
Titre : Valianara
Auteur : David Catuhe
Maison d’édition : Autoédition
Genre : Fantasy
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Il y a quelques temps maintenant, je vous faisais un mois spécial David Catuhe et comme Monsieur n’a pas voulu publier le deuxième tome du Cycle des Titans, on a été obligés de lire un livre en commun : Gideon la neuvième de Tamsyn Muir. Mais que fait la police ? Bref, la sortie du deuxième tome, c’était cette semaine. J’ai eu le droit de le lire un tout petit peu en avance. Non, le troisième tome ne paraîtra pas le mois prochain parce que soi-disant qu’écrire un livre et en faire toutes les illustraions, ça prend du temps. C’est pas grave, on lui en voudra juste beaucoup et oui, vous pouvez me faire confiance pour le harceler pour la publication du petit troisième mais là tout de suite, on va parler de Valianara, le tome 2 du Cycle des Titans de David Catuhe et c’est en auto édition.
Nous sommes quelques cycles après les aventures de Ménilmonée et une chose a bien changé, c’est que maintenant, on a une académie des Garde-Savoirs. Vous vous souvenez de ce qu’avait découvert Ménilmonée ? Si non, allez lire le premier tome. Cette révélation était si choquante qu’elle a décidé deux mesures. La première, ne rien dire à tout le monde de suite car le choc psychologique de la génération précédente sera trop important. La deuxième, impliquer la jeune génération dans les recherches et entamer ainsi le processus de réparation avec elle. C’est comme cela qu’on découvre Valianara qui va entamer sa première année à l’Académie.
Comment David Catuhe réussit à traiter de sujets totalement différents en restant dans la continuité de sa saga ? Quels vont être les nouveaux enjeux de cet univers ?
Dans ce deuxième tome, on bascule dans une fantasy plus urbaine.
Le lieu de l’intrigue va changer puisque cette fois-ci, on ne va pas voguer de villages en villages, mais on va évoluer dans une ville et plus particulièrement dans une académie qui est une université en fait. L’auteur va nous montrer comment les lieux peuvent très vite changer quand il y a des gens qui les fréquentent. Dans les descriptions, on ne reconnaît plus les lieux et surtout, ils ont été aménagés pour servir d’habitation et de lieux de recherches pour les étudiants. Et j’ai beaucoup aimé deux choses là-dedans. Tout d’abord, il y avait assez de descriptions, mais pas trop pour qu’on puisse se mettre dans l’ambiance. Et surtout, les étudiants ne font pas… Qu’étudier. Ils font leurs soirées, ils discutent, ils tombent amoureux et surtout ils se posent des questions.
Ensuite, cette académie fait fonctionner l’économie locale. Ainsi, on voit le marché, mais aussi l’application de la technologie sur la monnaie, par exemple. Ici, on découvre que dans ce monde, il y a une espèce de revenu universel. De même, l’école semble gratuite. Ainsi, l’érudition en est stimulée car les élèves ne pensent qu’à étudier. Et l’enjeu, ici, c’est de réapprendre du savoir inconnu pour aider un peuple, pour savoir ce qu’il s’est passé.
On y voit aussi une confiance accordée à la plus jeune génération
Dans n’importe quel roman où il y a des élèves et des professeurs, on voit toujours le même pattern : les jeunes découvrent un danger, aucun adulte ne les croit et ils doivent se débrouiller pour sauver l’école, voire le monde. Ici, ce n’est pas le cas. Quand Valianara découvre quelque chose, non seulement on la croit, sincèrement, mais on lui donne aussi les moyens et l’aide pour continuer. Je sais, cela n’a l’air qu’un coup de plus au détour d’une page mais croyez-moi, cela nous fait gagner tellement de temps car cela change totalement la dynamique de l’intrigue. Et résultat, j’ai l’impression d’avoir un récit plus léger alors qu’on traite de sujets extrêmement graves.
Car oui, on parle ici de chercher à savoir pourquoi des massacres ont été commis. Qui a verrouille tout le savoir de la planète ? Pourquoi ne laisser aucune chance à la génération future ? Et surtout, comment réparer sans traumatiser encore plus toute une génération ? Alors qu’on n’a pas accès à toutes les réponses ? C’est bien les enjeux du deuxième tome, et je peux vous garantir que ces questions-là, elles vont vous trotter dans la tête et vous regarderez l’Histoire et l’actualité autrement.
La nouveauté de ce deuxième tome, c’est une double narration indépendante.
Et oui, David Catuhe commence à nous habituer, mais pour les petits nouveaux qui débarquent, je vais vous prévenir. Chaque livre est l’occasion pour lui de tester quelque chose de nouveau. Forcément, je n’attendais de voir que la nouveauté du moment. Et comme toujours, je n’ai pas été déçue. Sans vous dévoiler l’intrigue, l’auteur a alterné une narration dans le passé pour que nous, lecteurs, on ait des données supplémentaires par rapport aux personnages principaux. Mais aussi pour nous offrir d’autres perspectives sur ce qui se passe.
La double narration, c’est souvent casse-gueule, faut l’avouer. Car il faut impérativement que les deux narrations se répondent, sinon on perd le lecteur. On perd le rythme du récit. Eh bien, David Catuhe a encore réussi son défi haut la main et je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai hâte de voir lequel il choisira pour le troisième tome. Vous savez ? Celui qu’il ne veut pas publier le mois prochain.
Et enfin ?
Bien entendu, je n’ai pas parlé des personnages car je ne veux pas vous spoiler. Ce que je peux vous en dire, c’est qu’ils sont différents de ceux du tome 1. Et c’est aussi important car dans bon nombre de sagas, on prend des archétypes de personnalités, on leur colle un autre prénom et hop, ça fait la farce. Ici, on sent que chaque personnage a été pensé et pensé dans la durée. Ils ont leur part d’ombre, leurs secrets, ce qui est assez différent des héroïnes du premier tome qui étaient vraiment solaires. Mieux ! Nous rencontrons certaines personnes du premier tome qui ont passé quelques cycles et qui ont dû vivre d’autres aventures, endurer d’autres épreuves. Et cela, l’auteur l’a pris en compte aussi. On les reconnaît, mais on peut aussi s’amuser de voir les effets du temps sur elles.
Et les illustrations, alors ? Toujours aussi magnifiques, toujours un très bon support descriptif. J’espère que vous admirerez mon éternel : Les dessins, ils sont jolis, toujours à la pointe de l’expertisme. Je vous rappelle toutefois que si vous les aimez ou si vous voulez les découvrir, vous en trouverez à disposition sur son site car certaines sont en accès libre. Personnellement, je m’en suis fait quelques fonds d’écran.
Que lire après Valianara ?
- La saga des Maîtres enlumineurs de Robert Jackson Bennet et celleux qui connaissent l’histoire comprendront de suite à quoi je fais référence.
- Tress et la Mer d’Emeraude de Brandon Sanderson car les héroïnes n’ont pas besoin d’être parfaites pour être de bonnes personnes
- La saga Legendes & Latte de Travis Baldree pour l’ambiance un peu cosy que je retrouve quand même ici.
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