous ai fait, cette histoire va vous parler de la famille. Celles où tout se passe bien quand deux sœurs s’entendent à merveille Avec ce gouffre que provoque la disparition de l’une d’elle. A puis, il y a des familles où cela se passe moins bien quand une mère et une fille n’arrivent pas à dialoguer, à vivre ensemble. Qu’est -ce qui fait dans une famille pour que les membres se cimentent ou pas ? Ça c’est une question intéressante.

    On parlera aussi de musée avec ces objets que tout le monde trouve inutiles. Pourquoi les garde-t-on ? Quel est ce devoir de mémoire que l’on a ou pas envers des gens qui n’existent plus ? Dont on est même pas sûrs qu’ils aient existé ? Ça aussi c’est une question que l’on peut se poser. Quelles actions un musée peut avoir sur la préservation et la transmission de l’Histoire ?

    Voilà les deux axes qui me sautent à la figure quand Je pense aux Oubliés d’Astrelune mais il y a aussi d’autres points à explorer. Le poids de la culpabilité par exemple avec le pirate Balthazar. Il y a les pouvoirs en place qui veulent cacher des secrets, comme certains membres des familles aussi.

    En bref, dans un seul livre, beaucoup de thèmes traités de manière douce et surtout accessibles pour de jeunes adolescents. De quoi faire réfléchir sur la vie en général mais surtout qui travaille l’imaginaire. L’écriture de l’autrice y est entraînante, poétique… Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en écoutant cette histoire. Pour ma part, elle fut extrêmement bienvenue avant les vacances car j’avais besoin d’évasion.

  • Vertigeo d’Amaury Bündgen, Lloyd Chery et Emmanuel Delporte

    Titre : Vertigeo

    Auteurices : Amaury Bündgen, Lloyd Chery et Emmanuel Delporte

    Maison d’édition : Editions Casterman

    Genre : Science-Fiction

    Date de publication : 2024

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    Lloyd Chery avait envie de scénariser une bande dessinée. Et quand on voit tout ce qu’il fait pour la culture de la Science Fiction, j’ai juste envie de vous dire que je fus tout sauf étonnée. En bonne élève, j’ai enregistré l’info et j’ai attendu. Il a trouvé un illustrateur qui s’appelle Amaury Bündgen que je ne connais absolument pas. Donc, cela m’intéresse et j’ai été voir sa bio. Apparemment, il a été repéré lors d’un speed dating à Lyon en 2018 et depuis a créé Iron Mud qui est inspiré d’un animé et The Rite qui lui est inspiré de la Dark Fantasy. Vous voyez que je ne m’étonne toujours pas parce que, vu les thèmes de prédilection il est prévisible que cela ait fait des chocapics entre ces deux là. Ne manquez plus qu’une histoire : Vertigéo, une nouvelle de SF d’Emmanuel Delporte.

    Et Boum ! Ils ont tout secoué et cela a donné une bande dessinée. L’histoire est plutôt simple. Il y a eu un cataclysme, ce qui fait que les rayons du soleil ne traversent plus une vague de nuages toxiques. L’Humanité étant bien faite, les gens ont décidé de construire des méga tours pour arriver à traverser les nuages et vivre dans un ciel meilleur. Cela fait des siècles que cela dure mais un jour, une ingénieure donne à un contremaître une donnée qui va tout remettre en cause.

    Si vous pensiez que j’allais prendre un air surpris face à un synopsis et que je reste plutôt discrète de ce point de vue c’est que l’armature de l’Histoire est plutôt classique. Avec des petites allusions mythologiques comme le mythe de Sisyphe et d’Icare. Pour rappel : Sisyphe a été condamné à rouler un rocher en haut d’une colline mais une fois qu’il y arrive, le rocher roule et il recommence. Sisyphe sait que c’est une tâche sans fin et irréalisable mais il ne peut pas s’empêcher de continuer avec le même processus. Quant à Icare, il décide de voler, se fabrique le matos mais, la cire de ses ailes fond. Donc il chute pour avoir trop approché le soleil. En gros, il a pas su s’arrêter.

