Il y a des bandes dessinées, dans la vie, où vous voyez la couverture et vous savez que vous allez la prendre. D’autres où, quand on vous en parle, vous savez que vous devrez la lire parce qu’elle va vous impacter. Avec It’s lonely at the centre of the world de Zoé Thorogood, ce fut les deux en même temps.
Pour recontextualiser, j’étais un lundi pour une soirée Coin Lecture du Coin Pop, et Manu nous sert un truc du genre : Ça va peut être plomber l’ambiance mais il faut que je vous présente ce titre. J’ai vu la couverture, mon petit cœur a fait boum. Je me suis procuré Its Lonely at the centre of the World et mon cœur a fondu.
Zoe Thorogood, c’est ce qu’on appelle une étoile montante du comics en ce moment et quand je vois cette couverture, je comprends pourquoi. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire son autre titre, Dans les yeux de Billie Scott, ou de voir son travail d’illustratrice sur Rain, écrit par Joe Hill. Mais vous savez quoi? Je suis contente de commencer par son titre autobiographique.
It’s lonely at the centre of the World, c’est quoi? C’est six mois dans la vie de l’autrice alors qu’elle entame une période de dépression. D’auilleurs, dès les premières pages, faites attention car elle parle de suicide. Alors, si vous n’êtes pas bien en ce moment, rangez ce titre en attendant que ça aille mieux.
Zoé Thorogood écrit ce titre au lendemain de la sortie de Dans les yeux de Billie Scott; Elle va avec nous se poser des questions sur elle-même, sur son œuvre et sur la place d’un artiste. Et elle a 23 ans quand elle nous écrit tout cela. En ajout de cette réflexion dans son auto récit, c’est même une référence dans son dessin.
Elle va donc vous éclater le cerveau, tenter des choses dans la manière de se raconter mais aussi dans la manière de se dessiner. C’est juste une véritable expérience que de lire ce comics. Elle se déconstruit comme elle déconstruit son ouvrage. It’s lonely at the centre of earth, cela se vit, cela se ressent. C’est aussi pour cela que, quelque part, je n’ai pas trop envie de vous raconter ce qu’il y a dedans.
J’ai compris beaucoup de choses en lisant ce titre. J’ai ri, j’ai pleuré, je me suis aussi remise en question. C’est un titre remarquable et, si vous deviez découvrir un livre de cette artiste, ce serait celui là pour moi. Notez ce nom : Zoé Thorogood car elle envoie du lourd et je sens qu’elle continuera.
Vous l’avez vu il n’y a pas longtemps, j’ai été emballée par le premier tome de Joaquim Moralès, Nous étions le ciel de la mer, où j’avoue que j’ai eu les yeux humides quelques fois. Mon crédit Audible s’étant renouvelée, j’étais bien chaude pour me faire la suite, toujours avec Paul Doucet comme narrateur.
Nous sommes quelques semaines après le premier tome. Joaquim tente de prendre des congés suite à l’arrivée de son fils complètement ivre chez lui. Mais une autre affaire se présente dans une autre ville : Angel, la capitaine d’un homardier, est signalée disparue alors qu’elle avait passé le début de soirée en fêtant son anniversaire de mariage habillée de sa robe de mariée. Elle et son bateau sont retrouvés bien plus tard, la première noyée et l’autre à la dérive.
Comme dans le premier tome, on va apprendre à vivre au rythme des vagues avec des locaux toujours pleins de secrets. J’avoue que c’est vraiment mon plaisir de lire ces histoires car, sous la plume de Roxanne Bouchard, on a vraiment l’impression d’y être. Ici, en Gaspésie, tout le monde se connaît et tout le monde connaît votre vie dans les moindres détails. Aussi, dès qu’il y a un secret, tout le monde le garde, tout simplement. Or, quand Joaquim Moralès vient enquêter, toute la commune est soudée pour lui donner les informations au compte goutte.
Nous avons aussi l’état de Cyrille, notre vieux marin mourant, qui empire toujours. Et c’est vraiment le moment très poignant de cette histoire car l’issu de Cyril est connu, nous savons que ses jours sont comptés, mais Joaquim doit malheureusement s’éloigner et peut être éviter d’être là pour ses derniers jours.
De plus, il y a ce fils qui débarque, complètement paumé, qui n’a qu’une envie, c’est de reprocher à son père sa vie amoureuse. C’est assez dingue de voir la vision qu’un fils peut avoir de la vie de son père, sans vraiment la connaître. Il y a comme une barrière de génération entre eux. Et avec cette enquête, les deux hommes vont tenter comme ils peuvent d’apprendre à se connaître tout simplement en tant que personne, sans jouer de rôle. L’enjeu va donc être de voir si ces deux hommes vont s’aimer tout simplement sans être père et fils.
