• Vertigeo d’Amaury Bündgen, Lloyd Chery et Emmanuel Delporte

    Titre : Vertigeo

    Auteurices : Amaury Bündgen, Lloyd Chery et Emmanuel Delporte

    Maison d’édition : Editions Casterman

    Genre : Science-Fiction

    Date de publication : 2024

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    Lloyd Chery avait envie de scénariser une bande dessinée. Et quand on voit tout ce qu’il fait pour la culture de la Science Fiction, j’ai juste envie de vous dire que je fus tout sauf étonnée. En bonne élève, j’ai enregistré l’info et j’ai attendu. Il a trouvé un illustrateur qui s’appelle Amaury Bündgen que je ne connais absolument pas. Donc, cela m’intéresse et j’ai été voir sa bio. Apparemment, il a été repéré lors d’un speed dating à Lyon en 2018 et depuis a créé Iron Mud qui est inspiré d’un animé et The Rite qui lui est inspiré de la Dark Fantasy. Vous voyez que je ne m’étonne toujours pas parce que, vu les thèmes de prédilection il est prévisible que cela ait fait des chocapics entre ces deux là. Ne manquez plus qu’une histoire : Vertigéo, une nouvelle de SF d’Emmanuel Delporte.

    Et Boum ! Ils ont tout secoué et cela a donné une bande dessinée. L’histoire est plutôt simple. Il y a eu un cataclysme, ce qui fait que les rayons du soleil ne traversent plus une vague de nuages toxiques. L’Humanité étant bien faite, les gens ont décidé de construire des méga tours pour arriver à traverser les nuages et vivre dans un ciel meilleur. Cela fait des siècles que cela dure mais un jour, une ingénieure donne à un contremaître une donnée qui va tout remettre en cause.

    Si vous pensiez que j’allais prendre un air surpris face à un synopsis et que je reste plutôt discrète de ce point de vue c’est que l’armature de l’Histoire est plutôt classique. Avec des petites allusions mythologiques comme le mythe de Sisyphe et d’Icare. Pour rappel : Sisyphe a été condamné à rouler un rocher en haut d’une colline mais une fois qu’il y arrive, le rocher roule et il recommence. Sisyphe sait que c’est une tâche sans fin et irréalisable mais il ne peut pas s’empêcher de continuer avec le même processus. Quant à Icare, il décide de voler, se fabrique le matos mais, la cire de ses ailes fond. Donc il chute pour avoir trop approché le soleil. En gros, il a pas su s’arrêter.

    Et puis on a les thèmes de la science-fiction dystopique qui reviennent. La dystopie, c’est un récit de fiction qui décrit une société imaginaire qui est organisée de telle manière que les personnages ne peuvent s’échapper et surtout dont les dirigeants exercent un pouvoir total sur, des citoyens privéés de leur libre Arbitre (définition tirée de Wikipedia) Si vous voulez des récits très connus en terme de dystopie, allez voir Hunger Games ou la série Snowpiercer ou même encore mieux, allez lire 1984 de Georges Orwell. (Et regardez le film Soleil Vert).

    Maintenant qu’on a établi que ce récit va être plutôt confort dans la lecture et qu’on sait où on va, laissez-moi vous dire pourquoi qu’il est bien car il n’y a pas que la destination qui compte les ami-e-s, c’est tout le voyage qui est important. Déjà, la nouvelle d’Emmanuel Delporte est plutôt pas mal. Elle a tout le ressort scénaristique qu’il faut pour vous emmener vers un effet Wahou à la fin. Vous passez au bon moment et en prime, vous aurez réfléchi sur la société actuelle. Le bon job d’un auteur de Science-Fiction, quoi. Mais transposer cela en Bande Dessinée aurait pu ne pas fonctionner.

    Amaury Büdgen, par ses graphismes, arrive à nous coller à l’ambiance. Déjà, on a tout en panel de gris et de couleurs froides, nous montrant ce qu’est un monde sans rayon de soleil. (oui, alors, j’habite dans les Hauts de France donc on peut dire que je m’y connais un peu). Les dessins sont très réalistes et soulignent cette impression d’enfermement dans une tour avec en extérieur des vents très violents et d’autres dangers venant du ciel. On voit bien que nos protagonistes sont dans un univers dur et sans espoir.

    Lloyd Chery a bien fait son job, lui aussi, puisque les rebondissements sont très bien dosés pour un format Bande Dessinée. Le récit ou plutôt l’âme du récit est vraiment respecté et nous, en tant que lecteurice, on se sent investi dans cette histoire. Et tiens à le dire parce que c’est vraiment toute la difficulté du scénariste de maintenir le juste milieu entre toutes ces variantes qui font une bonne adaptation Bande dessinée sans que nous on ne s’en rende compte.