    Et puis on a les thèmes de la science-fiction dystopique qui reviennent. La dystopie, c’est un récit de fiction qui décrit une société imaginaire qui est organisée de telle manière que les personnages ne peuvent s’échapper et surtout dont les dirigeants exercent un pouvoir total sur, des citoyens privéés de leur libre Arbitre (définition tirée de Wikipedia) Si vous voulez des récits très connus en terme de dystopie, allez voir Hunger Games ou la série Snowpiercer ou même encore mieux, allez lire 1984 de Georges Orwell. (Et regardez le film Soleil Vert).

    Maintenant qu’on a établi que ce récit va être plutôt confort dans la lecture et qu’on sait où on va, laissez-moi vous dire pourquoi qu’il est bien car il n’y a pas que la destination qui compte les ami-e-s, c’est tout le voyage qui est important. Déjà, la nouvelle d’Emmanuel Delporte est plutôt pas mal. Elle a tout le ressort scénaristique qu’il faut pour vous emmener vers un effet Wahou à la fin. Vous passez au bon moment et en prime, vous aurez réfléchi sur la société actuelle. Le bon job d’un auteur de Science-Fiction, quoi. Mais transposer cela en Bande Dessinée aurait pu ne pas fonctionner.

    Amaury Büdgen, par ses graphismes, arrive à nous coller à l’ambiance. Déjà, on a tout en panel de gris et de couleurs froides, nous montrant ce qu’est un monde sans rayon de soleil. (oui, alors, j’habite dans les Hauts de France donc on peut dire que je m’y connais un peu). Les dessins sont très réalistes et soulignent cette impression d’enfermement dans une tour avec en extérieur des vents très violents et d’autres dangers venant du ciel. On voit bien que nos protagonistes sont dans un univers dur et sans espoir.

    Lloyd Chery a bien fait son job, lui aussi, puisque les rebondissements sont très bien dosés pour un format Bande Dessinée. Le récit ou plutôt l’âme du récit est vraiment respecté et nous, en tant que lecteurice, on se sent investi dans cette histoire. Et tiens à le dire parce que c’est vraiment toute la difficulté du scénariste de maintenir le juste milieu entre toutes ces variantes qui font une bonne adaptation Bande dessinée sans que nous on ne s’en rende compte.

    Enfin, Vertigéo, cela va vous apporter quoi ? Déjà, une super enquête. On a la pression de la construction des étages avec les dangers au dehors. On voit bien le cloisonnement de l’information et on le ressent surtout car tout est fait pour que vous ne réfléchissiez pas par vous-même et que toutes vos actions servent le bien-être d’un petit nombre de personnes. Allez voir notre actualité en 2024 et vous vous sentirez vous-même dans une tour. Et surtout, quel est le but de ce récit ? Et bien, il est là pour vous montrer, tout simplement comment les pouvoirs en place vous manipulent et comment vous leur offrez vos liberté et votre libre arbitre sur un plateau, à défaut de lire le Discours sur la servitude volontaire d’Etienne la Boétie (texte du XVIème siècle donc disponible gratuitement et plutôt accessible, cela vous changera des débats actuels à la télévision).

    Alors, oui, Vertigeo est une super Bande Dessinée, à lire surtout dans le contexte actuel. Pas parce que le récit est innovateur. Pas parce que c’est quelque chose que vous ne verrez nulle part ailleurs. Juste parce que le récit est bien mené, bien écrit, bien dessiné. Il vous divertira et alimentera vos petites neurones. Et on terminera cette chronique sur une citation de la Boétie qui montre bien le dilemme de ce contremaître : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Cinq siècles et c’est toujours d’actualité !

  • Derrière les arbres d’Arnaud Codeville

    Titre : Derrière les arbres et autres nouvelles

    Auteurice : Arnaud Codeville

    Maison d’édition : Auto édition

    Genre : Fantastique

    Date de publication : 2023

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    J’ étais en vadrouille au festival Trolls et Légendes à la recherche de nourritures littéraires. Alors oui, j aime bien faire le tour de mes auteurices favoris ainsi que mes maisons d’ éditions préférées. La base quoi. Consommer des livres, c’est bien mais en discuter directement avec la source de ladite création, cela permet d’ avoir un autre regard sur l’œuvre. Cela me permet aussi de faire le tour des Auteurices autoédités qui bénéficient de moins de visibilité partout. Et me voilà en train de discuter fantastique avec Arnaud Codeville qui me présente son recueil de nouvelles : Derriere les arbres publié en Mars 2023 et même que le monsieur a écrit d ‘autres choses. Mais on en reparlera une autre fois, promis. Mais allez ! On va se pencher un peu sur les nouvelles qui composent ce recueil.