Enfin, il y a cette enquête qui est passionnante avec les enjeux économiques de la Gaspésie. J’avoue que j’adore découvrir le monde de la pêche et que c’est ce qui va peut être me manquer quand j’aurai terminé la saga. C’est tout un écosystème là dedans avec des enjeux que ce soient économiques, écologiques et sociétaux. On y voit des parents qui ne veulent pas de cette vie pour leurs enfants alors qu’ils ont cela dans le « sang ». On voit les compétences aussi qui changent pour devenir marin alors que la paie, elle ne bouge pas d’un iota.
Ce deuxième opus va encore plus loin dans la vie quotidienne des marins de la Gaspésie. Mais elle va aussi plus loin dans l’enquête. Ici, on se concentre un peu plus sur Joaquim Moralès et donc nous avons une vision bien plus spécifique de cette recherche du meurtrier. J’ai hâte de voir l’évolution dans le troisième tome. On se dit à très vite !
Et si on regardait un peu ce que donne Emily St John avec le voyage dans le temps ? Alors, tout d’abord, si vous êtes comme moi, n’oubliez pas de lire son précédent roman appelé l’Hôtel de verre. Certes, vous comprendrez très bien sans la Mer de la Tranquillité mais vous aurez des petites allusions bien sympathiques. Je vous raconterai quand j’aurai lu ce roman, bien entendu.
Comme avec Station Eleven, je préfère vous prévenir : on part dans tous les sens mais ne vous inquiétez pas, ce livre a été écrit par une professionnelle, vous allez retomber sur vos pattes. On commence en 1912 avec Edwin St John St Andrews, le fils du milieu d’une famille d’aristocrates anglais. Sauf qu’il a dit des propos non aristocrates lors d’un dîner alors il est exilé au Canada avec une rente. En 2020, Mirella et Vincent sont deux amies très proches mais le mari de Vincent a fait une arnaque ce qui a éloigné les deux femmes. Mirella apprend la mort de son amie par hasard et va voir le frère de celle ci pour lui poser des questions. En 2203, Olive est écrivaine et est née sur la Lune qui a été colonisée depuis. Elle fait sa dernière tournée de son dernier livre traitant de la pandémie. En 2401, Gaspery va voir sa sœur qui pense qu’ils vivent dans une simulation.
Qu’est ce qui va relier toutes ces histoires ? Il faudra bien entendu lire ce livre pour le comprendre et être complètement envoûté. La Mer de la Tranquillité parle du voyage dans le temps et c’est bien pour cela qu’on part un peu partout dans les dates. Perso, moi, quand j’imaginais le voyage dans le temps, je voyais un Tardis, une machine compliquée, de l’action, du suspense.
Ici, vous êtes avec Emily St John, vous verrez le voyage dans le temps de manière un peu différente. Vous vous régalerez à découvrir ces tranches de vie totalement différentes et surtout, vous vous demandez où cela va vous mener. Peut être juste à réfléchir, peut être juste à admirer toutes ces vies.
Le style est toujours aussi fluide, l’intrigue bien menée et la Mer de la Tranquillité vous fera passer de très belles soirées. C’est cette manière d’écrire que j’aime beaucoup et qui me fait rechercher de nouveaux styles de plus en plus souvent. J’attends avec impatience ma lecture de l’hôtel de verre pour voir à quel point je vais être dépaysée cette fois ci. on se dit à bientôt ?
Comme vous le savez, je participe au Coin Lecture du Coin Pop et il y a une recommandation de Manu qui m’avait tapée dans l’œil, c’était la bibliographie d’Emily St John. Or, avec Bookalicious et Emilie, on s’était dit qu’on allait parler de livres dont l’un d’entre eux étaient la mer de la tranquillité. J’ai donc décidé de lire très vite au moins Station Eleven pour voir en quoi toute cette œuvre était incroyable (mais on le savait déjà, non ?)
On est en période de pandémie. Un acteur de théâtre meurt sur scène et le monde s’effondre. Nous suivons une compagnie de théâtre itinérante qui va nous montrer ce qu’est devenu le monde après cette catastrophe. Si vous vous attendez à une grande épopée pour sauver la civilisation, passez votre chemin, car l’autrice pratique ce que l’on appelle le « récit panier », type de récit remis en avant par Ursula Le Guin.
Ici, nous suivrons juste la vie de groupes de personnes différentes. Parfois, ces personnes vont se croiser, parfois leur histoire vont avoir un impact sur celle des autres, et parfois pas du tout. L’élément commun est bien cet acteur de théâtre mort sur scène puisque la compagnie itinérante ne joue que du Shakespeare, une des pièces qu’il jouait ce soir là. Une des actrices était petite fille et figurante dans la pièce ce soir là. Un autre personnage avait tenté de le soigner et avait interagi avec lui et son ex femme avant. Cette ex femme a créé une bande dessinée qui a changé la vie de la fillette… Enfin, le fils de cet homme a fondé une secte.
