• Le Conte de l’assassin de Jean-Philippe Jaworski

    Titre : Le conte de l’assassin

    Saga : Le chevalier aux épines

    Numéro de tome : 2

    Auteurice : Jean-Philippe Jaworski

    Maison d’édition : Les moutons électriques

    Genre : Fantasy

    Date de publication : 14 Juin 2023

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    Quand Jean-Philippe Jaworski annonce qu’il écrit une nouvelle saga de fantasy historique, je sais déjà que cela va être formidable. Je l’avais découvert avec Gagner la Guerre, premier tome des récits du Vieux Royaume puis je suis devenue vraiment accro avec la saga des Rois du Monde. J’ai commencé joyeusement la saga du Chevalier aux épines avec le premier tome appelé le Tournoi des Preux et, me rendant compte qu’un certain Don Benvenuto allait revenir, je ne pouvais que relire Gagner la Guerre. Il faut bien maintenant entamer le conte de l’assassin

    Mais revenons au début : que raconte saga du Chevalier aux épines ? A la Cour ducale, la duchesse de Bromael a été jugée pour adultère. Elle a été répudiée et emprisonnée. Un chevalier aurait pu la disculper mais n’est pas venu au procès. C’est Aedan de Vaumacel. Le duc se remarie et un an plus tard, le Chevalier réapparait. Un tournoi entre les deux parties s’organise mais la guerre est aux portes du duché. Dans ce deuxième tome, un personnage bien connu du roman Gagner la Guerre, entre en scène. Mais pourquoi ? C’est-ce que ce tome va nous révéler.

    Jean-Philippe Jaworski revient au fameux tournoi et nous le revivrons du point de vue de Don Benvenuto. Ainsi, l’auteur nous donne bien évidemment un autre point de vue de la bataille et je dois dire que j’ai beaucoup aimé l’exercice de style. Et vu le personnage, à la fois assassin et espion, on devine bien vite pourquoi la République de Ciudalia a un intérêt dans cette affaire. De roman de chevalerie, ou passe à un roman d’analyse politique et d’espionnage. On pourrait croire que cela ralentirait le rythme mais pas du tout Ce n’est pas parce que nous changeons un peu de style que ce roman va perdre sa caractéristique principale : son côté épique.

    Ce deuxième tome promet un final grandiose. J’ai hâte de la conclusion de cette saga. On pourrait avoir des doutes sur les capacités de l’auteur à maintenir la qualité du récit mais croyez moi, cet homme n’en est pas à son galop d’essai.

  • Kabu Kabu de Nnedi Okorafor

    Titre :Kabu Kabu

    Auteurice : Nnedi Okorafor

    Traducteurice : Patrick Dechesne

    Maison d’édition : Actu SF

    Genre : Science-Fiction

    Date de publication : 2013

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    Il y ‘a dix ans maintenant (déjà ?) Je découvrais l’autrice Nnedi Okorafor avec son livre Qui a peur de la mort ? Ce livre a marqué un tournant dans ma vie de lectrice parce que j’ai découvert des histoires nouvelles, inédites pour moi. Mais on va replacer un peu de contexte là dedans et hop : qui est cette autrice ? C’est une romancière américaine d’origine nigériane qui écrit à la fois de la fantasy et de la science-fiction féministe. Pour exemple du petit raz de marée qui a été Qui a peur de la mort ?, ce roman a obtenu le prix World fantasy du meilleur roman en 2011.

    Dans les thèmes qu’elle propose, il y ‘a déjà un lieu : l’Afrique et maintenant c’est un peu plus courant dans les écrits mais dites vous bien qu’il y a dix ans, en France, lire de la Science-Fiction africaine écrite par une autrice femme et racisée, c’était une petite révolution. On exit alors le héros de fantasy occidental qui va sauver le monde ou l’héroine telle une Guernièvre qui va tout faire pour sauver son peuple et trouver le bon mec. Ici, on a des femmes qui sont certes victimes des hommes parfois, de la guerre aussi mais qui n’ont pas besoin d’eux pour tracer leur chemin.

    Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu du Nnedi Okorafor et, en parcourant ma liseuse en quête de quelques prévisions de lecture, voilà-t-y pas que Kabu Kabu était en attente. Il n’a suffit que de quelques soirées fatiguées pour que je m’oriente vers ce recueil de nouvelles, certaine que je risquais moins de m’endormir au milieu d’un chapitre. Et puis, si vous me connaissez un petit peu, vous savez mon amour des recueils de nouvelles. Vous êtes prêts pour un petit tour de celles -ci ?

    Déjà, on va commencer par mon éclat de rire, ce par quoi tout a commencé il y’ a dix ans pour moi : la révélation qu’il y a autre chose dans la littérature qu’un Géralt de Riv avec sa grosse épée. Le nègre magique, c’est Lance le Brave qui est cet exact stéréotype. Il est bloqué en haut d’une falaise avec un artefact magique qu’il ne sait pas utiliser. Un sorcier Africain apparait pour le sauver, comme de bien entendu. Sauf que… c’est Nnedi Okorafor qui tient la plume. Osez et vous comprend .