    Enfin, Vertigéo, cela va vous apporter quoi ? Déjà, une super enquête. On a la pression de la construction des étages avec les dangers au dehors. On voit bien le cloisonnement de l’information et on le ressent surtout car tout est fait pour que vous ne réfléchissiez pas par vous-même et que toutes vos actions servent le bien-être d’un petit nombre de personnes. Allez voir notre actualité en 2024 et vous vous sentirez vous-même dans une tour. Et surtout, quel est le but de ce récit ? Et bien, il est là pour vous montrer, tout simplement comment les pouvoirs en place vous manipulent et comment vous leur offrez vos liberté et votre libre arbitre sur un plateau, à défaut de lire le Discours sur la servitude volontaire d’Etienne la Boétie (texte du XVIème siècle donc disponible gratuitement et plutôt accessible, cela vous changera des débats actuels à la télévision).

    Alors, oui, Vertigeo est une super Bande Dessinée, à lire surtout dans le contexte actuel. Pas parce que le récit est innovateur. Pas parce que c’est quelque chose que vous ne verrez nulle part ailleurs. Juste parce que le récit est bien mené, bien écrit, bien dessiné. Il vous divertira et alimentera vos petites neurones. Et on terminera cette chronique sur une citation de la Boétie qui montre bien le dilemme de ce contremaître : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Cinq siècles et c’est toujours d’actualité !

  • Derrière les arbres d’Arnaud Codeville

    Titre : Derrière les arbres et autres nouvelles

    Auteurice : Arnaud Codeville

    Maison d’édition : Auto édition

    Genre : Fantastique

    Date de publication : 2023

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    J’ étais en vadrouille au festival Trolls et Légendes à la recherche de nourritures littéraires. Alors oui, j aime bien faire le tour de mes auteurices favoris ainsi que mes maisons d’ éditions préférées. La base quoi. Consommer des livres, c’est bien mais en discuter directement avec la source de ladite création, cela permet d’ avoir un autre regard sur l’œuvre. Cela me permet aussi de faire le tour des Auteurices autoédités qui bénéficient de moins de visibilité partout. Et me voilà en train de discuter fantastique avec Arnaud Codeville qui me présente son recueil de nouvelles : Derriere les arbres publié en Mars 2023 et même que le monsieur a écrit d ‘autres choses. Mais on en reparlera une autre fois, promis. Mais allez ! On va se pencher un peu sur les nouvelles qui composent ce recueil.

    Dans deux nuits, une jeune femme part en week end avec son amoureux pour rencontrer la famille de celui-ci. Mais cette famille a quelque chose de bien particulier. Dans derrière les arbres, une famille part en randonnée dans la forêt, sans connexion avec le monde. Qu ‘est-ce qui pourrait bien se passer? Soledad est une nouvelle écrite par Valérie Dufour qui raconte l’histoire d’ un homme ayant un handicap qui trouve une poupée Vaudou. Dans les dents du diable, un homme véreux veut se suicider avec sa famille dans au bateau. Il s’évanouit. Dans dernier regard, c ‘est l’histoire d ‘un chauffeur de taxi qui récupère un tableau mais celui-ci a des effets inattendus.

    Comme vous pouvez le voir, on est sur un panel assez large d’ histoires fantastiques. Mais comment traite-t-il tous ces thèmes? Pour vous, la véritable question est: est-ce que ce livre est bon? Alors, je ne vais pas vous mentir, ce ne sera pas le livre de l’ année et il ne m ‘a pas non plus révolutionné ma vision du fantastique. Mais, j ‘ai passé au très bon moment à parcourir ce recueil. L’auteur a un style d’ écriture plutôt classique et j ‘avoue que ce n’est pas trop mon truc. Disons que c’était plutôt étonnant dans ce cadre. Mais quand on connaît les thèmes des nouvelles, c’ est totalement compréhensible: la famille tueuse, la forêt maudite, une espèce de triangle des Bermudes et un portrait à la Dorian Gray.

    Traiter de ces thèmes -là pourrait être casse gueule mais je dois dire qu’ Arnaud Codeville s’en est bien sorti. Cela aurait pu être une mauvaise parodie mais non. C’est un recueil qui explore le genre à sa manière et c ‘étaient des soirées bien détente à lire. Le suspense est super bien géré et je dois dire que j ‘ai parfois frissonné pendant ma lecture. Et c ‘est bien tout ce que je lui demandais. Testez de temps en temps des auteurs autoédités, vous tomberez parfois sur de bonnes surprises.

  • Le jour où l’Humanité a niqué la fantasy de Karim Berrouka

    Titre : Le jour où l’humanité a niqué la Fantasy

    Auteurice : Karim Berrouka

    Maison d’édition : Actu SF

    Genre : Fantasy

    Date de publication : 2021

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    Bon ! On était fin de l’année 2023, j’attendais des nouvelles concernant la reprise des Editions ActuSF. Et surtout, j’avais envie de rire aux éclats car le mois d’Octobre n’a pas été foufou. Pour cela, un écrivain que l’on ne nommera pas : Karim Berrouka (au hasard, hein) et un titre : Le jour où l’humanité a niqué la fantasy.