Cela vous fera peut être dire que tout part dans tous les sens, que nous sommes dans le chaos. Comment tous ces récits peuvent ils s’imbriquer et faire une histoire qui se tient à se point ? Oh mais je vous rassure, cette tranche de vie de plusieurs personnes est magnifique. C’est un récit empli d’émotions, d’aventures, d’expérience. On analyse ainsi le comportement de tout le monde en cas de pandémie, comment on se retrouve après, ce qui a changé, ce qui n’a pas changé.
Je sais bien que pour vous, un récit qui n’a pas de but, entendez par là, le classique : situation initiale, élément déclencheur, péripéties, point culminant, action descendante et conclusion, auquel vous êtes tellement habitués maintenant en littérature pourrait vous déstabiliser. Mais si vous souhaitez tenter d’autres types de récit, commencez par cette autrice et lisez Station Eleven.
De même, pour tous ceux qui serez un peu frileux de la Science Fiction, je vous le recommande aussi. Station Eleven montre un futur sans avancée technologique, juste un futur possible. Vous verrez que la civilisation se débrouille très bien sans le superflus que nous avons ici (et je vous raconte cela d’un blog, c’est ironique non ? )
Peut être qu’avec Station Eleven, vous serez touchés, tout simplement. Peut être que cela vous amènera une réflexion sur votre vie en cours, votre manière de vivre ou tout simplement sur Shakespeare. Allez savoir!
Bon ! Il y a quelques temps, j’avais lu un cosy mystery tricot et cela m’avais bien emballé. Ma liseuse préférée m’avait donc fait une recommandation pour ce livre ci : Les petits meurtres du tricot club. Si jamais vous prenez ce livre pour vous amuser en tricot, c’est NON ! Si vous êtes une tricoteuse qui aime les cosy mystery… C’est NON ! Vous ne trouverez pas votre bonheur ici.
Sylvie Baron a trouvé le prétexte d’un hobby qui est redevenu tendance pour vendre une série qui, apparemment, est le spin off d’une autre, que sais-je ? Ne comptez pas sur moi pour faire des recherches en ce sens ni à perdre du temps à lire tout le bousin !
Je n’ai pas aimé cette lecture pour cette raison. Quand au style, il est très moyen, c’est clairement du livre alimentaire selon moi dans le sens où l’autrice maîtrise bien ce type de roman et elle en fait un livre. Les personnages ne sont pas foufous et je dois dire que je n’ai même pas envie d’en rechercher plus.
Est ce que cela vous fera passer un bon ou un mauvais moment ? Boarf ! Pourquoi parfois on regarde des films ou des séries moyennes juste pour passer le temps ? C’est bien là la question. Je ne peux pas dire que j’ai perdu ma soirée car j’aime quand même rechercher qui est le coupable et quel est le but de l’intrigue dans un cosy. Mais vraiment, à part me demander d’où vient la litière de mon chat (oui, on parle d’une carrière dont le minerais sert entre autres à faire de la litière pour chat), je ne vois pas vraiment l’intérêt.
C’est un roman régional, et si on est issu de la région, je pense que cela apporte un plus. Mais personnellement, je suis issue des Hauts de France donc je ne connais rien à cette géographie et l’enquête en elle même est passable mais sans plus.
A lire un jour de vacances, en attendant votre train, que sais je ? Mais laissez moi un peu de temps avant de vous trouver un vrai mystery tricot.
Après avoir lu Futur au Pluriel : réparer la Science-Fiction de la même autrice, je me suis rendue compte que je lisais beaucoup de Ketty Steward mais sur les réseaux et pas en livre. C’est bête non ? Et le pire du pire, c’est que j’ai bien Confessions d’une séancière, que j’ai lu maintenant et l’Evangile selon Myriam que je lirai le mois prochain.
En bref, j’avais une soirée de libre, sûrement une soirée foot de mon compagnon, Et j’avais juste envie de me poser dans le fauteuil, avec mon crochet, dans ma bulle avec Ketty Steward. C’était une soirée où j’avais besoin de mettre mon cerveau en pose, soyons honnête. Donc pas envie de me prendre la tête sur des concepts un peu bizarres.
Et je suis absolument ravie d’avoir choisi Confessions d’une séancière pour ce genre de soirée. Ce recueil est idéal pour ce genre de soirée. Allez, suivez moi pour un petit tour des nouvelles.
Dans la Remplaçante, une femme est décédée mais son corps astral ou son âme est toujours présente. Elle s’amuse à voir les réactions de ses voisin.es qui découvrent son corps. Une fois son enterrement terminé, elle découvre ce qu’elle va faire après. C’est drôle et en même temps, cela provoque un petit détachement vis à vis de la mort.