    Dans Kabu Kabu, c’est un peu la folie. Ngozi est une Américaine qui doit aller au Nigeria pour le mariage de sa soeur. Mais elle est en retard et elle tombe par hasard sur au taxi clandestin, qu’on appelle un Kabu Kabu chez elle. Elle va arriver à destination mais de manière bien étrange

    Dans la tache noire, c ‘est un conte de deux frères mais un conte bien cruel. Cela parle de haine entre deux peuples et des conséquences sur les enfants métis nés d’un viol ou pas. Avec cette nouvelle, on quitte la légèreté pour retomber dans les thèmes de l’autrice.

    Tomaki est aussi belle et triste que la nouvelle précédente. Dikeogu est un méta humain et doit faire réparer sa machine. Il tombe dans le magasin sur une femme portant une Burqa : Tomaki. Une histoire d’amour sous fond de religion et de haine des méta humains nait de cette rencontre. ici, on ne voit pas la Burqa comme nous les occidentaux : un instrument d’oppression des femmes. Ici, la Burqa permet justement l’anonymat pour des femmes oppressées par la religion. Belle piste de réflexion, non ?

    Avec Comment Inyang obtint ses ailes, les vents de l’Harmattan et les coureurs de vent et Biafra, on garde le même thème des méta humains mais avec des époques différentes et des contextes différents. Est-ce que la fin sera différente ? A vous de le découvrir.

    La maison des difformités, c’est une nouvelle horrifique qui met un peu mal à l’aise. C’est un peu comme dans Northanger Abbey de Jane Austen mais à la sauce Stephen King et Nnedi Okorafor applique cela sur deux adolescentes qui retournent au Nigeria par voir la famille de leurs parents et qui apprennent qu’il y a une vague de disparition d’enfants.

    On continue dans la nouvelle horrifique Avec le Tapis ,deux soeurs achètent un tapis pour la nouvelle maison de leurs parents. Surprise quand elles arrivent, la maison a été vidée de son contenu. La nuit venue, les deux soeurs sont réveillées par des grattements mystérieux.

    Sur la route, on part sur le clash entre traditions et modernités : une Américaine retourne au Nigéria pour voir sa tante et sa grand mère . Elles l’accusent d’avoir perdu son instinct Nigérian J’en dis pas plus mais on est entre le conte et la nouvelle horrifique .

    Icône, c’est très bizarre. Deux aménicains vont dans un village pour chercher un groupe de terroristes. il se passe des trucs. On parle de journalisme et comment voir des groupes terroristes peut vous changer.

    Popular mechanic…. On est toujours au Nigéria où les Americains exploitent le pétrole au détriment des Nigérians. Un homme se fait amputer le bras suite à un incident de pipeline . Il récupère un bras bionique suite à des expérimentations médicales, et pour ceux qui se demandent : oui, cela arrive souvent dans la vraie vie. Cet homme va utiliser ce bras pour piquer du pétrole aux Américains. En cela, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle.

    Dans l’artiste araignée, l’autrice reprend au thème cher aux Amateurices de Science -Fiction : l’éveil de la conscience des robots. Ici, c’est avec une jeune femme et sa guitare

    Bakasi, c’est l’histoire d’une croyance en la magie de la bosse d’un bossu. Mais que se passe-t-il quand un bossu se prend de passion pour la politique ? Il devient un dictateur ! Cette nouvelle nous fait réfléchir sur le pouvoir et le charisme des dictateurs et la force que possède leurs opposants .

    Séparés est l’histoire de deux personnes qui ont un coup de foudre. Leur amour est si fusionnel qu’on les considère comme une seule personne. L’arriivée de leur enfant va changer tout cela.

    La guerre des Babouins est pour moi une parabole du harcèlement scolaire car, en lisant l’histoire de l’autrice, je sais qu’elle en a été victime. Des adolescentes trouvent un super raccourcis pour aller à l’école mais elles se font attaquer et voler leurs déjeuner par des Babouins. Elle sont effrayées mais elles décident de se battre. Qui va gagner ?

    L’affreux oiseau est une nouvelle toute mignonne sur un ornithologue qui cherche à prouver que le dodo a survécu. Il nous montre que cet oiseau est loin d’être stupide mais qu’il est plutôt empathique. Un peu comme quand on parlait du mythe du bon sauvage et de civilisations africaines avant en les qualifiant de primitifs ? Je vous laisse faire le lien.

    Le Bandit des palmiers raconte l’histoire d’une jeune fille qui récolte du vin de palme alors qu’elle n’a pas le droit et que c’est interdit aux femmes. Par son acte, une légende nait qui autorisera les femmes à grimper aux arbres et récolter de la sève de palme.

    Dans l’homme au long Juju, c’est un conte sur un être surnaturel farceur et une petite fille qui se croit beaucoup trop intelligente. Ce conte est trop mignon et le message sur la confiance en soit est top.

    Zula de la cour de récré au quatrième et la fille qui court, cela traite de racisme et de perception des genres quand on est ado. La première, de manière très héroique, avec le parallèle avec Conan le Barbare. La deuxième, de manière plus ancrée dans le réel, car elle fait écho au passé de l’Autrice .