    Tout d’abord, qu’est ce qu’on a dans ce livre ? Un lutin de grande taille qui prend un otage les occupants d’une bibliothèque en hurlant : « Vous avez niqué la fantasy! ». Olga qui ramène un mec un peu chelou chez elle et il l’est vraiment puisqu’il fait des flammes en faisant zizicoptère dans son salon. Un couple d’enquêteurs qui tentent d’entrer en contact avec des esprits et trois punks qui s’en vont à un festival dans un village reculé de la France.

    Je sais ce que vous allez me dire : cela n’a ni queue ni tête et cela va être un vrai roman-nanard ! Sauf que vous oubliez qui est l’auteur : Karim Berrouka. Dans ma tête, c’est LE spécialiste pour rendre un foutoir pareil totalement cohérent et passionnant.

    Parce que c’est bien cela l’enjeu dans le livre. On prend des choses tellement farfelues et on en fait une belle petite enquête qui vous fera rire aux éclats à des moments inattendus. Et non seulement vous allez avoir une histoire qui se tient, avec un vrai suspense. Vous aurez aussi quelques petites réflexions un peu sérieuses sur la vie et tout le reste. Petit ajout dans ce livre, il va s’amuser avec trois auteurices de Fantasy réels. Ce qui nous ancre bien dans la réalité, surtout si vous avez eu la chance de les rencontrer en festival.

    Alors oui, j’ai ri. Aux éclats surtout, discrètement, parfois. Et surtout, j’ai passé deux super soirées avec un auteur qui aime jouer avec les concepts, avec la fantasy et avec les mots. Et ça fait du bien.

    Pour lutter contre la grisaille, cherchez Le jour où l’humanité a niqué la fantasy. En n’oubliant pas qu’avec les risques de fermeture de maisons d’édition aussi iconiques et innovantes que ActuSF, ce titre a bien failli être prophétique

  • Les canaux du Mitan d’Alex Nikolavitch

    Titre : Les canaux du mitan

    Auteurice : Alex Nikolavitch

    Maison d’édition : Les moutons électriques


    Genre : Fantasy

    Date de publication : 2020


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    Encore une discussion livre qui se termine en chouette lecture. Allez, je vous raconte ! D’abord, on a cet auteur : Alex Nikolavitch dont je connais très bien l’écriture, que ce soit dans les romans qu’il écrit que dans ses traductions. On peut dire que le monsieur s’est établi de manière permanente dans ma bibliothèque comme une valeur sûre. Et quand j’ai envie de passer une bonne soirée mais que je n’ai pas d’idées, vous pouvez être sûr. e. s que ses livres auront la primeur. Et puis, il y’ a eu une recommandation de Choixpitre, postée par David. On a des goûts lectures similaires donc autant vous dire qu’on s’entretient notre pile à lire mutuellement. De manière plutôt amusante, lorsque je suis en train d’écouler sa recommandation sur les Canaux du Mitan, je viens de relire le premier tome du sentier des astres de Stefan Plateau. Une histoire de canaux, vous voyez ? On s’échange nos points de vue sur nos romans et je sais que les Canaux du Mitan vont bientôt être lus.

    Mais qu’est-ce que raconte ce roman ? On est dans un univers de fantasy où se mélangent passé et modernité. On commence avec Gabriel, un jeune orphelin qui s’enfuit pour rejoindre un Bateau carnaval. On le verra évoluer au milieu d’un équipage très bigarré, s’inspirant un peu des membres des freak shows, vous voyez ? On découvre aussi au fur et à mesure du roman que les trajets de ce bateau carnaval ne sont pas faits au hasard mais suivent bien un schéma magique et ésotérique. On découvrira un sous monde fait d’esprits au milieu d’un monde qui se modernise.

    Avec ce roman, l’auteur nous ballade dans son monde et c’est un récit parfois contemplatif et reposant. Et surtout, on voit la confrontation d’un monde devenant moderne avec un monde plein de folklore et de magie. En superposition, on voit aussi la confrontation entre deux mondes : celui de natifs et celui de colonisateurs, nous faisant penser bien entendu aux Amériques. Est-ce que ces deux cultures vont s’affronter ou s’assimiler ?

    Vous allez me dire : avec toutes ces notions, cela peut être casse gueule pour un auteur. Je vous répondrai qu’avec Alex Nikolavitch, vous pouvez y aller sans frayeur aucune. Il gère quoi ! Que ce soit dans le déroulement d’une intrigue ou dans la construction d’un univers. De plus, il est à l’aise dans tous les styles, que ce soit par ses romans propres ou dans les traductions qu’il a réalisées.