Dans Pié pou tet, c’est comme un conte macabre très drôle. Un trio de jeunes filles peinent à trouve un stage mais y arrivent en en demandant un chez une entreprise de pompes funèbres. Le directeur leur propose de tester un cercueil mais l’une d’elle s’y installe dans le mauvais sens. Il va lui arriver des bricoles.
On continue dans le conte avec Pessynette. Elle vit avec sa grand mère et se demande pourquoi elle dort sans faire de rêves. Elle enquête et cela montre que le savoir, parfois, apporte bien des désagréments. J’ai beaucoup aimé ce récit et il aurait été idéal à raconter le soir à mes enfants. Cela dit, maintenant, ils sont ado… Vous pensez qu’un conte qui dit qu’il faut laisser un certain jardin secret à ses parents et grands parents pourrait leur être utile ?
Dans l’Homme bâton, on parle d’agressions sexuelles et de vengeances de la communauté féminine. Le sujet est lourd mais ce récit montre la sororité dans toute sa puissance.
Dans le mariage d’Anicet, on voit un couple qui va se marier mais qui veut totalement rompre avec les traditions. Ils ne veulent pas écouter leurs familles et en paient le prix (gentiment).
Dans Mardi Gras, on voit l’histoire de Thierry, une femme trans qui vit sa meilleure vie pendant le Mardi Gras où il peut enfin être une femme, même pour une nuit. Sauf qu’il y a des risques à mener une vie intense et cachée. Ce récit montre les réalités de beaucoup de femmes trans. Il est triste mais nécessaire à la lecture.
Dans le mari de Jeanne, on voit un mariage arrangé. Mais Jeanne le vit bien sauf qu’elle ne connaît pas vraiment son mari et surtout, elle se demande ce qu’il peut bien faire quand il sort la nuit. Elle pense bien entendu à des infidélités mais elle se trompe.
Dans Kolé Séré, on voit l’histoire d’un homme qui tombe fou amoureux d’une inconnue avec qui il danse. Il la raccompagne chez elle mais il ne peut la retrouver ensuite. Elle était magnifique cette histoire !
Quant aux Peigne, c’est un peu un mix entre Cendrillon et certaines légendes grecques. Une jeune fille se retrouve orpheline et elle est élevée par sa tante. Or, au moment où elle est menstruée, elle doit respecter un certain rituel à chaque menstruation. Elle ne le respecte pas une fois et elle se retrouve dans le pétrin.
Paninion est le récit d’une personne qui a perdu son nom car il est tombé amoureux d’une entité surnaturelle. C’est toujours une jolie histoire à lire et à relire de temps en temps
Dans la maison d’occasion, un couple décide de ne pas construire une maison et d’en prendre une qui a déjà été habitée, contre l’avis de leurs parents respectifs.
Dans Ti Sapoti, une femme explique pourquoi elle ne veut pas d’enfant suite à une mésaventure un soir. Elle montre un trauma avec une histoire fantastique.
Dans la Po Zombi, on voit une affaire de harcèlement scolaire mais dans le sens inverse, avec bien entendu un soupçon de fantastique.
Dans Sainte marie de la mer, on y voit une jeune femme qui décide de se marier avec Papa Dio. C’est une légende qui explique pourquoi l’eau de la mer est salée.
Dans l’oeil du cyclone, on raconte ce qu’il se passe quand une tempête arrive. Maryse se prépare au cyclone et elle vit avec Elena. Elles sont en couple mais se cachent en disant qu’elles vivent en colocation pour soit disant élever leurs enfants ensemble. Cela montre comment un couple homosexuel ne vit jamais tranquille même dans le coeur de leur maison.
Dans gros coq fait ce qu’il veut, on raconte l’histoire de Gisèle qui est une fameuse cuisinière. Or, il lui arrive une mésaventure avec deux coqs qu’on lui demande de tuer pour le cuisiner. Elle pense que l’un deux parle. Cela parle des rapports entre les humains et les animaux.
Dans mal de mer, on continue l’aventure de Sainte Marie de la mer et j’ai beaucoup aimé voir cette suite.
Dans le Déparlage de Man Polmi, on suit une infirmière qui soigne une vieille dame. Elle est tellement vieille que tout le monde spécule sur sa vie et son âge.
Prenez ce recueil comme il est : une recueil d’écriture libre que vous pourrez soit lire tout d’un coup, soit le picorer un texte de temps en temps. Je sais d’avance que je le relirai un de ces soirs, pour retrouver ces textes tels de vieux amis.