    Vous voyez ? Beaucoup de nouvelles avec des thèmes et des genres très différents. Cela démontre le talent de l’Autrice car l’ensemble reste très cohérent et, surtout, très facile à lire. Vous en trouverez forcément une qui vous plaira.

  • La fille feu follet et autres textes d’Ursula Le Guin

    Titre : La fille feu follet et autres textes
    Auteurice : Ursula K Le Guin
    Traducteurice : Nardjès Benkhadda
    Maison d’édition : Actu sf
    Genre : Fantasy, Essai
    Date de publication : 2002
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    La fille au feu follet est une nouvelle d’Ursula Le Guin. Cela raconte l’histoire d’un peuple, habitant dans une ville et qui s’appelle le peuple Racine. Souvent, ils vont faire des raids pour capturer des jeunes filles qui vivent dans la nature et d’un autre peuple : les filles Poussière. Au travers de cette nouvelle, l’autrice nous montre sans prendre parti les deux cultures de deux peuples, dont l’un asservi l’autre en capturant des femmes qui deviennent esclaves ou épouses. Et elles ne sont pas maltraitées pour autant. C’est donc le récit d’un choc de cultures, d’un choc de religions aussi. Cela montre aussi ce que cela fait quand on est transfuge

    C’est un récit panier typique de l’autrice et je me l’étais réservé pour une soirée en week end. C’est une histoire sans enjeux mais cela fait du bien de lire ce genre de récits. Comme toujours, le style de l’autrice est un régal

    Dans les autres textes, ou y verra des réflexions de l’autrice sur le marché de l’édition de la part de l’autrice dans Lire sans s’endormir et je dois dire que je suis d’accord avec beaucoup de ses points. J’avoue que je ne connaissais pas non plus le côté poétesse d’Ursula K Le Guin et j’ai beaucoup aimé découvrir ce côté de son œuvre et c’est suivi par un texte de Aurélie Thiria Meulmans qui traite justement de la poésie que produit Ursula K. Le Guin. On poursuit sur un deuxième terrain de réflexion de l’autrice qui s’appelle la Conversation des gens modestes. Elle nous parle notamment de l’évolution de la définition du mot modestie. De l’art élégant est un entretien de l’autrice où on découvre son humour un peu caustique Enfin, on retourne avec Aurélie Thiria Meulmans qui va nous relater la vie d’Ursula K Le Guin.

    En conclusion, si jamais vous ne connaissez pas cette autrice et que vous êtes au peu intimidés par son oeuvre je ne peux que vous conseiller La fille feu follet qui est une très bonne porte d’entrée dans son univers. Et en plus, c’est tout petit à lire. Qu’attendez vous ?

  • Emma de Jane Auten

    Titre :Emma

    Auteurice : Jane Austen Maison d’édition : 10/18 Genre : Classique

    Date de publication : 1815

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    Ça faisait au bail que je me disais qu’il fallait que je lise Emma. Et c’est en faisant la spéciale du Dimanche sur la lutte pour le droit des femmes de Choixpitre qu’Aline a fait une petite chronique sur Jane Austen. J’aime beaucoup la plume de cette autrice et j’aime beaucoup ses tentatives qu’elle avait fait pour libérer les femmes à son époque en titillant un peu la bonne société anglaise.

    Et puis Emma, ce n’est pas comme si je ne la connaissais pas puisque j’avais déjà vu une de ses adaptations (sûrement de la BBC). Or, autant vous l’avouer de suite, l’héroine, je ne l’aime pas beaucoup. Alors, je me suis dit que cela ferait un bon exercice de lire Emma pour plusieurs raisons et pas vous montrer aussi quelque chose. Vous savez que j’aime beaucoup le style de Jane Austen et vous savez aussi que j’aime beaucoup son œuvre dans son ensemble. Mais maintenant, vous savez surtout que je ne peux pas voir l’héroïne au peinture. Alors, comment, sachant que ce livre est un bon livre, je vais faire pour ne pas vous dégouter de lire Emma juste parce que je n’aime pas l’héroine principale ?

    Emma est une jeune fille de la bonne société de 21 ans. Elle est orpheline de mère et son éducation a été faite par une gouvernante qui vient de les quitter pour se marier. Ne me demandez pas pourquoi, mais Emma pense que c’est grâce à elle que ces deux personnes sont tombées amoureuses. Comme de bien entendu, alors qu’on lui présente Harriet Smith, une jeune fille naturelle donc sans famille, elle se figure qu’elle va lui trouver un mari. Evidemment, pas grand monde va la contredire sur ce point et tout va partir en cahuettes. Anatomie d’une mauvaise idée, c’est parti !

    Emma, c’est une enfant gatée. Elle n’a pas eu de mère donc les seuls conseils qu’elle a reçus, c’est celle de sa gouvernante, autrement dit, une employée payée par son père. Par ailleurs, parlons un peu de son père : il vit à la campagne, sans beaucoup de relations sociales, il a peur du changement mais aussi des maladies. Autant vous dire qu’Emma n’a pas vu grand monde de son âge et qu’elle a été cocooné. C’est un tyran en puissance, quoi. Alors, oui, cela va mal se passer parce qu’elle se lie d’amitié avec Harriet qui est totalement influençable et impressionnable. Jane Austen montre par là que pas mal de jeunes filles anglaises pensent tout savoir de la vie mais en fait, quand elles se mêlent de la vie des autres, elle va plus les détruire qu’autre chose.