    Dans deux nuits, une jeune femme part en week end avec son amoureux pour rencontrer la famille de celui-ci. Mais cette famille a quelque chose de bien particulier. Dans derrière les arbres, une famille part en randonnée dans la forêt, sans connexion avec le monde. Qu ‘est-ce qui pourrait bien se passer? Soledad est une nouvelle écrite par Valérie Dufour qui raconte l’histoire d’ un homme ayant un handicap qui trouve une poupée Vaudou. Dans les dents du diable, un homme véreux veut se suicider avec sa famille dans au bateau. Il s’évanouit. Dans dernier regard, c ‘est l’histoire d ‘un chauffeur de taxi qui récupère un tableau mais celui-ci a des effets inattendus.

    Comme vous pouvez le voir, on est sur un panel assez large d’ histoires fantastiques. Mais comment traite-t-il tous ces thèmes? Pour vous, la véritable question est: est-ce que ce livre est bon? Alors, je ne vais pas vous mentir, ce ne sera pas le livre de l’ année et il ne m ‘a pas non plus révolutionné ma vision du fantastique. Mais, j ‘ai passé au très bon moment à parcourir ce recueil. L’auteur a un style d’ écriture plutôt classique et j ‘avoue que ce n’est pas trop mon truc. Disons que c’était plutôt étonnant dans ce cadre. Mais quand on connaît les thèmes des nouvelles, c’ est totalement compréhensible: la famille tueuse, la forêt maudite, une espèce de triangle des Bermudes et un portrait à la Dorian Gray.

    Traiter de ces thèmes -là pourrait être casse gueule mais je dois dire qu’ Arnaud Codeville s’en est bien sorti. Cela aurait pu être une mauvaise parodie mais non. C’est un recueil qui explore le genre à sa manière et c ‘étaient des soirées bien détente à lire. Le suspense est super bien géré et je dois dire que j ‘ai parfois frissonné pendant ma lecture. Et c ‘est bien tout ce que je lui demandais. Testez de temps en temps des auteurs autoédités, vous tomberez parfois sur de bonnes surprises.

  • Le jour où l’Humanité a niqué la fantasy de Karim Berrouka

    Titre : Le jour où l’humanité a niqué la Fantasy

    Auteurice : Karim Berrouka

    Maison d’édition : Actu SF

    Genre : Fantasy

    Date de publication : 2021

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    Bon ! On était fin de l’année 2023, j’attendais des nouvelles concernant la reprise des Editions ActuSF. Et surtout, j’avais envie de rire aux éclats car le mois d’Octobre n’a pas été foufou. Pour cela, un écrivain que l’on ne nommera pas : Karim Berrouka (au hasard, hein) et un titre : Le jour où l’humanité a niqué la fantasy.

    Tout d’abord, qu’est ce qu’on a dans ce livre ? Un lutin de grande taille qui prend un otage les occupants d’une bibliothèque en hurlant : « Vous avez niqué la fantasy! ». Olga qui ramène un mec un peu chelou chez elle et il l’est vraiment puisqu’il fait des flammes en faisant zizicoptère dans son salon. Un couple d’enquêteurs qui tentent d’entrer en contact avec des esprits et trois punks qui s’en vont à un festival dans un village reculé de la France.

    Je sais ce que vous allez me dire : cela n’a ni queue ni tête et cela va être un vrai roman-nanard ! Sauf que vous oubliez qui est l’auteur : Karim Berrouka. Dans ma tête, c’est LE spécialiste pour rendre un foutoir pareil totalement cohérent et passionnant.

    Parce que c’est bien cela l’enjeu dans le livre. On prend des choses tellement farfelues et on en fait une belle petite enquête qui vous fera rire aux éclats à des moments inattendus. Et non seulement vous allez avoir une histoire qui se tient, avec un vrai suspense. Vous aurez aussi quelques petites réflexions un peu sérieuses sur la vie et tout le reste. Petit ajout dans ce livre, il va s’amuser avec trois auteurices de Fantasy réels. Ce qui nous ancre bien dans la réalité, surtout si vous avez eu la chance de les rencontrer en festival.