J’aime lire de la Science-Fiction mais aussi de la Fantasy. Et quand vous avez grandi comme moi dans les années 90, quand on parlait de fantasy, on parlait Seigneur des anneaux. Moi, je me souviens d’un jour où je suis allée au Furet du Nord, et j’ai vu ce roman publié chez Bragelonne avec une grosse hache qui tâche dessus et c’était marqué : Légende ! C’était de David Gemmel et même si maintenant je tente autant que faire ce peu de montrer dans mes chroniques qu’il existe d’autres types de lectures de l’imaginaire, des fois, j’aime revenir un peu sur de la grosse fantasy dite à la papa, pas subtile pour un sou où il y aura des grosses armures, des grosses épées et des dragons.
Oui, mon péché mignon de temps en temps, c’est de lire de l’Epic Fantasy mais là dans ce cas précisément, je participe à un club de lecture dont le thème du mois prochain est justement celui ci : L’Epic Fantasy, c’est un sous genre de la Fantasy et on peut la définir grosso merdo par : des histoires d’hommes forts qui massacrent à tour de bras des monstres et des sorciers maléfiques pour sauver des demoiselles en détresse. Rassurez vous, je vous donne mon point de vue de suite : l’Epic Fantasy, cela sert à deux choses :
1 : Un hachetague bien placé dans un publication Instagram ou Twitter alias X pour attirer des nerds de lecture
2 : Relancer le débat dans un cercle de connaissances qui vont commencer à parler du Seigneur des Anneaux comme LA référence absolue de tout type de fantasy.
Faites moi confiance, demandez la définition, et demandez en quoi la description de la Comté, cela correspond à de l’Epic Fantasy et si cela ne prend pas, demandez si la Communauté de l’Anneau, c’est pas juste un casse inversé. Après, demandez des conseils de lecture et prenez un seau de pop corn. Ca marche à tous les coups !
Revenons à Mage de Bataille : parce que quand tu défends un bouquin d’Epic Fantasy en te demandant si cela en est un ET que tu te dis qu’une énième relecture de Légende et par juste pour le plaisir c’est …. Je me suis dit : hey, à sa sortie, j’ai lu Mage de Bataille et vraiment, je pense que cela en est ! Et je vais même aller plus loin : si vous n’avez pas envie de vous farcir une grosse saga de Fantasy pour savoir si c’est de l’épique ou pas, voici une duologie qui va vous donner les clés de ce qu’on appelle de la Fantasy à la papa. Et même que parfois, s’il y a tellement de choses à lire plus intéressantes en Fantasy, on ne va pas se le cacher, et bien c’est parfois aussi ok de se lire un bon classico classique issu d’Albin Michel.
Bon ! Mage de bataille, qu’est ce que cela raconte ? C’est l’histoire de Falco Danté qui est un ado un peu chétif et qui a une famille un peu problématique. Ça, ça veut dire qu’il a un père qui était mage de bataille et qui s’est retourné contre son pays en ayant invoqué un dragon noir. On ne comprend pas bien en quoi c’est la mouise mais sachez que le petit Falco, il a des problèmes d’asthme assez sévère parce que des villageois ont cramé sa maison, qu’il a décidé de devenir serviteur plutôt que noble et qu’il a un ami, un seul, le fils du forgeron.
Mais, pour l’aider, ce seul ami qu’il a, il se remet en avant devant un recrutement de guerre et, avec son statut de noble ressorti de sa manchette, il lui permet de suivre la formation des officiers. Parce qu’en ce moment, c’est la guerre et les méchants nobles, et bien ils préfèrent garder les officiers dans la noblesse plutôt que de promouvoir des gens grâce à leur compétence, quel monde cruel ! Or, en se mettant en avant comme ça, il se retrouve avec un diagnostic médical un peu changé, et une formation de mage de bataille.
L’enjeu de ce roman c’est bien entendu : Est ce que Falco va être un traitre comme son père. Va t il réussir sa formation? Va t il se faire des amis en changeant de lycée ? Quel va être le déroulement de la guerre et enfin, c’est quoi ce truc avec des dragons noirs qui deviennent fous !
Pourquoi je vous dis que c’est de l’Epic fantasy bieeeeeeeeen traditradi ? J’ai quand même vachement l’impression qu’on est dans les schémas habituels, comprenez un orphelin qui n’a rien pour lui, des enjeux mondiaux de sauvegarde de l’espèce humaine, un mentor avec une grosse barbe qui se sacrifie pour lui dans une bataille et bien entendu, des complots menés par des méchants très méchants qu’on ne voit absolument pas venir ! Ouh lala !
Cela dit, cette duologie est quand même un peu progressiste dans le genre, attention ! En effet, il passe le test de Beschdel et celle là, je ne l’avais pas vu venir ! Il y a en effet deux femmes nommées entièrement, qui parlent ensemble et d’autres choses que des mecs puisqu’on parle de la guerre. Je ne vous en dis pas plus pour que vous cherchiez un peu mais la première partie du tome 1 va vous étonner !