    L’autrice nous montre au travers de cette histoire qu’elle rend agaçante qu’il ne faut pas, tout d’abord, se mêler de la vie des autres, surtout quand on parle de sentiments. Emma, elle est agaçante parce qu’elle veut marier tout le monde alors qu’elle clame haut et fort qu’elle même ne veut pas se marier. Elle ne connait absolument rien dans ce domaine et pourtant… Voilà ! Et ou connait tous.tes quelqu’un dans notre entourage qui a cette manie de vouloir marier ou caser tout le monde.

    Enfin, Jane Austen montre aussi l’hypocrisie de la bonne société anglaise puisqu’elle prône le mariage à tout prix et le mariage qui allie l’amour et l’argent en plus. Et pourtant, cette même société reste figée. On se fréquente entre soit et au se marie entre soit.

    Voilà pourquoi j’ai bien aime lire ce roman et que j’ai apprécié le message que j’ai perçu de l’autrice. Par contre, on ne va pas se mentir, même si Emma évolue tout au long de l’histoire et sous la plume de Jane Austen, il y a un risque que vous n’aimiez pas ce personnage. Et ce n’est pas pour cela que vous devriez ne pas aimer ce roman. Bien au contraire.

  • Citadins de demain de Claire Duvivier

    Titre : Citadins de demain

    Saga : La Tour de garde

    Numéro de tome : 2

    Autrice : Claire Duvivier

    Maison d’édition : Aux forges de Vulcain

    Date de sortie : 1 en Octobre 2021

    Genre : Fantasy

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    Ayant commencé la saga de la Tour de Garde avec le Sang de la Cité, premier tome de la trilogie de capitale du Sud, je me suis attaquée au tome introductif de la trilogie Capitale du Nord : Citadins de demain, me permettant ainsi de boucler l’introduction de ces deux univers. Ici, ou suit Amalia, une jeune aristocrate. Avec son meilleur ami et le fils d’un batelier, ils ont suivi un programme éducatif imaginé par deux familles et nommé citadins de demain. Le but de leurs parents : bousculer un peu une aristocratie qui stagne car le monde en dehors de cette Cité est bien en train de changer.

    Alors, certes, l’expérience a échoué puisque les autres familles n’ont pas adhéré au projet mais on a tout de même trois jeunes gens dont l’esprit a été formé par être curieux de tout. La première conséquence est la prise de conscience de nos deux aristocrates de la classe bourgeoise et du fait qu’une révolution sera peut-etre nécessaire pour permettre à la cité de Dehaven de survivre car même nos deux aristocrates se rendent compte qu’ils sont un peu formatés par leur classe. L’anistocratie et la Bourgeoisie auront donc besoin de s’écouter pour avancer.

    Quant au fiancé d’Amalia, il découvre une ancienne forme de magie et arrive à la réactiver. Or, Dehaven est une cité sans magie. Qu’est -ce que cela va ouvrir comme porte ? Est-ce que cela mène un effet positif ou négatif ? Quel sera l’impact sur la Cité en elle même et sur sn histoire ?

    On va surtout découvrir, grâce à Amalia, toute l’histoire de la Cité. En effet, chez Dehaven, ce sont en majorité les femmes de l’aristocratie qui font fonctionner la cité car, en gros, les hommes aristocrates sont plutôt oisifs. On découvre aussi que cette cité a des colonies et que celles -ci sont en passe de mener une révolution. On est donc à un moment charnière de l’Histoire de la Cité

    C’est évidemment grâce À Amalia qu’on découvre tout cela puisque c’est avec son point de vue que la narration se fait. Claire Duvivier prend aussi le parti de donner un ton assez aristocrate dans la narration, ce qui surprend, surtout quand on quitte Capitale du Sud. Mais je trouve cela très bien fait car cela marque bien la différence entre nos deux univers.

    Mes deux introductions ont été lues et j’ai beaucoup aimé ces deux univers. J’ai hâte de découvrir le déroulé de ces deux histoires et voir comment elles vont se croiser. A bientôt donc pour le tome 2 de Capital du Sud.

  • Le sang de la cité de Guillaume Chamanadjan

    Titre : Le Sang de la Cité

    Saga : La Tour de Garde

    Numéro de tome : 3

    Auteur : Guillaume Chamanadjan

    Genre : Fantasy

    Maison d’édition :

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    Le thème de ce mois-ci dans le club de lecture de Choixpitre est l’Epic Fantasy ou fantasy épique et le premier truc qu’on dit sur ce sous genre, ce n’est même pas un mot, mais une saga : Le Seigneur des anneaux ! Or, si je considère la saga entière du Seigneur des anneaux comme contenant des trucs vraiment épiques, pour moi, cela reste un casse inversé. Et comme tous les sous genres, surtout en Fantasy, c’est compliqué. En gros, selon wikipedia, cela met en scène des aventures sérieuses qui se rattache au genre de l’épopée ou du roman d’aventures et cela met en scène des héros. Sauf que depuis, les romans de fantasy ont évolué.