    Si vous avez envie d’explorer de nouvelles contrées, de nouvelles manières de penser et de lire, les Canaux du Mitan est un livre pour vous. Et si je n’arrive pas encore à vous convaincre, et bien écoutez la recommandation de David. Tout simplement.

  • L’ombre du pouvoir de Fabien Cerutti

    Titre : L’ombre du pouvoir

    Saga : Le bâtard de Kosigan

    Numéro de tome : 1

    Auteurice : Fabien Cerutti

    Maison d’édition : Mnémos

    Genre : Fantasy

    Date de publication : 2014

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    La nouvelle était tombée : un nouveau tome de la saga du Bâtard de Kosigan allait bientôt paraitre. J’ai déjà lu cette saga mais Audible m’a proposé le premier tome en audio dans le cadre de mon abonnement. Passer une quinzaine d’heures en mode écoute confort fut beaucoup trop tentante pour que je dise non. Qui plus est, le Bâtard de Kosigan n’a jamais été chroniquée ici. Cela aurait été dommage de rater cette occasion.

    Mais de quoi cela parle ? Et bien, c’est une histoire en deux temps, mes petits amis. D’un côté, on va suivre les folles intrigues politiques d’un chevalier assassin du nom de Pierre de Kosigan, surnommé le Bâtard. Il vit au XVème siècle et on découvre au fur et à mesure que dans ce monde vit aussi des elfes et d’autres créatures surnaturelles. De la fantasy, alors ? Oui sauf que de nos jours, on suit l’enquête d’un de ses descendants qui a l’air aussi étonné que vous de la présence de tels êtres dans l’Histoire de France. C’est de l’Histoire alors ?

    Et bien c’est une des particularités de l’auteur, Fabien Cerutti. On le catalogue en effet comme écrivain de fantasy historique mais personnellement, je sais que le monsieur a écrit de la Science- Fiction aussi (Terra Humanis). Retenez qu’il a fait des études d’Histoire médiévale donc au peut s’attendre à de la rigueur dans le récit. Alors, oui, nous allons parler de créatures fantastiques mais concernant les descriptions des intrigues politiques, vous pourrez faire confiance a pour que le tout soit plausible. Et ça, j’aime beaucoup dans ce sous genre de la Fantasy.

    Sous le couvert d’éléments fantastiques, ou aura bien sûr une ambiance de l’époque mais aussi un aperçu des forces en place. Comment se résolvent les jeux de pouvoir à l’époque, l’importance des différentes régions car, non, la France n’est pas encore un État centralisé comme pourraient le sous entendre certains romans nationaux, Rien que pour la description des tournois et des négociations en place, vous apprendrez plein de choses. Et surtout, vous aurez de belles réflexions sur le regard que l’on a sur l’Histoire au travers du temps.

    Enfin, et surtout, les personnages sont tous très intéressants et très complexes. On a aussi une valorisation du rôle des femmes dans l’Histoire et puis l’intrigue est complétement dingue. Des années après ma première lecture, je me suis retrouvée de nouveau embarquée dans cette enquête, avec le même plaisir que la première fois.

    Si vous êtes curieux, tentez la saga du Bâtard de Kosigan C’est une de mes sagas préférées dans ce domaine, que ce soit en l’explorant à la première lecture ou tout simplement en s’attachant aux petits détails si on se prend au jeu de la relecture. A bientôt pour la suite :)

  • You Like it Darker de Stephen King

    Titre : You like it darker

    Auteurice : Stephen King

    Maison d’édition : Editions Hodder & Stoughton

    Genre : Fantastique

    Date de publication : 21 mai 2024

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    Une fois n’est pas coutume, Stephen King a écrit un recueil de nouvelles et je n’ai pas pu attendre la traduction. Ce qui tombe bien, j’aime beaucoup le style de l’auteur. Je ne vous présenterai pas non plus Stephen King à part pour vous dire que c’est mon auteur préféré donc oui, attendez vous à le voir paraitre régulièrement ici car j’adore lire et relire ses romans.

    Comme ce n’est pas encore traduit, je vous partage ma traduction de la quatrième de couverture en attendant que des professionnels vous en fournissent une plus fluide et plus exacte : Vous aimez quand c’est plus sombre ? Très Bien, moi aussi », écrit Stephen King dans la postface de ce recueil de 12 histoires qui plongent dans les obscénités de la vie. King est, depuis plus d’un demi siècle, un maître de la forme, et ses nouvelles sur le destin, la mortalité à tout peut arriver sont tout aussi riches que ses romans. Stephen King écrit pour ressentir « l’exaltation de laisser derrière soit la vie quotidienne ordinaire », sentiment bien présent dans ce recueil : you like it darker.