Est ce que c’est bien écrit ? Oui, on reste dans les archétypes de la fantasy mais sans non plus aller trop loin dans le cliché : en gros, il n’y a aucun elfe dedans. On cherche vraiment pas qui est le doudou vilain de l’histoire, mais comment nos héros vont le découvrir. Evidemment, Falco va souffrir en formation mais il va se découvrir un don incroyable pour invoquer des dragons, voire même que grâce à son papa, c’est comme si il les comprend tellement mieux que les autres.
Lui et ses amis vont tout de même avoir des petites difficultés pas non plus insurmontables mais pour nous donner du suspense et on va tout de même réussir à déjouer du complot, avoir des histoires d’amour et d’amitié, et enfin, des batailles de magie et de dragon parce que je vous signale que j’étais un peu là pour cela !
Parlons un peu du monde en lui même, l’auteur a apparemment touché un peu sa bille dans le jeu de rôle et cela se voit. On s’imagine très bien la carte parce qu’il décrit bien que ce soit les villes, les villages ou les paysages. On est dans un monde plutôt médiéval avec des armures, une reine et des magiciens. L’armée qui est devant eux, c’est l’armée des Possédés : en gros, des méchants ont tout fait pour que capturer l’âme de certaines personnes et ces espèces de zombies vont attaquer tout le monde, sous la houlette de démons. Mais qui donc veut posséder des gens pour anéantir le monde ? On sait que thaumaturges (une confrérie de mage) font pas mal de complots pour renverser les mages de bataille. Et il y a un truc vraiment bizarre, c’est qu’il détiennent peut être des informations mais ne les dévoilent pas. Autre information importante, les dragons ne tournent pas maléfiques depuis toujours. C’est bien depuis qu’il y a eu cette guerre !
Et si je vous ai parlé tout à l’heure de l’auteur : Peter A Flannery qui a l’air de toucher sa bille en jeux de rôles mais pourquoi pas aussi en jeux vidéos, c’est qu’on retrouve vraiment l’ambiance d’un Elder Scroll dans ce roman. Et je dois dire que cela aide quand même un petit peu pour s’imaginer tout l’univers qui a l’air tout de même assez riche. On ne peut pas s’empêcher de s’imaginer les batailles en fonction d’un système de points de compétences et d’action, parsemées de séance d’entrainement et d’équipements toujours de plus en plus incroyables, parce qu’on habille des héros, bordel !
Alors, plutôt que de vous farcir les sagas de Raymond E. Feist, que j’ai aimé en étant ado, on ne va pas se le cacher, ou l’Epée de vérité qui est franchement à déconseiller pour ma part, une petite duologie comme ça pouf pour savoir à quoi cela ressemble de l’Epic Fantasy traditionnelle, c’est pas mal du tout.
De passage à la Librairie des 4 chemins et ayant très envie d’acheter des livres, j’ai pris au passage ce petit poche : Les rêves qui nous restent parce que la couverture semblait sympa et le livre tout petit (205 pages, ça fait une soirée). Et puis ce n’était ni de la littérature française, ni de la littérature anglophone. C’était beaucoup trop tentant !
En effet, Boris Quercia Martinic est né le 31 Août 1967 à Santiago au Chilo. C’est un homme à multiples casquettes puisqu’il est acteur, réalisateur, scénariste, producteur et romancier. Il a même remporté le Grand Prix de la Littérature Policière en 2016 pour son roman Tant de chiens.
Une chose est sûre, quand on voit son travail et les prix qu’il a reçu que ce soit en tant que scénariste ou romancier, on peut dire que le monsieur sait écrire. Et petit côté non négligeable, il aime les romans courts. Ça ! Ça veut dire que le monsieur va droit au but, qu’il ne va pas tourner autours du pot et que vous saurez de suite si vous allez aimer ou pas. Et au risque de vous surprendre, et bien j’ai eu la chance d’avoir une lecture incroyable.
Qu’est ce que cela raconte ? Natalio est flic. Et flic de classe 5. On comprend pas beaucoup ce que cela veut dire à part que ce n’est pas une classe bien vue. On est dans la City, pareil, on ne sait pas bien où, et Natalio, lui, élimine les dissidents. Cela veut dire qu’on est pas dans une société où il fait bon vivre quand on commence à tuer des gens juste parce qu’ils ne sont pas d’accord. On sait aussi que chaque personne est assisté d’un électroquant, c’est à dire un androïde qui le suit comme son ombre. Or, Natalio est fauché donc il en a pris un au rabais et .. Disons qu’il ne réagit pas vraiment comme les autres.
On pourrait croire qu’on suit une enquête banale et qu’en fait, ce livre n’est qu’un thriller sur un fond de Science Fiction. Mais c’est bien le contraire. On y voit plusieurs réalités économiques au travers de ce roman. Tout d’abord, vous avez deux parties dans ce monde : la City et l’extérieur qui s’apparente à un bidonville et une zone de non droit. Cette partie extérieure est régie par l’économie parallèle. Toute technologie est ainsi piratée comme le nouveau pistolet de Natalio par exemple mais aussi les batteries et les androïdes.