    Personnellement, quand je pense Fantasy épique, je pense Légende de David Gemmel, et en gros, c’est l’histoire d’un siège. Et oui, il y a des batailles de foufou dedans mais les trois quart du roman, c’est la préparation d’un siège. En plus récent, c’est la saga de la Première loi de Joe Abercrombie mais en vrai, il n’y a que des anti héros dedans. C’est leur comportement qui sera héroïque par la suite. Selon moi, on peut considérer qu’un roman sera de la fantasy épique après coup. Parce qu’il y aura des moments vraiment épiques dedans ! Et c’est tellement pratique quand tu dois choisir un roman que tu n’as pas encore lu. Ah bah ouai !

    Ce n’est pas pour cela que j’allais abandonner. Parce que de la fantasy, j’en ai à revendre. Oui, OK, j’en ai surtout lu mais il reste encore quelques petites choses qui traînent dans ma Pile à lire. Par exemple, en écoutant C’est plus que de la Fantasy de Lloyd Chery, un projet avait été annoncé : une saga de 6 tomes écrite à 4 mains par Guillaume Chamanadjan et Claire Duvivier et le principe c’est que chaque auteurice va traiter d’une ville. Guillaume Chamanadjan traite de la capitale du Sud et Claire Duvivier traite de la capitale du Nord. Et la réunion de ces deux mini saga dont on lit les tomes en alternance va permettre apparemment d’avoir un truc vraiment épique.

    Ok mais quid de la Fantasy Urbaine ? Ah bah oui, ce sous genre un peu fourre tout où des créatures légendaires ou féériques ou mythologiques vivent dans un centre urbain ? Où magie et technologie s’y côtoient ? On en parle ? Parce que deux sagas de fantasy où tout ce qu’on sait apparemment c’est qu’il y a de la magie dans l’un et pas dans l’autre mais sans te dire laquelle sinon c’est pas drôle et qui se passe dans des cités ? Autant vous dire que lorsque j’ai commencé Capitale du Sud, tome 1 : le Sang de la Cité de Guillaume Chamanadjan, je savais bien que j’allais aimer cette saga mais est ce que cela allait rentrer dans le thème de la fantasy épique bordel !

    PASSONS ! C’est avec les mains qui tremblent pour ne pas dire les fesses que je commence le Sang de la Cité en me disant qu’au pire, j’avais un tome 2 qui pouvait convenir (Mage de bataille de Peter A; Flannery pour ceux qui aimeraient savoir). Nous sommes dans la Cité, une mégalopole surpeuplée et qui est composée de différents duchés qui ont des noms d’animaux. Dans cette cité, on va suivre Nox, un commis d’épicerie qui aime la poésie. On sait pas bien qui il est parce qu’il se fait traiter de Suceur d’Os mais la personne proférant l’insulte n’a pas l’obligeance de nous l’expliquer. On sait aussi qu’il a une sœur : Daphné. Qu’il habite dans la maison du Duc de son quartier mais on ne sait pas trop non plus quels sont les véritables liens.

    Bref, un jour, sa soeur plante la main de Guennaffie, une fille de Duc et parce que la Daphné, ça a l’air d’une frapadingue, le Duc envoie Nox s’excuser à sa place. En discutant un peu avec Guennaffie qui n’a pas l’air très rancunière, il reçoit un livre de poésie. Sauf que les poésies sont atypiques. Pendant ce temps là, son Duc veut creuser un canal dans la Cité. Et je ne vous en dirai pas plus mais clairement, à ce stade de l’intrigue, j’avais ce double sentiment que 1 : ca a l’air trop bien parce que des intrigues politiques à foisons, j’adore ça dans un roman de Fantasy, mais bordel, il est où l’épique là dedans dans les livraisons d’un commis !

    Heureusement quand même que j’étais au courant qu’un Hobbit pouvait changer la face du monde parce que je me sentais vraiment très mal. Est ce de la fantasy epique ! Ouai, y a de la bataille finale, des enjeux, un twist d’enfer, je vous laisserai lire pour trouver tous ces points. Est ce que cela rivalisera avec la bataille du Gouffre de Helm, bah calmez vous quand même ! On est dans une cité pas dans une forteresse avec plusieurs armées qui vont te foncer dedans. Mais si on considère que cette Cité représente un pays en lui meme, pas de soucis, proportionnellement, c’est carrément épique.

    En vrai, faut il lire cette saga de la Tour de Garde si on aime de la fantasy épique ? Oui, je pense sincèrement que la saga entière va être épique. Mais le Sang de la cité introduit vraiment le contexte politique de la partie Capitale du Sud. Mais si on considère Nox, notre héros et ses amis (Servain et Guennafie), ils sont carrément épiques. Il y a un truc qui m’a frappé dans ce premier tome, c’est que toute cette cité et tout ce premier roman correspond à un jeu similaire aux échecs qui s’appelle La Tour de Garde (d’où le nom de la saga, un truc de malade).