    Alors oui, j’ai ri. Aux éclats surtout, discrètement, parfois. Et surtout, j’ai passé deux super soirées avec un auteur qui aime jouer avec les concepts, avec la fantasy et avec les mots. Et ça fait du bien.

    Pour lutter contre la grisaille, cherchez Le jour où l’humanité a niqué la fantasy. En n’oubliant pas qu’avec les risques de fermeture de maisons d’édition aussi iconiques et innovantes que ActuSF, ce titre a bien failli être prophétique

  • Les canaux du Mitan d’Alex Nikolavitch

    Titre : Les canaux du mitan

    Auteurice : Alex Nikolavitch

    Maison d’édition : Les moutons électriques


    Genre : Fantasy

    Date de publication : 2020


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    Encore une discussion livre qui se termine en chouette lecture. Allez, je vous raconte ! D’abord, on a cet auteur : Alex Nikolavitch dont je connais très bien l’écriture, que ce soit dans les romans qu’il écrit que dans ses traductions. On peut dire que le monsieur s’est établi de manière permanente dans ma bibliothèque comme une valeur sûre. Et quand j’ai envie de passer une bonne soirée mais que je n’ai pas d’idées, vous pouvez être sûr. e. s que ses livres auront la primeur. Et puis, il y’ a eu une recommandation de Choixpitre, postée par David. On a des goûts lectures similaires donc autant vous dire qu’on s’entretient notre pile à lire mutuellement. De manière plutôt amusante, lorsque je suis en train d’écouler sa recommandation sur les Canaux du Mitan, je viens de relire le premier tome du sentier des astres de Stefan Plateau. Une histoire de canaux, vous voyez ? On s’échange nos points de vue sur nos romans et je sais que les Canaux du Mitan vont bientôt être lus.

    Mais qu’est-ce que raconte ce roman ? On est dans un univers de fantasy où se mélangent passé et modernité. On commence avec Gabriel, un jeune orphelin qui s’enfuit pour rejoindre un Bateau carnaval. On le verra évoluer au milieu d’un équipage très bigarré, s’inspirant un peu des membres des freak shows, vous voyez ? On découvre aussi au fur et à mesure du roman que les trajets de ce bateau carnaval ne sont pas faits au hasard mais suivent bien un schéma magique et ésotérique. On découvrira un sous monde fait d’esprits au milieu d’un monde qui se modernise.

    Avec ce roman, l’auteur nous ballade dans son monde et c’est un récit parfois contemplatif et reposant. Et surtout, on voit la confrontation d’un monde devenant moderne avec un monde plein de folklore et de magie. En superposition, on voit aussi la confrontation entre deux mondes : celui de natifs et celui de colonisateurs, nous faisant penser bien entendu aux Amériques. Est-ce que ces deux cultures vont s’affronter ou s’assimiler ?

    Vous allez me dire : avec toutes ces notions, cela peut être casse gueule pour un auteur. Je vous répondrai qu’avec Alex Nikolavitch, vous pouvez y aller sans frayeur aucune. Il gère quoi ! Que ce soit dans le déroulement d’une intrigue ou dans la construction d’un univers. De plus, il est à l’aise dans tous les styles, que ce soit par ses romans propres ou dans les traductions qu’il a réalisées.

    Si vous avez envie d’explorer de nouvelles contrées, de nouvelles manières de penser et de lire, les Canaux du Mitan est un livre pour vous. Et si je n’arrive pas encore à vous convaincre, et bien écoutez la recommandation de David. Tout simplement.

  • L’ombre du pouvoir de Fabien Cerutti

    Titre : L’ombre du pouvoir

    Saga : Le bâtard de Kosigan

    Numéro de tome : 1

    Auteurice : Fabien Cerutti

    Maison d’édition : Mnémos

    Genre : Fantasy

    Date de publication : 2014

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    La nouvelle était tombée : un nouveau tome de la saga du Bâtard de Kosigan allait bientôt paraitre. J’ai déjà lu cette saga mais Audible m’a proposé le premier tome en audio dans le cadre de mon abonnement. Passer une quinzaine d’heures en mode écoute confort fut beaucoup trop tentante pour que je dise non. Qui plus est, le Bâtard de Kosigan n’a jamais été chroniquée ici. Cela aurait été dommage de rater cette occasion.