Ensuite, on a le système médical. Tout est à base de modification ADN et tout est automatisé. Or, il y a eu une erreur ou un piratage de la centrale qui effectuait toutes les ordonnances automatisée de la City. Le résultat a été de transformer toute une partie de la population en fou sanguinaire. Enfin, le système économique. On a par exemple une entreprise qui vend des rêves. En fait, c’est gratuit, comme beaucoup de services sauf qu’en échange, on donne une partie de son ADN.
Au travers de l’enquête de Natalio, on voit tout ce qui ne va pas dans cette City et on ne s’étonne pas de cette espèce de révolution qui se prépare. Et nous assistons à tout cela au travers des journées de Natalio. Et c’est cela que j’aime dans ce roman. Découvrir une grande Histoire qui est une vraie critique de notre société actuelle au travers d’une petite qui en fait, ne peut agir sur l’intrigue générale. On apprend à connaître Natalio et à aimer son électroquant qui est totalement foiré. Car on a aussi les pensées de celui ci. On voit son évolution jusqu’à la prise de conscience de son individualité.
Je ne peux pas vous dire si ce récit est rempli d’espoir ou l’inverse. C’est juste un état des lieux qui pointe ce qui ne va pas. Est ce que cette aventure nous apportera une solution ? Je ne pense pas. Mais cela montre bien une possibilité. Pas la meilleure, pas la plus réjouissante peut être, mais cela montre une voie, tout simplement. Vous avez là 200 pages complètement intense que vous risquez de dévorer en une seule soirée. Tentez le coup !
Vous connaissiez Wayward Pines ? Parce que je vous avoue que non. Sauf que en manque de lecture (non), je trainais à la Librairie des 4 chemins pour une sélection à l’aveugle. Comprenez que je leur fais tellement confiance que je prends trois ou quatre livres, parfois des poches, parfois non, et hop hop hop, je les prends sans même regarder le résumé, l’auteur, la saga, que dalle !
C’est après que je me rends compte qu’en fait, je suis passé à côté d’un truc. Parce que le sachiez vous ? Wayward Pines a déjà été adapté en série, que c’est dispo sur Canal VOD et qu’il y a même deux saisons déjà de disponible. Autant vous dire que cela a déjà plu à pas mal de monde ! Quant à son auteur , Blake Crouch, pareil : inconnu au bataillon pour moi. Cela dit, cela va vous donner un peu l’occasion de vous culturiser avec moi. C’est un auteur américain qui est né le 15 Octobre 1978. C’est le genre de personne qui énerve puisque dès qu’il écrit des romans comme Desert Place en 2004 et Locked Door en 2005, il rencontre du succès. Son domaine d’écriture, c’est en gros, le thriller, le fantastique et la Science Fiction. Vous aurez donc de grandes chances de le retrouver ici, sur ce blog car, autant briser de suite le suspense, j’ai adoré ce roman.
Comment je vais pouvoir décrire ce premier tome ? On suite Ethan Burke, un agent des Services Secrets des Etats Unis. Il se réveille à Wayward Pines en ayant perdu la mémoire mais aussi ses papiers d’identité. On se rend compte très vite qu’il était venu ici pour enquêter sur la disparition de deux agents mais il y a quelque chose qui cloche.
Et c’est bien sur cela qu’on va s’arrêter question résumé car je veux vous maintenir dans le suspense quant à l’histoire. L’ambiance est vraiment malaisante dans Wayward Pines. C’est pourtant une ville qui ressemble à une carte postale américaine et, à première vue, j’irai bien me prendre une petite maison là bas. Sauf que… Quand on suit Ethan, c’est un petit peu comme si on visite une ville en rêve. Il y a des trucs qui clochent, dans les détails. Comme les enfants qui arrêtent toute activité sur votre passage. Comme l’hôpital où vous avez l’impression d’être le seul patient. Comme une serveuse avec qui vous parlez la veille mais qui semble inconnue au bataillon le lendemain dans le même établissement.
Dans le même temps, on suit Theresa, la femme de Ethan en plein deuil. Et là, on a un peu la pupuce à l’oreille. Est ce qu’Ethan est décédé ou juste disparu ? Qu’est ce qui lui est arrivé en fait ? Autant vous dire que ces petits interludes vous font lire les chapitres suivants de manière un peu frénétique. La construction du récit est vraiment bien faite, de quoi vous maintenir dans un état de tention permanente, que ce soit pour le héros ou pour sa femme. Une seule obsession nait en vous : résoudre ce mystère !