    Ce qu’on sait dans ce synopsis, à part que l’éditeur aime beaucoup cet auteur, c’est qu’on va partir sur 12 histoires fantastiques. Et on verra par ces histoires quel est l’état d’esprit de Stephen King en ce moment car cet auteur écrit beaucoup sur ce qu’il pense de la vie mais aussi de l’actualité.

    Two Talented Bastards : Ça , c’est une histoire comme aime l’auteur : l’histoire de deux amis depuis l’enfance. deviennent célèbres et on ne sait pas d’où vient leur talent. Stephen King va nous rajouter une petite explication fantastique là dedans. Ce dont cela parle en réalité, c’est aussi du point de vue de l’auteur sur son talent d’écriture, comment les autres le voient, quelles questions et suppositions les gens vont lui poser. Alors que lui, ses aspirations sont celles d’une vie simple.

    The Fifth Step est aussi une histoire typiquement Kingienne. Un vieux monsieur retraité fait sa petite routine, avec bien entendu des petites piques de l’auteur sur la technologie. Il est sur un banc et se voit demander par un étranger d’écouter son histoire parce que c’est la cinquième étape des Alcooliques Anonymes. Évidemment que l’histoire est tout sauf banale. Ici on voit le pouvoir de raconter les mauvaises choses de sa vie, l’effet rédempteur de partager ses fautes. Stephen King montre à sa manière l’importance de la 5ème étape des alcooliques Anonymes que ce soit pour celui qui raconte que pour celui qui écoute

    Willie The Weirdo, c’est l’histoire d’un gamin pas comme les autres qui, en gros, fait un peu flipper la famille. Parce qu’il est bizarre. Mais son grand père l’aime bien et, à la demande de son petit fils, il lui permet d’assister à ses derniers moments. J’ai eu beaucoup d’empathie que ce soit pour Willie mais aussi pour sa famille. Pour sa famille parce que je conçois qu’on ne sache pas par quel bout le prendre. Pour Willie parce qu’il va offrir à son grand père la possibilité de ne pas mourir seul. C’est une belle histoire que celle qu’il y a entre ces deux là.

    Danny Coughlin’s Bad dreams est une histoire vraiment prenante Cet homme rêve de l’endroit où est assassiné une femme qu’il ne connait pas. Il avertit la police qui le suspecte et le harcèle. On voit tout le processus de destruction que peut faire un policier qui s’acharne sur la mauvaise personne.

    Finn : Cela raconte les mésaventures d’un jeune homme de 19 ans qui n’a jamais eu de chance dans la vie. Or, un soir, il sort sans ses papiers d’identité et se fait arrêter par la police. Il y a confusion d’identité .

    One Slide inn Road : Une famille part rendre visite à une vieille tante avec le grand père dont tout le monde se plaint car il rabâche ses vieilles histoires. Mais quand une bande de malfrats tente de les kidnapper, le vieil homme va tous les étonner

    Red Screen : Ça, c’est une histoire de complots et d’extra terrestres comme je les aime chez Stephen King. Un vrai régal à lire .

    The turbulence expert : On suit un homme qui a très peur dans l’avion alors qu’il est expert en turbulences. On découvrira son utilité et comment il en est arrivé là

    Laurie : c’est l’histoire d’un homme en deuil qui se voit offrir au chien par sa sœur. Nouvelle qui a été traité par le podcast Le Roi Stephen.

    Rattlesnakes : Un homme va dans une maison pour écrire. Une de ses voisines raconte l’histoire de ses enfants tués par des serpents. La tension monte au fur et à mesure du récit .

    The dreamers : c’est l’histoire d’un mec très doué pour la sténographie se fait embaucher dans le cadre d’une expérience scientifique.

    The answer man. On parle d’un homme mystérieux qui repond à des questions sous certaines conditions, ça me rappelle les légendes urbaines un peu.

    Et voilà pour mon petit tour des nouvelles. Comme toujours, certaines ont eu ma préférence, certaines m’ont marquées et d’autres me marqueront peut être dans d’une autre lecture. Car oui, j’ai l’habitude de relire régulièrement les livres de cet auteur en fonction de mes besoins du moment Ce que j’ai retenu à première lecture de you like it Darker, c’est que ce recueil est plus un livre parlant des peur de l’auteur à l’automne de sa vie. On parle de politique par exemple mais aussi de la peur de la mort et de la solitude. Ce sont des sujets qui prennent de l’importance dans la vie de Stephen King en ce moment. Ce constant renouvellement dans les thèmes de l’auteur m’impressionne à chaque fois. C’est donc sans surprise que je vous dis que ce fut une très bonne lecture et je sais déjà qu’elle va se bonifier avec le temps.

