
Titre : Azymantias
Auteur : David Catuhe
Maison d’édition : Auto-édition
Genre :Fantasy
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Vous connaissez David Catuhe ? Mais si il est déjà venu dans le podcast. Allez farfouiller, vous aurez tout un mois consacré à ses livres. Eh bien, David, il n’a pas voulu écrire le troisième tome de sa saga du Cycle des Titans en moins de deux mois. Franchement, ce n’était pas sympa. Mais c’est quand même quelqu’un de bien puisqu’il m’a refilé quelques jours avant le troisième tome. Et c’est un tome dédié à un personnage qui m’intriguait beaucoup : Azymantias.
Mais la saga des Titans, pour celleux qui débarquent un petit peu ici, cela raconte quoi ? On démarre sur une héroïne, Ménilmonée, qui est mycomantienne. Pas qu’elle aime étudier vos petites mycoses, mais elle sait parler aux champignons. Et pourquoi pas. Ménilmonée, elle vit dans un monde de fantasy avec son amie Auréal dans un village qui est chapeauté par un Titan : un gros animal végétal trop joli, mais faut aller voir les illustrations de l’auteur pour cela. Or, le Titan du village, Torka, tombe malade. Les deux amies décident de partir dans les villages voisins pour trouver une solution. Dans le deuxième tome, on suit Valianara quelques cycles plus tard, qui va entrer dans l’Académie qui est dirigée par Ménilmonée. Sauf que Ménilmonée a découvert la vérité sur les Titans et elle aura l’aide d’un nouveau personnage, un vieux mage appelé Azimantias. D’où le tome : Azymantias où l’on poursuit l’intrigue avec ce mage rebelle et bien entendu le reste de nos personnages.
C’est de l’auto-édition et cela paraît aujourd’hui. Vous retrouverez bien entendu les liens pour vous procurer la saga. Et David Catuhe, c’est un ingénieur logiciel, il est parti à Seattle pour le boulot et surtout, 45 ans, plutôt que d’acheter une nouvelle voiture, il s’est dit : Hey! J’aime dessiner, j’aime écrire des histoires. Chocapic ! Et vous avez vraiment tout un mois de chroniques pour vous dire à quel point il a fait une évolution dans ses récits et dans ses illustrations, alors allez-y, foncez ! En plus j’ai trafiqué une image de lui avec une couronne trop kiki. Ça vaut le détour. Mais la vraie question que vous vous posez certainement, c’est : Est-ce que la saga du Cycle des Titans est terminée ? Et sinon ? Est-ce qu’on aura le tome 4 la semaine prochaine ?
Azymantias, un nom qu’il est pas facile à dire .
Vous ne le voyez pas, mais je suis persuadée que l’auteur a bien ri en écrivant ce personnage et surtout en trouvant son prénom. Car dans ma tête, on oscille entre Aximantas, et d’autres déclinaisons et cela se termine régulièrement par : David, tu me saoûles ! Prénom bien connu en fantasy. Et comme c’est un mage vieux et que tout le monde le craint, personne ne va lui donner de petit pseudo à Azymantias. Donc si votre esprit a décidé de bugger sur le prénom, vous en aurez pour 240 pages de pur cafouillage.
Mais est-ce que c’est la seule particularité de ce tome ? Lectrices de peu de foi, bien entendu que c’est juste un détail pour appâter un peu votre attention. Ce qu’il faut retenir ici, c’est le développement de Davidtumesaoûle. On l’avait en pur esprit un peu rebelle au tome 2 et qui change de camps. Autant vous dire qu’au tome 3 et en ayant récupéré une enveloppe charnelle, Azzy (oui, l’auteur a mis son veto pour donner un pseudo lui-même plutôt que d’avoir des piques de ma part. Maintenant j’entends Azzy ! Lumière !) A une évolution plus que difficile. Parce qu’on n’aime pas tellement quand quelqu’un change de camp.