L’auteur s’y prend génialement bien. De petit malaise, on se rend compte qu’il y a bien quelque chose qui cloche, genre à fond ! Et c’est à ce moment là que tout accélère, jusqu’à ce que l’on soit déterminé à découvrir la vérité. Et oui, on la connaît à la fin, je vous rassure mais elle vous soufflera bien ! Il n’y a pas à dire, Révélation est un tome qui est un gros coup de coeur et il me tarde de prendre les autres tomes avant de visionner la série.
A mon grand regret, je ne peux pas vous en dire plus. C’est le genre de roman qui se lit, qui se vit pour savoir si vous allez aimer ou pas. Pour vous donner un ordre d’idée, si vous avez aimé Silo, Twin Peaks, Dôme, ou même Sixième Sens (vous avez vu, je vous ai mélangé des références de séries, de films et de livres), vous aimerai Wayward Pines. C’est un page turner et je peux vous dire que s’endormir à 4 heures du matin alors qu’on bosse le lendemain, quand on a dépassé la quarantaine, et bien cela pique un peu. Mais je ne regrette rien !
Vous le savez peut-être, mais j’aime beaucoup l’Histoire. Mais pas l’Histoire telle qu’on l’apprend à l’école. En fait, il y avait des livres d’Histoire chez ma marraine et des encyclopédies chez mon grand-père et chez moi. C’est comme cela que j’ai aimé apprendre l’Histoire : en farfouillant par moi-même. Aussi, lorsque je me rends dans ma librairie préférée et que je vois un livre d’Histoire mais avec un thème et non une période, je le prends de suite, par réflexe. C’est comme cela que j’ai pris Au lit au Moyen âge.
Ce livre a été écrit par Chiara Frugoni, une autrice italienne inconnue de mon bataillon. Elle est née le 4 Février 1940 à Pise et est décédée le 9 Avril 2022. Et j’avoue que lorsque j’ai vu sa biographie, j’aurai aimé la connaître plus tôt pour deux raisons : tout d’abord, son domaine d’expertise c’est le Moyen Age et Saint François d’Assise. Autant le deuxième ne m’intéresse pas plus que cela (mais pourquoi pas) mais le Moyen Age, cela me titille grandement. L’autre raison, c’est que tous ses livres sont basés sur les images et les textes de l’époque.
Et je l’ai repéré de suite en ouvrant le livre : Il est littéralement couvert d’illustrations et toute son étude est référée par la littérature de l’époque. Cela donne un style très direct, limite catalogue (mais limite, ce n’est pas du tout handicapant à la lecture) et surtout, elle n’enrobe rien. On part direct sur le sujet, par thème et en s’appuyant sur du visuel. Aussi, on va partir comme elle, non pas avec les illustrations mais en vous racontant un peu son plan.
Ce livre est composé de divers chapitres :
Une seule saison, l’hiver
Lits pour les riches, lits pour les pauvres
Un bon lit italien
Propositions indécentes
La chambre à coucher, une pièce aux tâches multiples
Des lits pour le moins bondés
Des lits à hospitalité variable
L’Eglise entre les draps
Festival des sens.
Comme vous le voyez, on part un peu dans tous les sens, en apparence, car on va coller aux visuels qu’elle a pu trouver. Et avec tout cela, on apprend des tonnes de choses. Par exemple, je sais maintenant un peu plus de choses sur l’isolation des maisons, par exemple. Comment sont faits les lits ? Quels lits pour quelle position sociale. A quoi servait la chambre à coucher et qui peut y entrer ? Parce que autant la chambre à coucher est privée chez nous mais elle était plutôt collégiale à l’époque. Que fait-on dans la chambre à coucher ? Je vous vois venir mais oui, on va aussi parler de sexualité et d’Église puisque, rappelons-le, les gens étaient très croyants et l’Église régissait une grande partie de leur quotidien. Où on achetait les lits ? Qu’est ce qu’on mettait dessus ?
C’est cela que j’aime bien dans ce livre ! Ce n’est pas parce qu’on a l’impression de partir dans tous les sens que cela en est dépourvu : bien au contraire ! On entre vraiment dans le quotidien des gens du Moyen Age et surtout, on comprend un petit peu mieux comment ils fonctionnaient. Et d’après ce que je vois de la bibliographie de cette autrice, je risque de compléter ma collection. Regardez un peu ma petite sélection :
Le Moyen Age sur le bout du nez : lunettes, boutons et autres inventions du Moyen Age
Une journée au Moyen Age
Le Moyen Age par ses images
Vivre en famille au Moyen Age
Vivre avec les animaux au Moyen Age
Vous voyez ? Il y a de quoi apprendre le quotidien au Moyen Age. De quoi comprendre ces personnes sur tous ces siècles et mieux les imaginer ! Vous risquerez donc bien entendu de voir un autre livre de cette autrice dans les carnets de lecture.