  • The Horus Heresy collection, tome 01 de Dan Abnett, Graham McNeill et Ben Counter

    Titre : The Horus Heresy I

    Saga : The Horus Heresy

    Numéro de tome : 1

    Auteurice : Dan Abnett, Graham McNeill et Ben Counter

    Maison d’édition : The Black Library

    Genre : Science-Fiction, Fantasy
    Date de publication : 2020

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    Ça m’a pris un matin, comme ça pouf et sans prévenir : J’avais vu que The Black Library sortait l’intégrale de l’Hérésie d’Horus, en collections de trois tomes à chaque fois. Pour ceux qui ne savent pas, cette saga prend place dans l’univers de Warhammer 40.000. Le jeu se déroule au 41° siècle mais les livres se déroulent au 31° siècle. Et moi, j’y connais rien en Warhammer 40.000. C’était donc ma petite porte ouverte (une cinquantaine de tomes donc plus d’une dizaine de collections, mais oui) pour le découvrir.



    En gros, l’Imperium est fondé par l’Empereur de l’Humanité. Celle ci s’est dispersée dans l’espace donc il a eu l’idée folle de les regrouper sous l’autorité de Terra en lançant la Grande Croisade : il veut envahir la galaxie si vous préférez. Pour cela, il crée 20 Généraux, ses fils, appelés les Primarques. Et Horus est son préféré. A chacun, il leur confie une légion de Space Marines, appelés les Astartes et ce sont des guerriers surhumains dont le patrimoine générique est issu des Primarques.



    Ce qu’on découvre, c’est qu’il existe une dimension parallèle : le Warp. L’Empereur l’utilise, ainsi que son armée, pour voyager plus vite ais il y a peut être bien quelque chose de vivant voire de maléfique dedans. L’Empereur décide de retourner sur Terra et laisse son commandement à Horus. Les trois livres présents dans cette collection : L’ascension d’Horus, les faux dieux et la galaxie des flammes nous raconte la suite des évènements.

    

Et chacun de ses romans commence toujours comme le début d’une chronique : « J’étais là le jour où Horus a tué l’Empereur », « J’étais là le jour où Horus a chuté » et « J’étais là le jour où Horus s’est détourné de l’Empereur ».



    Au départ, je me suis dit qu’on aura une espèce de Starship Trooper qui se prend vraiment au sérieux (Et j’adore ce film alors imaginez). Mais ce début de saga est tellement plus ! Nous suivons Loken, un Astarte qui a été accepté dans le Mournival (le conseil de guerre restreint d’Horus). Loken intègre des chroniqueurs dans sa suite pour raconter la Grande Croisade.

    N’oubliez pas que ces tomes ont été écrits dans les années 90 où la Guerre de l’Irak a été programmée pour être bien filmée à la télévision !

    

Au départ, on voit Horus comme une espèce de Dieu sauveur et nous sommes émerveillés par la bataille. Puis, on se rend compte qu’Horus n’est qu’un homme qui intrigue et qui a rendu ses frères jaloux. Il est aussi soumis à la tentation du Warp. Et Horus devient un tyran qui veut renverser l’Empereur et détruire des mondes pour cela.



    On assiste à tout cela sous les yeux de Loken et c’est cela qui est captivant. A partir de quand une armée de libération devient-elle une armée d’oppression ? Quand le journalisme cesse d’être un moyen d’information pour être un outil de propagande ? Quand le culte d’une personne devient une religion dans un Empire qui se veut laïc ?

    

Il y a beaucoup de questions, je sais. Mais j’en ai laissé d’autres de côté. N’hésitez pas à prendre des notes bien sûr car c’est une belle pépite et surtout très dense. Si vous aimez de la Science Fiction militaire : vous allez être servis. Mais derrière l’action et les intrigues, cette première trilogie va vous jeter un autre regard sur la société et sur l’Histoire.


  • Le miroir du mort d’Agatha Christie

    Titre :Le miroir du mort

    Saga : Hercule Poirot

    Numéro de tome : 17

    Auteurice : Agatha Christie

    Traducteurice : Alexis Champon

    Maison d’édition : Editions du Masque

    Genre : Policier

    Date de publication : 1937

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    Nous voilà avec un recueil de quatre histoires d’Hercule Poirot. Ce sont quatre énigmes courtes et bien plaisantes que j’ai beaucoup aimé lire. Déjà, vous le savez, j’aime beaucoup le format nouvelles et puis, on est aussi sur de la déduction pure.

    La première histoire s’appelle Feux d’Artifices. Une femme, Mrs Allen, est retrouvée morte dans sa chambre. Elle a l’arme du crime à la main. Tout le monde pense au suicide mais Hercule Poirot est titillé par un détail, puis un autre et c’est ainsi qu’il découvre le fin fonds de l’histoire. C’est un classique de meurtre dans une pièce close. L’autrice nous donne le temps et les billes pour qu’on analyse tous les détails de cette affaire pour bien entendu nous surprendre à la fin.