Et cela rappelle plein de choses. Allez, on lâche des méchants mots. Traitrise, défection ! Et dans un petit tome illustré, tout simple bien entendu, on va le traiter parfaitement. On a déjà fait le point de vue militaire au tome 2. Je vous spoile un tout petit détail, mais effectivement, Azymantias a été interrogé et on a vérifié ses informations. Ménilmonée l’a fait de version soft, mais elle l’a fait de manière assez stratégique et militaire. Dans ce tome-ci, Azymantias va subir sa défection selon la mécanique de groupe et aussi avec une bonne mécanique des jeux de rôle. Dans l’Académie, tout le monde à part Valianara qui a abrité l’esprit d’Azzy (Lumière!). C’est même devenu un mentor et cela permet de donner une bonne dynamique et aussi un très bon ressort narratif pour découvrir l’autre camp. Il va bien entendu avoir une espèce de quête de rédemption puisqu’il va aider le camp de Ménilmonée et surtout, il va faire avec le fait que pas grand monde lui fera confiance en dehors de notre troupe d’héroïnes. Parce que oui, Azzy il va être entouré d’héroïnes et David, il va encore confirmer ce qu’on pensait de lui dans les deux premiers tomes
Le Cycle des Titans, une saga qui met les meufs à l’honneur
Qu’est-ce que j’aime voir l’évolution de nos héroïnes : Ménilmonée, Auréal et Valianara. Concernant Ménilmonée et Auréal, on a le plaisir de les voir partir de nouveau pour une aventure, comme dans le tome 1. Avec bien évidemment des femmes qui ont changé leur rapport à l’aventure. Elles ne sont pas du tout l’archétype d’elles-mêmes. Au fil des cycles, elles ont changé personnellement, mais bien entendu professionnellement. Et puis il y a la pression politique face à la menace qui se trouve en face. Elles acceptent bien entendu la difficulté de leur tâche, mais avec l’aide de leur groupe, cela se passe très bien. Vous n’aurez pas de doute quant à la difficulté de leur tâche, mais elles avancent sans refuser l’aide qu’on leur propose, mais aussi en étant assez solides sur leurs capacités et leurs convictions pour savoir qu’elles feront le maximum pour trouver une solution.
Quant à Valianara, c’est devenue la disciple d’Azzy (lumière !) Cela ne veut pas dire qu’elle est sous l’influence d’un vieux mage renégat. Elle accepte son enseignement. Ils ont un lien fort entre eux, mais elle a aussi ses idées bien à elle et n’hésite pas à le faire savoir. Tout comme elle n’a pas peur d’exprimer ses doutes et ses peurs aussi. Ce qui est vraiment important, car on n’est pas sûr d’un personnage important dans l’intrigue qui va tout bien faire de suite. Elle galère. Elle a beaucoup trop de responsabilités pour son âge et son niveau, mais avec notre groupe entier, elle va y arriver. Elle est l’incarnation parfaite de la jeune étudiante qui arrive dans une intrigue au mauvais moment, au mauvais endroit. Et le but des adultes autour, c’est de tenter qu’elle s’en sorte sans trop de dommages.
Et les illustrations ?
Ah, je sens que vous attendez mon expertise là-dessus. Eh bien les dessins, ils sont jolis. Et bim ! Bien entendu, des illustrations sont disponibles via le site de David. Comme d’habitude, je ne vais rien pouvoir vous dire de plus sur les illustrations, sauf qu’elles font exactement ce que je leur demande : me faire imaginer ce monde de fantasy. Sans trop y aller avec les détails. Surtout pour éviter un paragraphe de descriptions.
Plus sérieusement, bien entendu que la narration est fluide. Vous pouvez totalement lire ce cycle des Titans en mode détente pour suivre une chouette aventure, mais aussi y découvrir des sens un peu plus cachés, des réflexions de par la manière dont l’auteur vous délivre cette histoire. Et moi, c’est la deuxième partie que j’aime bien. Car on a une manière d’écrire très fluide et surtout très accessible, que ce soit pour des adolescent.es mais aussi pour des adultes. Je le maintiens, c’est une saga liée qui se lit à plusieurs pour échanger
Que lire après Azymantias ?
- Dans un univers un peu plus sombre et plus adulte, mais qui prend une manière de raconter le monde des sorciers différemment, la saga Millepertuis de Julia Thevenot
- Avec des graphismes, vous pouvez tenter, bien entendu, les Bergères Guerrières de Jonathan Garnier et Amélie Fléchais qui vous fera réfléchir sur la guerre et la genrification des métiers.
- Pour avoir un récit avec de belles illustrations : Mémoires de la forêt de Mickaël Brun-Arnaud.
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