    Et en vrai, on peut voir les évolutions de Nox en fonction des pièces qu’il joue dans son jeu car on va parler aussi de stratégie de la Tour de Garde qui s’applique aussi dans la vraie vie. Comme aux échecs en fait ! Ne me demandez pas comment se joue ce jeu, mais d’après ce que j’ai compris, il y a des pièces qui changent et tu peux choisir quels types de pièces tu peux jouer. Et bien, Nox découvre des pièces pour jouer dans le jeu au fur et à mesure.

    Enfin, quand on parle de fantasy épique, il faut vraiment s’intéresser aux héros. Le principal sera évidemment Nox puisqu’on le suit partout. On découvre au fil du roman une grande partie de son histoire. Ce n’est pas à prime abord un preux chevalier sans peur et sans reproche. Cet adolescent sait qu’il est au milieu de pleins d’intrigues et qu’il risque sa peau tout le long du roman. Et surtout, on tente de découvrir avec lui les enjeux de cette construction de canal qui va traverser toute la Cité.

    Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est qu’aucun des personnages n’est blanc ou noir. On peut avoir des soupçons sur ce qui se trame dans la Cité pour à peu près tout le monde. Chacun a ses secrets et c’est justement la position de Nox, je le rappelle, commis d’épicerie donc qui connait la vie de tout le monde, qu’on tentera de démêler tous les fils de l’intrigue. C’est prenant, c’est haletant et pourtant, on aime prendre son temps pour tenter de découvrir les quartiers de la Cité, ses habitants et son Histoire.

    Tentez le coup. Même que je suis en train de lire le tome 2 qui se situe dans la Capitale du Nord pour avancer un peu dans toute cette intrigue. Alors dites moi ? La fantasy épique, c’est juste une grosse bataille qui tâche, des enjeux mondiaux ou c’est tout un récit qui monte en puissance pour aller vers un dénouement explosif ? Racontez moi tout !

  • L’évangile selon Myriam de Ketty Steward

    Titre : L’Evangile selon Myriam

    Autrice : Ketty Steward

    Maison d’édition : Mnémos

    Date de sortie : 8 octobre 2021

    Genre : Science-Fiction

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    Myriam, elle aime lire et écouter des histoires. Et c’est pas facile d’en trouver là où elle vit car Myriam est dans un monde post apo, où les livres ont plus servi comme démarrage de feux de camps que de lecture. Et comme elle amasse beaucoup d’histoires dans sa mémoire et qu’elle fait partie d’un ordre religieux, elle va tenter de les combiner pour en faire une évangile.

    Vous allez me dire, voilà qui me semble bien sérieux pour une lecture. Qu’est-ce qu’il y’ a donc comme récits dans cette évangile ? Et bien il y a de tout : des contes, des paraboles religieuses, des réflexions. Et là, vous allez me tomber dessus en me disant que cela ne va rien vous apporter. On connait déjà tout cela.

    Vous ne me voyez pas, là, dernière mon écran, mais je ris bien. Vous avez oublié deux informations importantes écrites dans le premier paragraphe de cette chronique et une cachée dans la couverture de ce livre.

    La première chose que vous avez oublié, c’est que dans ce monde, il n’y a pas beaucoup de livres. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que, même si certains récits sont figés dans le texte, une grande partie des récits sont revenus à la tradition orale. Ils sont donc mouvants, plus adaptés à une époque comme, vous savez ?, ce livre qu’on appelle la Bible et qui n’a bougé que très peu depuis le XVème siècle ? Et oui, ce n’est que des textes choisis de tradition orale mais c’est bien avec l’apparition de l’imprimerie de Gutemberg qu’elle s’est vraiment figée pour tout le monde. Quant aux cartes, on en reparle de Charles Pernault ou des frères Grimms (et encore plus Disney par la suite) qui ont imposé leur vision en couchant des histoires qui voyageaient dans le temps et dans l’espace ? Pour info, Cendrillon a tout de même des origines chinoises datant du VIII ème siècle : c’est un autre délire que les dessins Animés.

    La deuxième chose est la narratrice : Myriam, une jeune femme qui n’a pas connu notre monde. Et puisque c’est elle qui écrit, c’est sa vision de ces récits qu’on va avoir. Aussi, si vous vous demandez quelle pourrait être la version de nos vieux récits faits par une jeune femme moderne, je vous conseille vivement ce fix up. C’est hilarant, piquant, pertinent, et cela va pas mal vous bousculer. C’est très agréable à lire tant par la forme que par le fond puisqu’on va dépoussiérer tout cela.