    La deuxième histoire s’appelle L’invraisemblable vol. C’est une histoire de vol et d’espionnage. Si on ne lit pas tout attentivement, au risque de louper les indices laissés par Agatha Christie. A chaque fois, je suis épatée car l’autrice arrive à se renouveler elle-même dans les récits qu’elle a déjà développés Et tout est bien entendu exacerbé par le format court .

    La troisième et sûrement la plus complexe porte le titre de cette nouvelle : le miroir du mort. On a tout ce que j ‘aime dedans : une vieille famille aristocrate qui vit sous le joug d’un patriarche -tyran. Evidemment, il meurt assassiné. Evidemment, il avait appelé Hercule Poirot avant. Nous et notre enquêteur, devont décortiquer les témoignages des proches pour déterrer les secrets de famille. Et comme toujours, c’est un élément inattendu et perturbateur qui va tout bousculer. Mais attention, ce détail est toujours plausible. Cette nouvelle m’a laissée comme un goût un peu amer. Et bien entendu, que j’ai aimé cette nouvelle .

    Enfin, la dernière nouvelle s’appelle Trio à Rhodes. Hercule Poirot est en vacances à Rhodes et pense qu’un meurtre va survenir. Nous, on sent cette tension palpable jusqu’à l’événement funeste, voire inévitable. C’est un peu la malédiction d’Hercule Poirot, il analyse tellement la psyché humaine qu’il sent quand un meurtre va se produire. Il fait ce qu’il faut pour que cela ne se produise pas mais les protagonistes ne l’écoutent pas. Cela rend notre enquêteur plus humain et tragique, je trouve.

    En bref, encore un recueil d’histoires que j’ai beaucoup aimé. Je tarde en ce moment de les lire can j’attends toujours le bon moment, d’être au calme pour apprécier cette lecture. Comme toujours, si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à écouter l’épisode dédié d’Agatha Crimstie. Vous apprendrez pleins de choses entre deux fous rire.

  • Ecologie et folie technologique de Francis Jr Bonnet, Audrey Pleynet, Emmanuel Chastellieres et Romain d’Huissier

    Titre : Ecologie et folies technologiques

    Auteurice : Audrey Pleynet, Emmanuel Chastellière, Francis Jr Brenet et Romain d’Huissier

    Maison d’édition : Editions Oneiroi (Vapeur & Mécanique)

    Genre : Science-Fiction

    Date de publication : 20 Septembre 2019

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    J’étais à Trolls et Légendes et je suis tombée par hasard sur ce recueil de nouvelles totalement malheureux et abandonné. C’était triste et je me suis sentie bien entendu obligée de l’adopter. Vous le savez peut-être, mais j’aime beaucoup les recueils de nouvelles et j’aime beaucoup en picorer une par soir. Le thème ici est écologie et folie technologique et ce thème va être traité par le Auteurices. Allez, je le fais rarement mais allons voir le synopsis.

    Le Steampunk invite à revisiter le passé, à renouer avec les racines de notre société. Dans cette Anthologie, on vous emmène au commencement de l’industrialisation, au moment où tout est encore possible pour la planète et par l’homme.Et si les choses s’étaient passées autrement ? Pour le meilleur ou pour le pire ou juste différemment. Prenez place dans notre machine à remonter dans le temps ! Comme je vous le disais, quatre nouvelles pour quatre aspects sur le thème de l’écologie et de la folie technologique. Allons voir cela d’un peu plus près.

    La première nouvelle est d’Amour et d’acier de Francis Jr Brenet. On est dans un monde steampunk, évidemment. Le progrès apporte l’opulence mais cela provoque un gros clivage de classes. On voit ici le héros qui est le fils d’une maison de la classe haute. Et il tombe amoureux d’une jeune femme des classes inférieures ce qui, bien entendu, n’est pas du goût de sa famille. Il partage une drogue avec sa fiancée et commence à muter, ce transformant peu à peu en automate,le forçant ainsi à vivre en esclavage. C’est une critique du monde de l’industrialisation ici. On montre une certaine opulence, des facilités de vie grâce aux produits venant des usines. Mais cela rend les classes ouvrières et moyennes dépendantes de cette société de surconsommation pendant que les classes plus riches s’ennuient mais s’enrichissent encore plus.

    La deuxième nouvelle est Beautés d’Audrey Pleynet. Une femme mariée ne se sent pas belle et elle ne se sent pas non plus considérée au travail. Elle va dans un magasin où elle passe dans une machine qui la rend belle pour la journée. Ainsi, elle se fait remarquer dans son travail. Mais elle change tellement que son mari la quitte. Alors elle continue, complètement dépendante de ses transformations physiques Alors qu’en toute perspective, elle se trouvait plus jolie avant. C’est le culte de l’image que l’on dénonce ici, celle qui gomme les défauts, qui couvre les traces de vieillesse et qui standardise la beauté. Par cette nouvelle steampunk, l’autrice met pile le doigt sur les standards de beauté impossibles à tenir dans notre période actuelle et la profonde détresse pour celleux qui ne pensent pas l’atteindre.