    Mais de quoi cela parle ? Et bien, c’est une histoire en deux temps, mes petits amis. D’un côté, on va suivre les folles intrigues politiques d’un chevalier assassin du nom de Pierre de Kosigan, surnommé le Bâtard. Il vit au XVème siècle et on découvre au fur et à mesure que dans ce monde vit aussi des elfes et d’autres créatures surnaturelles. De la fantasy, alors ? Oui sauf que de nos jours, on suit l’enquête d’un de ses descendants qui a l’air aussi étonné que vous de la présence de tels êtres dans l’Histoire de France. C’est de l’Histoire alors ?

    Et bien c’est une des particularités de l’auteur, Fabien Cerutti. On le catalogue en effet comme écrivain de fantasy historique mais personnellement, je sais que le monsieur a écrit de la Science- Fiction aussi (Terra Humanis). Retenez qu’il a fait des études d’Histoire médiévale donc au peut s’attendre à de la rigueur dans le récit. Alors, oui, nous allons parler de créatures fantastiques mais concernant les descriptions des intrigues politiques, vous pourrez faire confiance a pour que le tout soit plausible. Et ça, j’aime beaucoup dans ce sous genre de la Fantasy.

    Sous le couvert d’éléments fantastiques, ou aura bien sûr une ambiance de l’époque mais aussi un aperçu des forces en place. Comment se résolvent les jeux de pouvoir à l’époque, l’importance des différentes régions car, non, la France n’est pas encore un État centralisé comme pourraient le sous entendre certains romans nationaux, Rien que pour la description des tournois et des négociations en place, vous apprendrez plein de choses. Et surtout, vous aurez de belles réflexions sur le regard que l’on a sur l’Histoire au travers du temps.

    Enfin, et surtout, les personnages sont tous très intéressants et très complexes. On a aussi une valorisation du rôle des femmes dans l’Histoire et puis l’intrigue est complétement dingue. Des années après ma première lecture, je me suis retrouvée de nouveau embarquée dans cette enquête, avec le même plaisir que la première fois.

    Si vous êtes curieux, tentez la saga du Bâtard de Kosigan C’est une de mes sagas préférées dans ce domaine, que ce soit en l’explorant à la première lecture ou tout simplement en s’attachant aux petits détails si on se prend au jeu de la relecture. A bientôt pour la suite :)

  • You Like it Darker de Stephen King

    Titre : You like it darker

    Auteurice : Stephen King

    Maison d’édition : Editions Hodder & Stoughton

    Genre : Fantastique

    Date de publication : 21 mai 2024

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    Une fois n’est pas coutume, Stephen King a écrit un recueil de nouvelles et je n’ai pas pu attendre la traduction. Ce qui tombe bien, j’aime beaucoup le style de l’auteur. Je ne vous présenterai pas non plus Stephen King à part pour vous dire que c’est mon auteur préféré donc oui, attendez vous à le voir paraitre régulièrement ici car j’adore lire et relire ses romans.

    Comme ce n’est pas encore traduit, je vous partage ma traduction de la quatrième de couverture en attendant que des professionnels vous en fournissent une plus fluide et plus exacte : Vous aimez quand c’est plus sombre ? Très Bien, moi aussi », écrit Stephen King dans la postface de ce recueil de 12 histoires qui plongent dans les obscénités de la vie. King est, depuis plus d’un demi siècle, un maître de la forme, et ses nouvelles sur le destin, la mortalité à tout peut arriver sont tout aussi riches que ses romans. Stephen King écrit pour ressentir « l’exaltation de laisser derrière soit la vie quotidienne ordinaire », sentiment bien présent dans ce recueil : you like it darker.

    Ce qu’on sait dans ce synopsis, à part que l’éditeur aime beaucoup cet auteur, c’est qu’on va partir sur 12 histoires fantastiques. Et on verra par ces histoires quel est l’état d’esprit de Stephen King en ce moment car cet auteur écrit beaucoup sur ce qu’il pense de la vie mais aussi de l’actualité.