    Enfin, dernière Myriam, ou la référence cachée que vous voyez tous.tes sur la couverture. C’est l’autrice biens évidemment : Ketty Steward. Dans tous ces récits qui traitent du Bien et du Mal, elle va vous inclure une troisième fonce : Alphonse qui est le principe de Réalité. Le rôle d’Alphonse, c’est de nous dire ce qui va se passer. Il va nous forcer un petit peu à réfléchir aussi sur la notion que nous avons nous du bien et du mal et d’où ces notions peuvent venir

    C’est la force de l’Evangile selon Myriam. L’autrice nous donne ses clés de réflexion mais elle ne vous impose pas sa vision. Avec ce livre, vous n’aurez pas d’héroïne à proprement parler, ni d’histoires parce qu’on les connait déjà toutes. Par contre, on a des questionnements sur comment on les perçoit, ce qui vous permet aussi, quelque part, à vous interroger sur comment vous voyez le monde. Enfin, entre nous, c’est vous aussi qui choisissez. Cela peut aussi être une bonne relecture de textes que vous connaissez déjà. A vous de voir

  • Ni vues ni connues de Georgette Sand

    Titre : Ni vues ni connues

    Autrices : Collectif Georgette Sand

    Maison d’édition : Pocket

    Date de parution : 2017

    Genre : essai, Histoire

    Où trouver ce livre ? Ici

    Faut que je vous raconte ! Milieu du mois d’Avril, je passe un week end chez mes parents. J’ai cette chance d’avoir des parents avec qui je m’entends bien donc j’ai été chouchoutée, on a bien parlé, on a aussi fait de belles ballades. Mais, mon père et mon compagnon adorent faire un truc ensemble, regarder le sport à la télévision. La bonne nouvelle, c’est que j’avais du temps pour lire. J’avais donc pris Ni vues ni connues du collectif Gorgette Sand, en me demandant quand même si cela allait être une bonne idée parce que, ne le cachons pas, quand on est en famille, on est interrompus pleins de fois dans nos lectures.

    Je ne le savais pas encore mais j’avais pris le livre idéal : Ni vues ni connues, c’est 75 portraits courts de femmes invisibilisées dans l’Histoire par les hommes. Ces portraits ne sont pas par ordre chronologique mais par thème. Chaque portrait est court – trois pages – avec une photo et ou une illustration de la femme qu’il présente. On a une courte biographie de ces femmes mais surtout, en quoi elle a influencé son époque, dans quel domaine et comment et pourquoi elle a été invisibilisée. Enfin, si l’histoire de cette femme vous a intéressée, et bien vous avez le nom de trois autres femmes dont vous pouvez chercher l’histoire

    Je vous avais dejà parlé du livre Les Grandes Oubliées de Titiou Lecoq en vous disant que c’était une bonne introduction sur l’histoire des femmes. Et bien, permettez moi de changer d’avis parce que Ni vues ni connues est bien meilleur comme introduction. En effet, Les Grandes Oubliées faisait un tour de l’Histoire dans l’ordre chronologique et, s’il veut démontrer que tout au long de l’Histoire, les femmes ont été invisibilisées, oui c’est bien. Mais au survole.

    Par contre, cette petite lacune qu’on voit dans les Grandes oubliées est totalement effacé avec Ni vues ni connues. Pourquoi ? Les autrices ici s’effacent au profit des personnages historiques.. Ce que je veux dire par là, c’est que si vous n’aimez pas le style de Titiou Lecoq, si vous décrochez à un moment dans votre lecture, vous louperez forcément une femme. Ici, vous avez tout un collectif d’autrices, avec chacune une plume différente. Et surtout, vous trouverez forcément un portrait que vous aimerez bien puisque ces personnages sont classés par thème.

    L’addition de ces formats courts était idéal pour ce week end car j’ai lu une ou deux biographies et après, j’ai fait ma vie. Et je vous conseille vraiment de le lire comme ça. Je vous conseille d’ailleurs de vous procurer quelques marque pages puisque, pendant que j’allais prendre ma douche, et bien ma mère a picoré une ou deux bios de son côté. Aussi, mon conseil est le suivant, si vous tenez à partager votre lecture, embarquez ce livre avec vous. Il attirera forcément l’oeil de quelqu’un dans votre entourage. Si ce livre a été écrit par un collectif de femmes, il est aussi idéal pour être lu en collectivité.

    Et c’est en cela qu’après un mois, je révise ma position en vous disant que c’est ni vues ni connues qui est idéal pour vous introduire sur l’Histoire des femmes. Parce que ce livre là, vous le lirez plusieurs fois, vous le partagerez. Il est fait pour vous accompagner et pour vous faire communiquer. Et pour moi, c’est vraiment ce que j’aime et dans l’Histoire, et dans la Littérature : ce sont plus que des faits et des choses à lire, c’est du vivant !

  • Dernier combat de Joe Abercrombie

    Titre : Dernier combat

    Saga : La dernière loi

    Numéro de tome : 3

    Auteur : Joe Abercrombie.

    Traductrice : Maryvonne Sossé

    Maison d’édition : Bragelonne

    Date de parution : 2009

    Genre : Fantasy

    Où trouver ce livre ? Ici

    C’est le dernier tome de la trilogie de la Première Loi et il y’a un constat très douloureux pour moi : j’ai beaucoup de choses à vous dire mais je dois faire très attention à ne pas vous spoiler. Ça ne va pas être simple du tout mais, accrochez-vous, car promis, en temps et en heure, on fera un point sur l’univers de la Première Loi.

    Alors, qu’est-ce qui se passe ici ? Logan Neuf Doigts a terminé sa quête avec Bayaz, Ferro et Jezal. Il retourne donc dans le Nord pour affronter son ennemi de toujours : Bethod. Ça tombe bien parce que Bethod mène un siège dans le Nord contre ses compagnons : West, Renifleur et son ancien groupe de combattants.