    La troisième nouvelle est L’Homme sans nuage d’Emmanuel Chastellières. L’auteur nous permet une petite escapade dans l’univers de Célestopol et c’est malin, j’ai envie de le relire. J’ai eu aussi envie de revoir un Star Trek. En effet, on fait entrer en contrebande sur la Lune des animaux munis pour les sauver de l’extinction. L’auteur s’attarde bien entendu sur la tristesse de ces exilés mais malheureusement, c’est aussi nécessaire à la survie. Bien entendu, il faut aussi se questionner sur les migrants obligés de quitter leurs pays en guerre ou complètement détruits et de devenir ainsi des exilés, avec de maigres chances de survie .

    La quatrième et dernière nouvelle est Fenshui et Vapeur de Jade de Romain d’Huissier. C’est peut être moi qui n’est pas assez exploré le genre du steampunk mais j’ai rarement vue de la littérature qui mêle inspirations orientales et steampunk. Ici, on est dans une enquête à la Juge Ti. Un magistrat se rend dans le village où il y a des esprits suite à des travaux en cours près d’une forêt. Ici, on va parler plus de respect de la nature et de constructions dans le respect de l’environnement. Ça fait réfléchir sur notre manière d’occuper les sols.

  • Mage de bataille 2 de Peter A. Flannery

    Titre : Mage de bataille

    Saga : Mage de Bataille

    Numéro de tome : 2

    Auteurice : Peter A. Flannery

    Traducteurice : Patrice Louinet

    Maison d’édition : Albin Michel

    Genre : Fantasy

    Date de publication : 2017

    Où trouver le livre ? Clique ici

    J’ai craqué ! J’avais besoin dans ce contexte politique très anxiogène d’une épopée du bien contre le mal. C’est pour cela que j’ai pris le deuxième tome de Mage de Bataille de Peter A. Flannery : pour les batailles, pour les dragons et bien entendu le pouvoir de l’amitié. Oui, en gros, les monomythes universels me rassurent, à ne pas confondre biens sûr avec les mites qui aiment trouer mes tricots.

    Qu’est-ce que je raconte encore ? En fait, le concept du monomythe, c’est un truc élaboré par Joseph Cambell dans la fin des années 40. En gros, selon lui, tous les histoires de héros se ressemblent. On a un gars. Il va quitter son village pour trouver des entités ou des forces surnaturelles. Y’a de la bataille et là, il revient avec la faculté de partager ce pouvoir avec ses proches. Évidemment, selon moi, le monomythe n’est pas universel, il est juste le reflet d’une standardisation d’un certain type de récit occidental. Il y ‘a bien sûr d’autres types de récits que j’essaie de découvrir mais parfois, j’aime bien lire ce type de récit en fait, car il a bercé mes lectures pendant des années.

    Alors, Mage de Bataille, qu’est-ce que ça raconte et pourquoi c’est sympa à lire ? Falco Dante est un héros type de fantasy : il est orphelin, maladif, n’a pas beaucoup d’amis et a une honte sur lui : son père, mage de Bataille, a trahi tout le monde en invoquant un dragon noir et en tentant de le défendre. Parce que oui, on vous apprend de suite que les dragons noirs sont fous et maléfiques et que, dès qu’on en voit un, il faut le tuer. Pourquoi on invoque des dragons ? Et bien, figurez vous qu’il y a des démons qui possèdent des gens, créant des dépossédés. Du coup, il y a une guerre menaçant l’Humanité. Falco se fait un ami, Malaki et une amie, Bryna et tous les trois s’engagent dans l’armée. Falco devient Mage de Bataille, Malaki, chevalier et Bryna, Archère. Avec ce roman, on va voir aussi les intrigues politiques et les stratégies militaires avec des ennemis qu’on ne comprend pas. On voit enfin toute la formation des Officiers, chose que je vois assez rarement dans les livres de fantasy

    Ce que j’ai aimé particulièrement dans ces deux opus, c’est le traitement de la peur sur le champs de Bataille. L’auteur nous montre comment elle s’insinue avant ladite bataille mais aussi pendant. Elle montre les traumas après, bien que cela reste très accessible. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il ne faut pas non plus vous attendre à des syndromes post traumatiques violents mais l’auteur vous montre bien qu’une guerre vous change, que ce soit du côté militaire que du côté civil. On parle aussi de loyauté, de courage et d’amitié dans ce tome comme dans le précédent, d’ailleurs.

    Bref, si vous aimez de l’épique dans votre fantasy, avec des dragons et un soupçon d’intrigue politique, Mage de Bataille vous fera passer un super moment. J’ai pu le tester en audio et en livre, et les deux vont très bien,