    Two Talented Bastards : Ça , c’est une histoire comme aime l’auteur : l’histoire de deux amis depuis l’enfance. deviennent célèbres et on ne sait pas d’où vient leur talent. Stephen King va nous rajouter une petite explication fantastique là dedans. Ce dont cela parle en réalité, c’est aussi du point de vue de l’auteur sur son talent d’écriture, comment les autres le voient, quelles questions et suppositions les gens vont lui poser. Alors que lui, ses aspirations sont celles d’une vie simple.

    The Fifth Step est aussi une histoire typiquement Kingienne. Un vieux monsieur retraité fait sa petite routine, avec bien entendu des petites piques de l’auteur sur la technologie. Il est sur un banc et se voit demander par un étranger d’écouter son histoire parce que c’est la cinquième étape des Alcooliques Anonymes. Évidemment que l’histoire est tout sauf banale. Ici on voit le pouvoir de raconter les mauvaises choses de sa vie, l’effet rédempteur de partager ses fautes. Stephen King montre à sa manière l’importance de la 5ème étape des alcooliques Anonymes que ce soit pour celui qui raconte que pour celui qui écoute

    Willie The Weirdo, c’est l’histoire d’un gamin pas comme les autres qui, en gros, fait un peu flipper la famille. Parce qu’il est bizarre. Mais son grand père l’aime bien et, à la demande de son petit fils, il lui permet d’assister à ses derniers moments. J’ai eu beaucoup d’empathie que ce soit pour Willie mais aussi pour sa famille. Pour sa famille parce que je conçois qu’on ne sache pas par quel bout le prendre. Pour Willie parce qu’il va offrir à son grand père la possibilité de ne pas mourir seul. C’est une belle histoire que celle qu’il y a entre ces deux là.

    Danny Coughlin’s Bad dreams est une histoire vraiment prenante Cet homme rêve de l’endroit où est assassiné une femme qu’il ne connait pas. Il avertit la police qui le suspecte et le harcèle. On voit tout le processus de destruction que peut faire un policier qui s’acharne sur la mauvaise personne.

    Finn : Cela raconte les mésaventures d’un jeune homme de 19 ans qui n’a jamais eu de chance dans la vie. Or, un soir, il sort sans ses papiers d’identité et se fait arrêter par la police. Il y a confusion d’identité .

    One Slide inn Road : Une famille part rendre visite à une vieille tante avec le grand père dont tout le monde se plaint car il rabâche ses vieilles histoires. Mais quand une bande de malfrats tente de les kidnapper, le vieil homme va tous les étonner

    Red Screen : Ça, c’est une histoire de complots et d’extra terrestres comme je les aime chez Stephen King. Un vrai régal à lire .

    The turbulence expert : On suit un homme qui a très peur dans l’avion alors qu’il est expert en turbulences. On découvrira son utilité et comment il en est arrivé là

    Laurie : c’est l’histoire d’un homme en deuil qui se voit offrir au chien par sa sœur. Nouvelle qui a été traité par le podcast Le Roi Stephen.

    Rattlesnakes : Un homme va dans une maison pour écrire. Une de ses voisines raconte l’histoire de ses enfants tués par des serpents. La tension monte au fur et à mesure du récit .

    The dreamers : c’est l’histoire d’un mec très doué pour la sténographie se fait embaucher dans le cadre d’une expérience scientifique.

    The answer man. On parle d’un homme mystérieux qui repond à des questions sous certaines conditions, ça me rappelle les légendes urbaines un peu.

    Et voilà pour mon petit tour des nouvelles. Comme toujours, certaines ont eu ma préférence, certaines m’ont marquées et d’autres me marqueront peut être dans d’une autre lecture. Car oui, j’ai l’habitude de relire régulièrement les livres de cet auteur en fonction de mes besoins du moment Ce que j’ai retenu à première lecture de you like it Darker, c’est que ce recueil est plus un livre parlant des peur de l’auteur à l’automne de sa vie. On parle de politique par exemple mais aussi de la peur de la mort et de la solitude. Ce sont des sujets qui prennent de l’importance dans la vie de Stephen King en ce moment. Ce constant renouvellement dans les thèmes de l’auteur m’impressionne à chaque fois. C’est donc sans surprise que je vous dis que ce fut une très bonne lecture et je sais déjà qu’elle va se bonifier avec le temps.