    Jezal dan Luthar, lui, rentré au bercail se figure qu’il est un héros et il va rentrer en conquérant chez l’élue de son cœur : Hardy, la sœur de West. Sauf qu’il se prend la douche froide parce qu’il se rend compte que les femmes qui attendent leurs prétendants en guerre ne font pas qu’attendre. Elles vivent l’enfer de l’incertitude, la peur de la guerre et le sentiment d’abandon. L’auteur nous démystifie totalement la vision romantique de la Belle qui attend et nous montre justement la réalité de ceux qui restent. Évidemment que Jezal va faire de belles promesses qu’il ne pourra pas tenir car il est au pion dans les mains de Bayaz.

    Glokta, lui, sait bien qu’il est un pion mais il doit quand même faire le travail. Quel est-il ? Manipuler les élections du nouveau Roi de l’Union. Sauf que les deux personnes qui l’emploient : l’Insigne Lecter et la Banque ont des idées très différentes sur cette élection. Comment va-t-il faire pour rester en vie ?

    Enfin, la guerre étant au bord de la capitale de l’Union, Bayas a un plan. Comme toujours, ce plan est franchement casse gueule et, au moment où on lit ces pages, nous, lecteurs, on se demande bien comment cela va tourner.

    Vous le voyez, ce troisième tome est une véritable poudrière. Par ceux qui ont lu les tomes précédents, on voit l’évolution de la géopolitique mais aussi des personnages que j’ai mentionnés. L’auteur maitrise admirablement son sujet. et il n’y a pas un seul moment où vous soufflez dans ce livre. C’est l’explosion finale. Tout ce que je peux vous conseiller, c’est de vous mettre des réveils tout au long de votre lecture afin de pouvoir manger et dormir, au moins. Cela se passera très bien.

  • The Magic Order de Mark Millar et Olivier Coipel

    Titre : The magic Order

    Numéro de tome : 1

    Auteur : Mark Millar

    Dessinateur : Olivier Coipel

    Traducteur : Thomas Davier

    Genre : Comics, Fantastique

    Maison d’édition : Editions Panini

    Année de parution : 2019

    Où trouver ce comics : ici

    Il y a quelques temps, Mark Millar a signé un deal avec Netflix pour quelques productions, dont cette saga qui devait avoir un développement en série mais depuis, il y a eu la crise du COVID 19 et la grève des scénaristes. Autant vous dire que nous en sommes au point mort. Comment j’ai entendu parler de cette saga ? Sûrement en écoutant un épisode de First Print et j’avais bien aimé ce qu’il avait fait avec Civil War.

    C’était donc parti pour un tour ! L’intrigue ici, c’est qu’il y a cinq familles de magiciens qui ont prêter serment de protéger les humains contre des créatures. Sauf que, depuis quelques temps, tout le monde meurt assassiné. Qui a ourdi ce plan machiavélique ?

    Ce qui m’a frappé au début, c’est le dessin. Dans ce tome, c’est fait par Olivier Coipel et j’avoue que pour le plaisir des yeux, c’est déjà un vrai plaisir. Mais il n’y a pas que les jolies images dans la vie, il faut qu’il y ait une intrigue qui tienne et des personnages intéressants. Et oui ! Je devient difficile..

    L’intrigue est plutôt tournée comme une série. Ce premier tome est vraiment monté comme une première saison, cela ne s’arrête jamais ! Ce premier opus est vraiment un page turner et le matin avec un petit dej au lit, c’est parfait. L’intrigue est parfaitement bien menée et il y a de tout : de l’action, du mystère, de l’humour, du drame !

    Quant aux personnages, ils ont un beau début de développement ! On a la famille Moonstone qui a un sacré pédigrée ! Léonard est le chef de famille et c’est un magicien professionnel qui se produit au Coliseum Theatre. Ce n’était pas un mari exemplaire car on sait qu’il est séparé de sa femme suite à ses infidélités. Sa fille, Cordelia, est un peu la rebelle de la famille alors qu’en fait, elle suit bien les traces de son père. Elle est prestidigitatrice et anime des fêtes d’anniversaires. Cela dit, elle est un peu tête brûlée. Regan est le cadet et est propriétaire d’une discothèque. Il assiste son père mais semble assez violent tout de même. Gabriel est le fils aîné mais il a renoncé à sa magie suite au décès de sa fille.

    Edgard, le frère de Leonard est le gardien du château. Il a l’air tout gentil voire, un peu tonton gâteau mais on sous entend très souvent qu’il est plutôt dangereux. Madame Abany est la cousine de Leonard et elle semble totalement instable. On sent que c’est elle la méchante du lot.

    Le but de ce tome est bien de savoir qui a fait le coup, certes, mais pourquoi. Cela nous plonge dans les histoires de famille, avec beaucoup de magie et d’interactions avec les personnes. C’est bien cela l’intérêt de ce tome. Après, qu’est ce qu’il va se passer après, quels seront les enjeux ? Je ne sais pas.

    Lire le premier tome pourrait suffire mais il n’est pas impossible que je me laisse tenter par la suite. A voir si la qualité sera toujours au rendez vous !