  • The Horus Heresy collection, tome 01 de Dan Abnett, Graham McNeill et Ben Counter

    Titre : The Horus Heresy I

    Saga : The Horus Heresy

    Numéro de tome : 1

    Auteurice : Dan Abnett, Graham McNeill et Ben Counter

    Maison d’édition : The Black Library

    Genre : Science-Fiction, Fantasy
    Date de publication : 2020

    Où trouver le livre ? Clique ici

    Ça m’a pris un matin, comme ça pouf et sans prévenir : J’avais vu que The Black Library sortait l’intégrale de l’Hérésie d’Horus, en collections de trois tomes à chaque fois. Pour ceux qui ne savent pas, cette saga prend place dans l’univers de Warhammer 40.000. Le jeu se déroule au 41° siècle mais les livres se déroulent au 31° siècle. Et moi, j’y connais rien en Warhammer 40.000. C’était donc ma petite porte ouverte (une cinquantaine de tomes donc plus d’une dizaine de collections, mais oui) pour le découvrir.



    En gros, l’Imperium est fondé par l’Empereur de l’Humanité. Celle ci s’est dispersée dans l’espace donc il a eu l’idée folle de les regrouper sous l’autorité de Terra en lançant la Grande Croisade : il veut envahir la galaxie si vous préférez. Pour cela, il crée 20 Généraux, ses fils, appelés les Primarques. Et Horus est son préféré. A chacun, il leur confie une légion de Space Marines, appelés les Astartes et ce sont des guerriers surhumains dont le patrimoine générique est issu des Primarques.



    Ce qu’on découvre, c’est qu’il existe une dimension parallèle : le Warp. L’Empereur l’utilise, ainsi que son armée, pour voyager plus vite ais il y a peut être bien quelque chose de vivant voire de maléfique dedans. L’Empereur décide de retourner sur Terra et laisse son commandement à Horus. Les trois livres présents dans cette collection : L’ascension d’Horus, les faux dieux et la galaxie des flammes nous raconte la suite des évènements.

    

Et chacun de ses romans commence toujours comme le début d’une chronique : « J’étais là le jour où Horus a tué l’Empereur », « J’étais là le jour où Horus a chuté » et « J’étais là le jour où Horus s’est détourné de l’Empereur ».



    Au départ, je me suis dit qu’on aura une espèce de Starship Trooper qui se prend vraiment au sérieux (Et j’adore ce film alors imaginez). Mais ce début de saga est tellement plus ! Nous suivons Loken, un Astarte qui a été accepté dans le Mournival (le conseil de guerre restreint d’Horus). Loken intègre des chroniqueurs dans sa suite pour raconter la Grande Croisade.

    N’oubliez pas que ces tomes ont été écrits dans les années 90 où la Guerre de l’Irak a été programmée pour être bien filmée à la télévision !

    

Au départ, on voit Horus comme une espèce de Dieu sauveur et nous sommes émerveillés par la bataille. Puis, on se rend compte qu’Horus n’est qu’un homme qui intrigue et qui a rendu ses frères jaloux. Il est aussi soumis à la tentation du Warp. Et Horus devient un tyran qui veut renverser l’Empereur et détruire des mondes pour cela.



    On assiste à tout cela sous les yeux de Loken et c’est cela qui est captivant. A partir de quand une armée de libération devient-elle une armée d’oppression ? Quand le journalisme cesse d’être un moyen d’information pour être un outil de propagande ? Quand le culte d’une personne devient une religion dans un Empire qui se veut laïc ?

    

Il y a beaucoup de questions, je sais. Mais j’en ai laissé d’autres de côté. N’hésitez pas à prendre des notes bien sûr car c’est une belle pépite et surtout très dense. Si vous aimez de la Science Fiction militaire : vous allez être servis. Mais derrière l’action et les intrigues, cette première trilogie va vous jeter un autre regard sur la société et sur l’Histoire.